Chronologie

Histoire de Léonard de Vinci

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folio 053R du Codex Trivulziano

1472
J’observe mot qu’il faut reconnaître, parfois par morceaux ou par fragments de racine d'un mot. Je cache graduellement ce qui doit l’être, avec bienveillance, et je coupe avec finesse ce qui nuit à l’ensemble. La langue académique doit rester incontestable ; j’en déduis l’organisation de ce qui doit être brisé. Les hésitations révèlent l’énigme, tandis que les conjectures donnent progressivement raison. Je consigne mes critiques dans une bibliothèque où je peux les rechercher, avec les travaux secrets défendus par la loi. Je corrige à diverses reprises pour redresser ce qui bloque, en changeant alternativement le texte jusqu’à ce qu’il prenne consistance et que la solution retenue soit acceptable.
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folio 038R du Codex Trivulziano

1472
Le maître avec soin une combinaison proportionnée pour l’interpréter par les songes. Il le dis en peu de mots balbutiés et réussis, en homme savant, en se mettant au supplice, à façonner le mot en question dans le but d’enseigner. De manière approximative, Il estime l’abrégé et fais grand cas du ridicule. Le maître d’enseignement s’applique fortement à composer et à façonner les mots afin d’enseigner comment chercher à reconnaître.
Codex Trivulziano de Léonard de Vinci – folio 038R
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folio 030R du Codex Trivulziano

1472
Je cherche d’abord à tout dire en formant un seul mot. Je m’appuie sur trois lettres de l’expression qui m’encourage, puis je recherche et déduis rapidement ce qui va bien. Peu à peu, à partir de ces déductions et par essais successifs, je reconnais comme vrai ce qui est raisonnable. Lorsque la compréhension demeure difficile, incomplète ou impossible, je retranche alors et je change.
Codex Trivulziano de Léonard de Vinci – folio 030R
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folio 006R des Dessins anatomiques de Windsor

1472
J’ai pris pour exemple cette ligne en renflement étiré : je l’ai divisée et j’en ai détaché le long morceau de A à N. Lors du prélèvement, la difficulté vient du sang qui enduit tout de rouge ; je dois donc l’absorber pour poursuivre mes observations. Je continue ensuite à diviser le muscle le plus proche, de R à T. Par cet apprentissage, je montre comment rechercher, par fractionnement, la forme musculeuse M.O.
Dessins anatomiques de Windsor de Léonard de Vinci – folio 006R
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folio 008V des Dessins anatomiques de Windsor

1472
Je considère que les médecins légitimes doivent déterminer les figures selon de justes proportions et avec une bonne qualité, afin d’adapter correctement leurs observations. L’examen de la figuration est indispensable pour la rapporter au corps et faciliter le discours. Un dessin bien exécuté permet de garder à l’esprit cette figuration de manière remarquable. Cette indication précise rend possible la transmission, avec sagesse et sécurité, des raisonnements sur la connaissance d’une chose. Je trouve plaisant d’avoir été sollicité et nommé à cet Ordre des Médecins, dont l’inscription produit l’effet manifeste d’une distinction économique.
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folio 002R du Codex Forster II

1472
Léonard prend l’engagement auprès d’un directeur la charge d’administrer un projet destiné à développer les affaires et à accroître les richesses. Le transport des marchandises repose sur l’utilisation de grands vaisseaux et de petites embarcations, capables de déplacer facilement les produits. Cette activité doit toutefois être organisée avec méthode : il faut calculer les capacités de transport, prévoir les dépenses et chercher à réaliser des économies sans fragiliser l’ensemble du projet. Une réduction excessive des coûts risquerait en effet de compromettre son efficacité. Le travail de la laine et les services qui lui sont associés constituent une activité importante, susceptible d’augmenter progressivement son influence et sa rentabilité. La réussite du projet permettrait d’obtenir reconnaissance, mérite et gloire grâce aux résultats accomplis. Enfin, les manifestations sonores, symbolisées par les cornes, semblent devoir accompagner l’entreprise afin de la célébrer, de l’annoncer publiquement ou de marquer son prestige.
Codex Forster II de Léonard de Vinci – folio 002R
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folio 003R du Codex Forster II

1472
Je décris une construction géométrique élémentaire, réalisée avec de petites poutres soigneusement assemblées. La solidité du bois et la précision de l’assemblage sont indispensables pour assurer la conformité, l’utilité et l’efficacité de la forme obtenue. Cet ouvrage n’a pas seulement une fonction matérielle : sa géométrie doit aussi transmettre un enseignement, conserver la mémoire d’un événement ou d’une idée, et rendre perceptible un message sans recourir directement à la parole. Par sa forme, il peut avertir, exhorter et rappeler les risques réels auxquels il faut faire face. Il devient ainsi un moyen de prévention, capable de signaler un danger et de limiter les dommages susceptibles de se produire localement. J’insiste donc sur la rigueur de la conception, la robustesse des matériaux et l’association d’une fonction constructive, d’une mémoire durable et d’un message d’avertissement.
Codex Forster II de Léonard de Vinci – folio 003R
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folio 003V du Codex Forster II

1472
Je confectionne manuellement un vêtement de laine à l’aide d’aiguilles, de pelotes et d’un mannequin qui me sert de support. L’ouvrage se compose de nombreuses pièces que j’assemble, ajuste et modèle avec patience. Je veille particulièrement aux manches, à la gorge et aux ouvertures, afin de maintenir l’équilibre entre souplesse, rigidité et solidité. J’avance par enroulements, ligatures, polissage, raclage et corrections répétées. Mes mains suppriment les défauts, assouplissent l’étoffe et préservent les proportions prévues. Je mesure continuellement, car chaque étape doit être vérifiée sur la forme du mannequin. L’exécution devient de plus en plus difficile : j’évalue les fragilités et recommence lorsque le résultat est insuffisant. La qualité dépend enfin de mon habileté technique et du respect des règles professionnelles, morales et juridiques, car toute faute peut entraîner une plainte et un grave discrédit durable.
Codex Forster II de Léonard de Vinci – folio 003VCodex Forster II de Léonard de Vinci – folio 003VCodex Forster II de Léonard de Vinci – folio 003V
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folio 004R du Codex Forster II

1472
Je conçois un manteau formé de plusieurs morceaux d’étoffe assemblés autour d’un support. Je divise d’abord la matière et prévois les ouvertures pour les bras, en recherchant l’équilibre entre fonctionnalité, harmonie et solidité. Je façonne ensuite le vêtement par des découpes, des entrelacements, des nœuds, des ligatures et des ajustements successifs. Les quatre morceaux doivent être disposés avec précision, reliés par des lanières, puis corrigés afin d’éliminer toute irrégularité. La partie centrale sert de point d’appui pour organiser les pans et permettre au manteau d’entourer correctement le corps. Je mesure, j’anticipe les longueurs, contrôle les jonctions et accepte les erreurs pour mieux les corriger. Je recommande aussi la critique de personnes expérimentées. La qualité dépend enfin de l’exactitude, de la confiance, de l’élégance de l’exécution et d’une présentation capable de susciter l’admiration et de favoriser la commercialisation auprès d’une clientèle exigeante.
Codex Forster II de Léonard de Vinci – folio 004R
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folio 004V du Codex Forster II

1472
Je confectionne méthodiquement un vêtement composé de deux morceaux d’étoffe. Je travaille avec calme, réflexion et précision : je plie, égalise et ajuste les pièces, puis je les saisis ensemble afin d’en assurer l’équilibre. Je les découpe ensuite et les relie par une lanière disposée en croix, avant de renforcer les bordures à l’aiguille. Ainsi se forment notamment les ouvertures destinées aux membres. Je veille à la justesse des proportions, à la solidité des assemblages et à la bonne mise en place du vêtement sur le corps. L’encolure féminine doit être légèrement relâchée pour donner une belle forme à la robe. Certaines parties sont façonnées à partir d’un carré courbé, rigidifié et adapté en demi-lune. Enfin, je cintre, équilibre et attache solidement les jointures afin d’obtenir un ouvrage harmonieux, vendable et digne d’éloges.
Codex Forster II de Léonard de Vinci – folio 004VCodex Forster II de Léonard de Vinci – folio 004VCodex Forster II de Léonard de Vinci – folio 004VCodex Forster II de Léonard de Vinci – folio 004VCodex Forster II de Léonard de Vinci – folio 004V
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folio 005R du Codex Forster II

1472
Je conçois un vêtement féminin ajusté au buste à partir de pièces carrées que je courbe, diminue et régularise progressivement. L’étoffe teinte doit envelopper le corps avec précision, afin d’éviter nudité, gêne ou offense. Ce travail exige soin, délicatesse et respect de la personne mesurée. Je fais coudre les robes à l’aiguille, puis je les enrichis d’ornements coûteux : ceinturons brodés, cordons décoratifs, lanières de cuir ou fourrure, à l’image des vêtements seigneuriaux. Je reconnais toutefois les risques d’embarras liés au contact physique pendant les essayages. Pour les limiter, je recommande de refuser les assistants inexpérimentés et d’employer un dispositif de mesure. Le vêtement peut alors être présenté sur une structure de bois, rembourrée et proportionnée, qui reproduit la forme du corps. Cette méthode permet d’observer, de discuter, de formuler des objections et de valider le modèle avant sa réalisation définitive par la cliente et l’artisan.
Codex Forster II de Léonard de Vinci – folio 005RCodex Forster II de Léonard de Vinci – folio 005R
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folio 005V du Codex Forster II

1472
J’imagine une ceinture destinée à serrer et embellir le vêtement féminin, tout en facilitant l’ouverture des robes et des manteaux. Je la composerai de courroies, d’étoffes teintes et de garnitures métalliques, divisée en segments reliés par des lanières afin de demeurer souple, solide et aisément enroulable. Son extrémité se croisera avant de retomber avec élégance sur le devant. Je souhaite ainsi permettre d’attacher ou d’enlever rapidement les vêtements, sans renoncer au raffinement. Je veux séduire une clientèle féminine aisée, sensible à la nouveauté, au confort et à l’élégance, en concevant des vêtements sur mesure pour les femmes de mon entourage, mais aussi pour les gouvernants et les dignitaires. Le succès dépendra du façonnage, de l’adaptation au corps, de la légèreté du vêtement et de son pouvoir de rendre chaque cliente rayonnante dans les riches milieux de cour.
Codex Forster II de Léonard de Vinci – folio 005V
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folio 006R du Codex Forster II

1472
Je montre comment corriger les défauts d’un vêtement. Lorsque les ligatures ou les coutures sont irrégulières, je démonte certaines parties, reprends l’assemblage et égalise soigneusement les finitions. J’apprends par l’observation, la critique répétée des erreurs et l’adaptation précise des proportions des étoffes. La rigueur et la patience donnent un ouvrage harmonieux et de qualité. Pour satisfaire le client et justifier le paiement demandé, je le valorise par des ornements brillants et élégants : les incrustations et la ceinture renforcent son éclat, son prestige et son attrait. Je veille toutefois à sa solidité en consolidant les coutures, notamment par des liens croisés. Une exécution durable, esthétique et bien ajustée permet enfin de gagner la confiance, la reconnaissance et la fidélité de la clientèle.
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folio 007V du Codex Forster II

1472
J’ai conçu un dispositif pour manipuler une barre de bois en hauteur sans blesser la main. Si l’on tient directement la barre, les doigts peuvent être fortement pincés entre M et N. Pour éviter cet accident, je propose une tenaille repérée par A et B, capable de saisir et de soutenir solidement la pièce de bois. Ce mécanisme permet d’abaisser, de maintenir ou de soulever la barre avec sécurité et efficacité. Le point B offre la position la plus commode pour conserver la barre en élévation, tandis que l’ensemble A-B-O permet de l’enjamber sans exposer l’utilisateur à des dommages corporels. Lors de l’action entre A et N, la base de la barre doit toutefois être fermement maintenue afin d’éviter tout glissement, toute chute ou tout accident grave.
Codex Forster II de Léonard de Vinci – folio 007V
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folio 008R du Codex Forster II

1472
J’ai conçu une ceinture qui embellit le vêtement tout en simplifiant son attache. Elle remplace les multiples lanières et les nœuds grossiers, permettant de lier et de délier rapidement l’habit sans risque de déchirure ni de détérioration. Sa spontanéité, sa souplesse et son élégance en font un perfectionnement majeur. La broderie colorée distingue le vêtement, attire l’admiration et favorise sa réussite commerciale. À prix égal avec les autres modèles, ce système offre une solution plus pratique, plus économique et plus raffinée. Je recommande de conserver les ornements, les belles couleurs et le travail précis, plutôt que de les remplacer par une simple bande de cuir. Le succès dépend de l’équilibre entre fonctionnalité, rapidité d’utilisation, qualité esthétique et noblesse de la finition.
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folio 009V du Codex Forster II

1472
Je conçois le costume à partir de l’observation du corps humain, de ses proportions et de ses mouvements. Comme en architecture, j’établis des mesures précises et j’organise chaque partie du vêtement selon une géométrie cohérente. Ainsi, le costume épouse naturellement la forme de l’homme et accompagne ses gestes sans rompre l’équilibre de l’ensemble. Je m’appuie sur les principes de Vitruve, qui représente le corps humain inscrit dans un cercle et en analyse le développement selon des règles mathématiques. L’étude du mouvement, des dimensions et des rapports entre les membres devient le fondement du patronage. En réunissant observation, calcul et représentation géométrique, je peux concevoir un costume harmonieux, fonctionnel et fidèle à la nature humaine, conformément aux préceptes transmis par Vitruve dans son traité.
Codex Forster II de Léonard de Vinci – folio 009V
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folio 010R du Codex Forster II

1472
La pelote de laine provient d’un procédé de façonnage autour de la taille. Sa réussite repose sur l’obtention d’une forme durablement reconnaissable.
Codex Forster II de Léonard de Vinci – folio 010R
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folio 010V du Codex Forster II

1472
La cloche est un système musical capable de signaler distinctement et de transmettre les appels de manière remarquable.
Codex Forster II de Léonard de Vinci – folio 010V
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folio 014R du Codex Forster II

1472
L’ordre établi est présenté comme heureusement conforme à la proportion, une affirmation considérée comme généralement incontestable.
Codex Forster II de Léonard de Vinci – folio 014RCodex Forster II de Léonard de Vinci – folio 014R
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folio 014V du Codex Forster II

1472
J’examine la proportionnalité à travers trois idées liées. Je cherche d’abord à concevoir une forme capable de contenir le double. J’envisage ensuite d’élever une géométrie au moyen de traits et de morceaux. Enfin, je définis l’apprentissage comme la détermination du double.
Codex Forster II de Léonard de Vinci – folio 014V
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folio 015R du Codex Forster II

1472
J’examine la proportionnalité à travers une exécution d’une rigueur et d’une netteté géométriques, qui démontrent les rapports de calcul.
Codex Forster II de Léonard de Vinci – folio 015R
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folio 015V du Codex Forster II

1472
Je pose les fondements de mon atelier de broderie pour réaliser une ceinture. Je travaille l’étoffe teinte en ouvrant ses fibres, puis en les resserrant avec un coin, par un mouvement continu de va-et-vient. Je calcule avec exactitude les divisions et les guides, afin d’obtenir un tressage solide et un véritable raffermissement de l’étoffe, qui en constitue aussi l’embellissement. J’évite toute précipitation, car elle pourrait déformer l’ébauche. Une erreur de calcul provoquerait un mauvais tressage et des fissures : la ceinture doit donc être correctement dirigée. Je contrôle ensuite l’ouvrage par des palpations répétées, avec effort, soin et finesse, pour détecter aussitôt tout défaut de proportion ou toute bifurcation susceptible d’endommager l’étoffe. Je soigne la base de l’œuvre, afin qu’elle soit portée avec honneur et politesse envers les concitoyens. Enfin, je veille à ce que son prix exprime sa noblesse et élève le rang du client.
Codex Forster II de Léonard de Vinci – folio 015V
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folio 016R du Codex Forster II

1472
Le styliste conseille ses clients sur les étoffes teintes et les vêtements à confectionner, afin de créer avec bienveillance une élégance et une beauté de style. Il doit mettre en valeur l’originalité de la coloration, l’innovation, la perfection et le soin de la confection, ce qui justifie le prix, accroît le profit et attire davantage de clients. Il fixe le prix avec le client et consigne son approbation. Il confectionne ensuite avec assurance, en respectant toutes les mesures corporelles, afin de garantir la réussite de l’exécution. Cette assurance démontrée conduit à la reconnaissance.
Codex Forster II de Léonard de Vinci – folio 016R
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folio 017V du Codex Forster II

1472
En étendant un fragment de cercle enjambant qui indique l’ampleur de la progression, on peut révéler exactement le calcul d’une grandeur.
Codex Forster II de Léonard de Vinci – folio 017V
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folio 020R du Codex Forster II

1472
La configuration consiste à joindre deux nombres pour former une paire et à les coter en juste proportion. Un point capital en assure l’attache à l’ensemble. Le début de la structure doit s’appuyer sur cette configuration, tandis que l’antécédent doit la supporter conformément aux règles du calcul. Par accumulation uniquement, son utilisation devient aisée. Le rapport, établi en juste proportion, se révèle notamment commode pour lire et façonner, afin d’enseigner facilement.
Codex Forster II de Léonard de Vinci – folio 020R
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folio 020V du Codex Forster II

1472
J’expose en détail l’origine des grandeurs afin d’en faciliter l’enseignement. Leur résolution est lente, et les erreurs sont regrettables, mais il importe de les éviter. Ces grandeurs se trouvent associées de nombreuses façons aux supports présentés, notamment par des exercices préparatoires. Ceux-ci rendent compte des liaisons géométriques et les démontrent mathématiquement, offrant ainsi des moyens utiles pour examiner et vérifier les grandeurs obtenues.
Codex Forster II de Léonard de Vinci – folio 020V
42

folio 021R du Codex Forster II

1472
Je fixe d’abord un élément, puis je détermine une géométrie qui reflète cette grandeur.
Codex Forster II de Léonard de Vinci – folio 021R
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folio 021V du Codex Forster II

1472
J’affirme que le rapport entre les grandeurs s’établit aisément par la proportion. Ma recherche repose sur l’observation naturelle d’une juste proportion, que je considère comme nécessaire. Pour en garantir la qualité et l’efficacité, je dois d’abord dessiner la base d’administration, support destiné au report des grandeurs. Je la trace dès l’origine, soit pour réaliser l’ouvrage de manière agréable, soit pour le façonner dans un but d’enseignement.
Codex Forster II de Léonard de Vinci – folio 021V
44

folio 022R du Codex Forster II

1472
J’examine le support calculatoire et souligne la nécessité de savoir parfaitement attribuer les calculs à l’ensemble de la configuration.
Codex Forster II de Léonard de Vinci – folio 022R
45

folio 050R des Dessins anatomiques de Windsor

1472
J’indique comment attacher par un cordon, à la manière d’un bourrelé, en respectant la juste proportion et en nouant souvent pour fixer proprement. Je dispose ensuite le sein en arc géométrique ouvert, car il s’émousse à l’examen lorsqu’il forme un arc fermé. Je l’ouvre largement par les fissures et l’élargis en le maintenant pour l’examiner. J’inspecte le rond de la poitrine et fais couler de petites gouttes de la valvule. Enfin, je sépare la contexture du muscle avec beaucoup d’efforts.
Dessins anatomiques de Windsor de Léonard de Vinci – folio 050R
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folio 024V du Codex Forster II

1472
J’examine le fonctionnement d’un métier à tisser dont l’architecture repose sur le travail de liaison de la toile. Il permet une production abondante et continue, de manière inflexible. La toile obtenue est à la fois fine et robuste. Elle s’ouvre en deux grâce à un contrebalancement qui favorise son développement.
Codex Forster II de Léonard de Vinci – folio 024V
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folio 025R du Codex Forster II

1472
Le métier à tisser fonctionne par l’abaissement pliant de sa structure, qui la divise en segments, tandis que les cordons sont rapidement élevés. L’alternance de la tension repose sur un mécanisme de contrebalancement en va-et-vient, assurant une action continue et rapide.
Codex Forster II de Léonard de Vinci – folio 025R
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folio 091R des Dessins anatomiques de Windsor

1473
J’échangeai avec mon père au sujet de l’enfantement attendu et des suites de l’accouchement. Je craignais l’annonce d’une tragédie, bien que l’accouchement ne fût pas présenté comme difficile. Son récit fut bref et triste : il m’apprit la mort violente de ma mère. Le chagrin qu’il manifesta me confirma toute l’affection qu’il éprouvait pour elle.
Dessins anatomiques de Windsor de Léonard de Vinci – folio 091RDessins anatomiques de Windsor de Léonard de Vinci – folio 091RDessins anatomiques de Windsor de Léonard de Vinci – folio 091R
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DES001R

1473
En 1473, l’auteur effectue un voyage vivifiant en Toscane, sur les terres de ses ancêtres. Soucieux de préserver la mémoire de sa famille, il représente les cinq propriétés foncières ainsi que les maisons familiales qui leur sont associées.
DES001R
55

PIN010R

1473
La Madonne à l’œillet.
PIN010R
59

folio 030V du Codex Forster II

1473
Je veux fabriquer une machine capable d’utiliser rapidement et abondamment le métier à tisser. Elle repose sur un mouvement circulaire transmis par un ensemble de courroies, puis transformé en mouvement alternatif. Son portique, formé de traverses de bois, doit rester droit, rigidifier la structure et permettre de peigner, relier et extraire la toile avec exactitude. Un disque, calculé selon une juste proportion, produit l’alternance nécessaire ; l’assemblage transforme ensuite le mouvement tournant en action de piquage, puis en descente. L’entrelacement, difficile à cause de la fuite, doit être exécuté en deux parties, attachées avec soin par un levier afin d’effectuer une traversée. Je veux ensuite égaliser et couper simultanément à la main, sur toute l’étendue du tissu. Un contrebalancement emporte le poids avec force, tandis que le ralentissement minimal de la machine assure une liaison solide et de bonne qualité.
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folio 031R du Codex Forster II

1473
Je fabrique rapidement une touffe abondante avec un métier à tisser. Je fragmente les tresses de sortie, puis je tranche brusquement les cordons en grand nombre, avec un effort soutenu. Je désunis le brin fendu en frottant rapidement, par un mouvement circulaire alternatif, le cordon resté sur le support. Après la tonte, j’enlève les morceaux de cordon et me retire pour rétablir la fonction du corps pesant et achever l’enfichage. Pour poursuivre le façonnage, j’actionne alternativement un frein, en maintenant l’arrêt aussi longtemps que l’exige la tonte, afin d’égaliser la chevelure velue. J’adapte rigoureusement l’angle de rotation pour raccourcir la course. Enfin, je coupe le cordon restant au rasoir, outil du métier à broder, après avoir durci et bloqué la tige d’étirement avec un coin, puis je replace et fixe la perche ferrée de piquets.
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folio 032R du Codex Forster II

1473
J’observe la géométrie dans son ensemble afin de porter ma réflexion et de prescrire des modifications. Je dois définir les matériaux avec rigueur pour obtenir une efficacité convenable. Le travail de la laine est pénible, mais exact avec la machine. Lorsque je mets le treuil en mouvement, il tremble et s’accompagne d’effroyables gémissements ; les mouvements s’effectuent avec des efforts rapides. Je constate que le battage est de bonne qualité et adapté au pressage des étoffes. Je peux régler la rigidité du pressage, tandis que le battage varie. Celui-ci soulage l’exécution du peigne en permettant de lier l’étoffe. La barre de battage égalise la fibre en s’appliquant fortement pour serrer. Son balancement répète le battage, ce qui engendre la qualité de l’étoffe. Je la repousse ensuite par un raclage linéaire ; au centre, je la partage en deux, puis je confectionne et extrais une troisième partie.
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folio 032V du Codex Forster II

1473
Je me procure facilement la fibre naturelle non travaillée, les bateaux étant fréquents, puis je la fais façonner et teindre pour lui donner de la valeur. Je dois acheter en masse. J’examine adroitement le produit, parfois au hasard, et j’en estime la structure afin de le déprécier s’il est mauvais. Je distingue les laines en connaisseur : les cordons des ballots sont coupés pour me les dévoiler. Sur le pont du bateau, l’armateur, conscient de ce qui ne convient pas, appréhende ma réclamation. Je modère alors mon jugement, puis je récapitule ce qui détermine le prix de la quantité afin de l’amoindrir avec mesure, selon une juste proportion, et d’accepter la marchandise. L’acquisition est confirmée par une poignée de main, selon une coutume raisonnable. Cet accord réjouit l’armateur et favorise son commerce de la laine.
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folio 033R du Codex Forster II

1473
Je retiens que l’engagement d’exécuter un contrat de vente doit être confirmé par le paiement du prix.
Codex Forster II de Léonard de Vinci – folio 033RCodex Forster II de Léonard de Vinci – folio 033R
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folio 033V du Codex Forster II

1473
Je dois tout voir d’un coup et m’assurer que la fibre est de bonne qualité pour sa mise en œuvre. Lors du façonnage, les fragments doivent s’ajouter harmonieusement en se mêlant, puis recevoir la teinture. L’ensemble doit être évalué et les erreurs réglées avec parfaite bienveillance. Pour laver vingt livres légères de laine, il faut connaître exactement les mesures : huit livres légères de boue doivent être réunies à la laine pour la nettoyer, car une erreur d’une demi-livre légère est redoutable. Il faut donc alléger en contrepesant la laine. J’ai ici cent soixante livres légères de laine ; je les ai étalées devant moi et ai écarté ce qui était tacheté. Avec le talon, j’ai ensuite amolli la terre ; puis, au trot et longuement, elle a pénétré la laine, avant que je ne brasse ensemble la terre et la laine.
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folio 034R du Codex Forster II

1473
Je façonne ma pilosité et me réjouis de la plaisante virilité de ma barbe en petit bouc. Elle engendre la maîtrise de soi, utile pour faire le négoce. Je parle doucement, avec une bienfaisance plaisante, d’un ton rauque et agréable aux sens. Mes réflexions me permettent d’accomplir et de faire prospérer des pactes. J’explique les raisons de mes craintes, fondées sur une générosité bienveillante, afin de soulager les bourses de cuir de mes usuriers. J’oblige à voir le produit, ce qui m’influence dans le dialogue et me permet de traiter avec autorité et de commander. Dans le négoce, je dois éviter d’être assommé par les bavardages invoquant l’innocence ou d’autres raisons difficiles à comprendre, qui visent à conditionner le rabais du prix consigné.
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folio 034V du Codex Forster II

1473
Je constate un trouble nuisible à la bonne qualité du transport : dans les bourgs de village, il faut décharger les bateaux pour les alléger, car les ponts de la rivière imposent d’abaisser rapidement les mâts, ce qui demande du travail. Les villages prétendent disposer fidèlement de trois chevaux de fatigue. En B, une licence obscure mais bon marché est vendue pour l’ensemble du parcours. En A, la moitié du trajet est de courte durée ; en CD, un tiers l’est également. En FI, le faible nombre de bœufs révèle le mensonge et l’intention de voler. Sur FI, un accord associe avec succès le pays G. Un traité doit faire prospérer les concitoyens en leur fournissant des étoffes teintes. Je propose donc qu’en BA un engagement raisonnable garantisse cette convention par la contribution de ces étoffes.
Codex Forster II de Léonard de Vinci – folio 034V
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folio 035V du Codex Forster II

1474
En faisant connaissance avec cette jeune vierge, la brodeuse, j’éprouve le plaisir de l’honorer et de la séduire avec une affection respectueuse. Je l’ai entraînée avec moi, malgré l’hésitation née de l’erreur possible du couple, et nous jouions souvent, naturellement et joyeusement, à nous ceindre dans la plaisanterie. Notre morale produisit un calme tendre, qui prit consistance avec l’accomplissement du désir. Fraternellement, nous nous témoignâmes en secret notre affection, jusqu’à la déclaration ouverte, où elle fut récompensée. Comme un époux choisissant son épouse, notre volonté fut un triomphe. J’eus ainsi une chance fraternelle, vécue comme un honneur. Le triomphe du couple est d’avoir des enfants ; certains que notre vertu nous donnerait la vigueur nécessaire pour nous élever dans la société, nous reconnûmes à la vertu un caractère sacré. La morale du droit des citoyens influença notre raisonnement par ses plaisanteries futiles.
Codex Forster II de Léonard de Vinci – folio 035V
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folio 038V du Codex Forster II

1474
Nous nous cajolons avec excès, par pur plaisir, dans l’union bienfaisante et tendre de l’amour. La robe de ma femme fut une victoire subtile destinée à charmer ma vigueur virile. Elle se donna entièrement afin d’engendrer les jouissances ; dans le même temps, l’amour fut reconnu et soumis au cri plaisant et féminin, ce qui le rendit agréable.
Codex Forster II de Léonard de Vinci – folio 038V
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folio 039R du Codex Forster II

1474
J’éprouve une merveille dès la vision de l’être aimé, qui avance lentement avec émotion. Allongée dans une disposition troublée mais conforme à l’harmonie, ma femme se rapproche de moi, et nos mouvements s’accordent dans une énergie soutenue, plaisante et bienfaisante. Avec constance et amour, elle s’anime pour me faire honneur, tandis que la jouissance attendue s’inscrit dans l’engagement durable de mon affection pour elle. Nos caresses réciproques s’accomplissent dans des soupirs sans retenue, mêlés à nos chevelures, et font naître la satisfaction d’aimer pleinement. Puis l’essoufflement naturel de l’élan vital trouble cette harmonie : l’amour s’apaise et s’achève, nous laissant joyeux et confus. J’éprouve alors que ma fiancée, abandonnée et confiante, possède le pouvoir de me rendre vivant et revigoré.
Codex Forster II de Léonard de Vinci – folio 039RCodex Forster II de Léonard de Vinci – folio 039R
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folio 041V du Codex Forster II

1474
Nous, couple d’amoureux, désirons raisonnablement divulguer notre union et l’élever noblement. Nous devons formuler notre demande afin de nous unir selon les coutumes. Pour notre mariage, la permission sera demandée de part et d’autre.
Codex Forster II de Léonard de Vinci – folio 041V
76

PRE001R

1474
dessin préparatoire Mona Lisa.
PRE001R
77

VIT001R

1474
L’« Homme de Vitruve » présente l’homme comme un bipède doté de raison, de savoir et d’une faculté d’action fondée sur l’harmonie naturelle. L’œuvre repose sur des règles de proportion et de mesure : quatre pouces forment une paume ; depuis la jointure des pieds, six paumes déterminent la construction du corps, dont les membres et les jointures sont proportionnés. Le corps entier mesure vingt-quatre paumes. Les membres ouverts manifestent le mouvement. Depuis le nombril, un cercle parfait de quatorze paumes forme un autre support, complété par la tête et la poitrine. Cette construction met en relation le cercle, l’union et la recherche de mesures pour un vêtement parfait. Le texte évoque ensuite un fermier utilisant une baguette flexible pour faire avancer ou se relever les animaux, notamment lors des labours. Le bruit de cette baguette inspire une crainte permettant de guider le bétail sans le blesser.
VIT001R
78

folio 177R des Dessins anatomiques de Windsor

1476
Je cherche avec ardeur et rigueur le principe de fonctionnement du cœur afin de fabriquer cette harmonie. Je me réjouis de pouvoir en présenter le fonctionnement et d’en témoigner raisonnablement, à la manière d’un maître absolu. Ma volonté est d’exposer et d’expliquer ce bienfait ainsi que ses fondements, en homme savant, en montrant son accomplissement par une réalisation.
Dessins anatomiques de Windsor de Léonard de Vinci – folio 177R
79

folio 179R des Dessins anatomiques de Windsor

1476
Le directeur m’interdit, par la loi divine, de disposer le squelette et me demande d’abandonner complètement l’assemblage. M’abaissant devant cette faute terrible, je reçois de lui l’ordre de le détruire réellement.
Dessins anatomiques de Windsor de Léonard de Vinci – folio 179R
80

folio 190R des Dessins anatomiques de Windsor

1476
J’ai vu mon projet absolument refusé avec colère. Le recteur s’appuie sur le souffle du sacré, qui est une règle, pour remettre en cause le service que j’ai rendu. Cette altercation, abaissante et effrayante, m’a conduit à demander que mon ouvrage soit coupé et morcelé, jusqu’à me commander la destruction de tout mon travail. C’est avec peine que je me suis vu refuser l’hôpital comme demeure. Mon travail de couturier est ici en question, alors même que j’y ai fait honneur par l’achèvement de la ceinture. Je pourrai raconter ma contestation à quelqu’un en qui je peux me fier, afin de faire connaître ce refus et de dire en quelques mots cette vérité honteuse.
Dessins anatomiques de Windsor de Léonard de Vinci – folio 190R
81

folio 065R du Codex Forster II

1476
On cherche à m’atteindre par la mauvaise foi. Le jugement qui me condamne trouve son origine dans un signalement fondé sur un serment mensonger. Cette action porte atteinte à mon honneur par son caractère honteux et scandaleux.
Codex Forster II de Léonard de Vinci – folio 065R
82

folio 090R du Codex Forster II

1478
Je présente le gouvernail vivant, que l’on peut accorder en le faisant tourner tandis qu’il se balance. En « N », la colonne tourne et demeure réglée inflexiblement, afin que la baguette se fracasse en un choc bienfaisant. J’étudierai la fabrication et l’évaluation de ce système, où l’on observe le trot saccadé d’un mouvement circulaire. La machine consiste en un cerceau de métal garni de pièces mobiles de fer, ployant dans deux directions pour porter des efforts. Je l’examinerai dans sa rotation et lui lierai un chevron-frein pour l’arrêter. Lorsque j’ai fait tourner le cerceau aux garnitures mobiles et cliquetantes, les tiges se sont hérissées. J’ai donc supprimé les abaissements, coupé les tiges retenant les poids et cherché à faire glisser ceux-ci dans des ouvertures sans encombre.
Codex Forster II de Léonard de Vinci – folio 090R
83

folio 0044V du Codex Atlanticus

1481
Je mesure et produis avec réflexion des anneaux de juste proportion, que j’unis remarquablement un à un avec de la laine. J’encercle d’abord la base par des entrelacements en croix. Puis je travaille des arcs liés et entrelacés en périodes, avec de grandes quantités de laine, afin que les périodes se forment entre les deux allongements. Ainsi, les ronds composent une lanière élégante et féminine, semblable à un serpent. Les femmes, par ces formes, font honneur et se rendent dignes d’éloge.
Codex Atlanticus de Léonard de Vinci – folio 0044V
84

folio 0122R du Codex Atlanticus

1481
X m’a proposé de se mettre à nu dans mon atelier, et j’ai accepté avec plaisir. Cette femme noble possède un corps d’une grande beauté, dont la nudité m’a émerveillé. Comme amante, elle a accueilli avec tendresse et faveur la soumission à la raideur de son amant, répondant à l’amour par des bruits qui témoignaient de son plaisir. Dans un délire de passion, elle s’est couchée sur le dos, trempée, tandis que je l’enjambais.
85

folio 002V du Codex Trivulziano

1482
Je perfectionne une pince à cils flexible composée de deux parties montées en croix. En agissant sur leur entrelacement, un mécanisme associé facilite le maniement de l’extrémité et compense par sa déformation l’effort pénible demandé à la main. Le blocage de l’instrument supprime en grande partie la tension engourdissante nécessaire pour travailler le poil avec force. Le resserrement, obtenu en tournant sur le côté, se fait graduellement ; appliquée tour à tour, la pince redresse les cils, les allonge d’un tiers et les maintient longtemps rigides, en leur donnant un effet voluptueux et un style gracieux. Cet instrument féminin de toilette est commode à tenir et permet à chacune de corriger ses cils. Il met les traits du visage en lumière, transforme l’orbite de l’œil et dirige en avant les ailes rigidifiées. Je suis fier de ce perfectionnement, qui accomplit la beauté du style.
Codex Trivulziano de Léonard de Vinci – folio 002V
86

folio 003V du Codex Trivulziano

1482
Je fixe en F les tiges adaptées, attachées ensemble, et j’unis rigidement le dispositif de fer en le baissant et le recourbant en deux. Une croix porte en F le mécanisme dentelé caché, actionné par des fentes triangulaires. Le disque, immobilisé en F, est progressivement mis en mouvement : son mouvement circulaire agit sur les deux bras et ouvre la pince à l’avant. Dans la tige fendue, une pointe redressée est accrochée ; lorsqu’elle est fixée, la pince, d’abord fermée, s’ouvre convenablement. Je fais glisser le poil dans son passage étroit, puis je tourne la tige de manœuvre jusqu’à la rigidité de la tige. La pince serre largement le poil et rigidifie les cils. Pour arracher, j’accumule une touffe, la ceins avec A. B., puis tends la pince de 1–2 vers 2–3. Enfin, je ramène l’instrument, fais tomber les fragments et examine le rasage.
Codex Trivulziano de Léonard de Vinci – folio 003VCodex Trivulziano de Léonard de Vinci – folio 003VCodex Trivulziano de Léonard de Vinci – folio 003VCodex Trivulziano de Léonard de Vinci – folio 003V
87

folio 001V du Codex Trivulziano

1482
Je m’aperçois que ma grandeur d’artiste dépend des critiques qui établissent ma réputation. Elles proclament une grandeur irréprochable, éloignent les hommes grossiers et sans culture, et rendent nécessaires les éloges pour ma consécration et les honneurs. Les maîtres, dans leurs discussions, annoncent avec ardeur les exploits des peintures et des sculptures, tandis qu’un titre honorifique devient officiellement populaire. La fonction d’expert est pour moi un triomphe en ce lieu fraternel, où le faux demeure stupide et déshonorant. Je me réjouis des moyens qui m’élèvent et de l’élégance des étoffes teintes, consolidées par la duplication. Être le premier à avoir façonné est désormais efficace. La loi défend ce qui est détourné par arrogance. Je cherche à surprendre par l’harmonie du rose et du jaune doré, tandis que l’abondance du faux donne de l’éclat au triomphe des hardis faussaires.
Codex Trivulziano de Léonard de Vinci – folio 001V
88

folio 017V du Codex Forster III

1482
Ce cheval est pour moi une extrême frustration et un effroyable abattement. Pourtant, pour faire réussir sa majesté, je dois me soumettre en serviteur à ce travail pénible.
89

folio 0039R du Codex Atlanticus

1483
Je présente ici le marteleur de forge, une machine qui écrase avec une grande rigueur géométrique. Elle réalise et distribue avec beaucoup de fini l’action de piquage. Lorsque la baguette tourne, les empreintes en allongement se placent alternativement l’une après l’autre. Par un mouvement circulaire, il est bon marché de battre un nombre considérable de fois sur une longue période. Sa fabrication inflexible est de qualité. Je peux raconter cette réalisation et divulguer son fonctionnement, si bon marché, afin de faire prospérer cette machine créée ici.
Codex Atlanticus de Léonard de Vinci – folio 0039R
90

folio 0048R du Codex Atlanticus

1482
Je suis embarrassé par la crainte d’un accouchement. En cas d’un impur enfantement, il va de soi que l’usage sera de se marier et de faire prospérer l’enfant. Pour me reproduire, j’ai beaucoup fréquenté une femme, en payant ses faveurs et sa soumission. À diverses reprises, j’ai pu admirer sa nudité, exposée par mon tableau secret.
Codex Atlanticus de Léonard de Vinci – folio 0048R
91

PIN1482R

1482
Mona Vana
PIN1482R
92

folio 0696R du Codex Atlanticus

1484
Pendant la nuit, ma compagne et moi avons passé le mur de clôture, avec un sac de cuir à la manière des voleurs, pour nous en aller de cet endroit.
Codex Atlanticus de Léonard de Vinci – folio 0696R
93

SIT010R

1484
Carte de Milan.
Illustration 1 de la page SIT010R des manuscrits de Léonard de Vinci
94

folio 016R du Manuscrit G

1492
J’examine la pratique qui consiste à donner une forme à froid. La base est frottée en chargeant ici la mince pièce de métal. Il faut pousser avec force cette charge froide sur la base et la frotter avec elle. Avec aptitude et vigueur, le forgeron exécute ce travail. La machine offre une grande qualité lorsqu’elle est poussée avec force pour travailler. Le forgeron veille ainsi à la bonne qualité du laminage.
Manuscrit G de Léonard de Vinci – folio 016RManuscrit G de Léonard de Vinci – folio 016RManuscrit G de Léonard de Vinci – folio 016RManuscrit G de Léonard de Vinci – folio 016R
95

folio 082R du Manuscrit G

1492
Je cherche à lier les plaques d’une manière nette. Pour cela, j’échauffe fortement les plaques serrées, afin de les assembler parfaitement et de produire leurs adaptations. Les deux plaques appariées restent ainsi maintenues rigidement. Pour faire disparaître les irrégularités, je les enlève en raclant, puis je chauffe considérablement et je polis vigoureusement jusqu’à obtenir une couleur jaune blonde.
Manuscrit G de Léonard de Vinci – folio 082R
96

RC010R

1492
Statue équestre.
RC010RRC010RRC010RRC010R
98

PIN1597V

1496
Le musicien
PIN1597V
99

folio 0239R du Codex Atlanticus

1496
Dans un rôle d’acteur en apprentissage, je sers avec zèle, ce qui apaise mon trouble. Au château, je mens habituellement sur mon couple et entretiens avec ma maîtresse cette comédie, sous prétexte d’étudier le chant. Nous pouvons nous enlacer, parler, nous mettre nus et faire du bruit en toute sécurité. Après nous être éprouvés dans le chant, nous nous mettons au lit dans le désordre passionné de nos corps. Ainsi déshabillés, après avoir assouvi notre vigueur, nous réalisons des chants vivifiants.
Codex Atlanticus de Léonard de Vinci – folio 0239RCodex Atlanticus de Léonard de Vinci – folio 0239RCodex Atlanticus de Léonard de Vinci – folio 0239R
100

folio 0491V du Codex Atlanticus

1496
Sur un cuir tendre, j’ai fait éprouver une teinture rarement réalisée, destinée à un cadeau de cérémonie de mariage. J’ai voulu offrir ce gage dans un portrait soigneusement fardé et traité, parfaitement ajusté, fidèle et coloré avec goût, afin de définir un style noble. Cette coutume d’amitié appelle un présent splendide, signe d’un respect historique qui accroît l’estime. L’estime témoignée par cette coutume d’amitié fraternelle est incontestablement parentale. C’est pourquoi j’ai dessiné la jeunesse des traits du visage, pour conserver l’honneur de manière saine, excellente et solennelle.
Codex Atlanticus de Léonard de Vinci – folio 0491VCodex Atlanticus de Léonard de Vinci – folio 0491V
101

PIN1496R

1496
« La belle princesse ».
PIN1496R
102

MADI000R

1497
Je prends pour gage, comme seul juge des ouvrages, d’organiser un témoignage qui porte l’évidence à la connaissance des étudiants, puis de raconter les écritures savantes par une lecture à haute voix afin d’en apporter les preuves. Mon profit sera le triomphe d’être mentionné dans la communauté des juges des ouvrages, en assurant le triomphe légitime des ingénieurs et de leur efficacité, et en leur faisant honneur par ma bienveillance. Cette fonction publique me demande d’agir pour corriger les erreurs. Je veux que les leçons soient prouvées ou estimées avec précision, guidées par l’éloge de l’intelligence, et que les préceptes permettent de connaître chaque chose avec exactitude. Par n’importe quel procédé, je ferai fabriquer des maquettes détaillées, séparables en deux parties, munies de fenêtres déterminées pour observer l’intérieur du corps et l’enseigner avec rigueur.
MADI000RMADI000R
104

PIN1497R

1497
La dame à l’hermine.
PIN1497R
105

folio 0977V du Codex Atlanticus

1499
En homme dévoué, je dois exécuter une hermine à la demande pressante de Sa Majesté le roi. J’ai cherché des arguments pour retarder cet accomplissement et tenter de contourner sa demande. Mais celle-ci s’est faite plus insistante, faisant naître en moi de l’effroi. Ce trophée est un sacrilège ; il devient pourtant aussi un gage envers le roi.
Codex Atlanticus de Léonard de Vinci – folio 0977VCodex Atlanticus de Léonard de Vinci – folio 0977VCodex Atlanticus de Léonard de Vinci – folio 0977V
106

DOC020R

1508
Après avoir étudié les expériences des maîtres en machines de guerre, je propose à Votre Excellence mes propres moyens. Je sais construire des ponts légers ou solides, faciles à transporter, poser et enlever, ainsi que les détruire ou les brûler. Je peux chasser l’eau des fossés, fabriquer des échelles et instruments d’assaut, miner les forteresses aux fondations non pierreuses et construire des canons lançant des matières inflammables. Je creuse aussi des passages souterrains sous les fossés et les fleuves, et des voitures couvertes portant de l’artillerie. Je puis concevoir canons, mortiers, engins à feu, catapultes et machines navales offensives ou défensives. En temps de paix, je pratique l’architecture, la conduite des eaux, la sculpture et la peinture. Je m’engage enfin à exécuter le cheval de bronze à la mémoire du père de Votre Excellence et de la Très Illustre Maison de Sforza, et à éprouver mes inventions dans son parc.
107

folio 087V du Codex Arundel

1514
J’observe comment porter une réalisation par élingage. Je règle par calcul, sur le cerceau de métal, la disposition des anneaux, puis je soulève l’ensemble lié aux cerceaux de métal. Cette forme originale, soumise à la force d’arrachement, permet, par les enchaînements, d’accomplir le bridage de la réalisation.
Codex Arundel de Léonard de Vinci – folio 087VCodex Arundel de Léonard de Vinci – folio 087V
108

folio 0310R du Codex Atlanticus

1506
Je conçois une machine volante destinée à démontrer que l’homme peut parcourir l’espace et atteindre la Lune. Deux ailes seraient actionnées par les mouvements des bras et du corps. Une structure de planches, de poutres, de toile légère et de pièces métalliques formerait une sorte de barque aérienne. Le voyageur devrait battre des ailes sans relâche, tout en disposant de nourriture et d’un moyen de repos, tel qu’un lit suspendu. Je mesure toutefois les difficultés du projet : fatigue, endurance, rigidité du voyage et risques de défaillance humaine. Il faut donc étudier les mouvements, les matériaux et les moyens de repos. Cette invention doit fournir la preuve concrète de mon génie et de ma capacité à réaliser un voyage inédit. Pour expérimenter la traversée et convaincre le public, je dois obtenir l’aide d’un mécène.
Codex Atlanticus de Léonard de Vinci – folio 0310R
109

folio 0232R du Codex Arundel

1516
Léon X me propose un vaste projet politique pour unir les nations, rétablir la paix et mettre fin aux guerres, aux pillages et aux violences. Cette union reposerait sur un traité garantissant l’égalité entre les pays, la sécurité des voyageurs et la libre circulation des personnes et des marchandises. Le commerce remplacerait les affrontements grâce à des routes protégées, des taxes clairement annoncées et des transports organisés à prix équitable. Dans les villages, un réseau d’auberges reconnaissables offrirait repos, nourriture, hygiène, hébergement, chevaux et chariots. Administrés selon des règles communes sous l’autorité royale, ces établissements faciliteraient les voyages, les échanges, l’innovation et la prospérité. Une basilique royale, construite sur le parcours, symboliserait la grandeur de l’entreprise et la bienveillance de la France envers les étrangers. Je demande enfin un budget, l’approbation royale et la signature du traité proposé.
110

folio 0270R du Codex Arundel

1516
Je défends un projet de paix fondé sur la libre circulation, la sécurité des voyageurs et le développement du commerce. Un traité garantirait le passage à travers la France et organiserait un réseau d’auberges régulièrement espacées, reconnaissables à une marque. On y trouverait hébergement, repas, chevaux, transports, fontaines et services à prix fixés. Leur gestion inspirerait confiance aux voyageurs et aux marchands, tout en procurant des bénéfices au royaume. À Romorantin, une basilique et un palais symboliseraient l’union, la foi et l’accueil des étrangers. Je prévois aussi des aqueducs, des machines hydrauliques, des moulins, des fours et des systèmes d’approvisionnement. Des architectes et des novices apprendraient à reproduire ces constructions. Sous l’autorité du roi, cette organisation réduirait le brigandage, favoriserait la concorde entre les pays voisins et accroîtrait la prospérité et la renommée de la France.
111

folio 0920R du Codex Atlanticus

1516
En octobre 1516, je pars vers Amboise avec ma famille, dans une voiture, après avoir dû abandonner une partie de mes biens et de mes maquettes. Pendant plusieurs jours, j’observe les paysages, les montagnes enneigées, les ruisseaux, les villages et l’état des habitations. Le trajet est éprouvant : les secousses, la fatigue, les douleurs et les longues étapes ralentissent mon avancée. À la suite d’un incident avec la foule, je me blesse gravement à la cheville et dois l’immobiliser avec une lanière. Je dépends désormais de mes domestiques et ne marche qu’avec difficulté, à l’aide d’une canne. À mon arrivée, le roi François Ier m’accueille avec honneur, m’accorde sa confiance, une maison, une pension et une fonction liée aux constructions royales. Dans ma nouvelle demeure, une servante m’aide à me déplacer et gère la maison.
Codex Atlanticus de Léonard de Vinci – folio 0920RCodex Atlanticus de Léonard de Vinci – folio 0920R
112

PHO050R

2026
Clos Lucé
Illustration 1 de la page PHO050R des manuscrits de Léonard de Vinci
113

folio 001R du Manuscrit A

1516
Au Clos Lucé, l’auteur forme ses serviteurs et apprentis à la conduite des chantiers. Il leur enseigne le calcul, les proportions, la lecture des plans et la correction des erreurs grâce à des maquettes architecturales démontables. Construites avec précision, renforcées par des pièces métalliques et protégées pour le transport, ces maquettes servent de référence sur le chantier et permettent de diriger les travaux à distance. Réalisées en double, elles facilitent les comparaisons, les discussions et la résolution des problèmes. Les apprentis sont invités à observer, critiquer et proposer des solutions. Les instructions, rédigées en latin et abrégées par apocope, doivent être déchiffrées progressivement en reliant les fragments de texte. Les dessins et les notes conservés dans la bibliothèque complètent cet enseignement. Cette méthode associe observation, expérimentation, raisonnement et transmission afin de former une équipe capable de construire fidèlement, avec rigueur, autonomie et intelligence, selon les règles définies par le maître.
Manuscrit A de Léonard de Vinci – folio 001RManuscrit A de Léonard de Vinci – folio 001R
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folio 001V du Manuscrit A

1516
J’enseigne d’abord l’emploi de jalons en bois pour préparer une construction. Placés autour du terrain, souvent peints en rouge, ils matérialisent les contours, vérifient les alignements et guident le creusement des fondations. Leur stabilité dépend de pierres, de cordes, de chaînes et de crochets correctement utilisés, afin d’éviter leur inclinaison ou leur effondrement. J’expose ensuite une méthode de lecture et de déchiffrement fondée sur des abréviations syllabiques. Il faut découper et réorganiser les mots, puis les confronter au titre, aux schémas et aux maquettes pour retrouver le sens du texte original. Cette recherche demande patience, érudition, esprit critique et nombreuses vérifications. Les plaisanteries et les formulations trompeuses déroutent les lecteurs inattentifs. Enfin, les schémas et les maquettes permettent aux novices de comprendre, d’interpréter et de restituer correctement les consignes avec précision.
Manuscrit A de Léonard de Vinci – folio 001VManuscrit A de Léonard de Vinci – folio 001VManuscrit A de Léonard de Vinci – folio 001VManuscrit A de Léonard de Vinci – folio 001VManuscrit A de Léonard de Vinci – folio 001V
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folio 002R du Manuscrit A

1516
J’expose une méthode d’apprentissage fondée sur le découpage approximatif des mots en syllabes, l’ajout de terminaisons et la correction progressive des transcriptions par les images, les variantes et la réflexion. Je forme les novices à lire, traduire et écrire des notes abrégées afin de suivre des chantiers éloignés, notamment à Chambord et dans les auberges. Après examen, je leur confère le titre de bâtisseur, une baguette de commandement et la charge de mesurer, d’observer et de rendre compte des travaux. Deux maquettes identiques servent de référence : l’une demeure auprès de moi, l’autre accompagne le chantier et doit être modifiée avec précision selon mes instructions. Enfin, je décris un contrôle géométrique fondé sur une équerre, une ouverture et la lumière d’une bougie. Les rayons projetés tracent des triangles, vérifient l’équerrage, mesurent les ouvertures et corrigent les assemblages selon les proportions.
Manuscrit A de Léonard de Vinci – folio 002RManuscrit A de Léonard de Vinci – folio 002RManuscrit A de Léonard de Vinci – folio 002R
116

folio 002V du Manuscrit A

1516
Au Clos Lucé, j’associe mon enseignement à la mise au point d’outils de chantier. Blandine Esnault, ma gouvernante, participe à nos discussions, relève mes maladresses et m’oblige à clarifier mes raisonnements. Son approbation me sert à vérifier la qualité d’un enseignement destiné aux novices. Je m’appuie sur le dialogue, la correction des erreurs et une présentation accessible des principes scientifiques. Je décris ensuite plusieurs dispositifs. Une balance romaine doit peser avec précision jusqu’à cent livres, afin d’éviter les contestations lors des paiements. Une plateforme en bois permet de soulever une charge de trois cents livres, tandis qu’un étai soutient un ouvrage de maçonnerie soumis à une poussée de deux cents livres. Enfin, la brouette, composée d’une roue, de bâtons solides et d’une caisse, facilite le transport de terres lourdes. Je veille à ce que chaque mécanisme soit robuste, bien fixé et adapté aux efforts exercés, pour garantir sécurité et efficacité.
Manuscrit A de Léonard de Vinci – folio 002VManuscrit A de Léonard de Vinci – folio 002VManuscrit A de Léonard de Vinci – folio 002VManuscrit A de Léonard de Vinci – folio 002VManuscrit A de Léonard de Vinci – folio 002VManuscrit A de Léonard de Vinci – folio 002V
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folio 003V du Manuscrit A

1516
Je dirige un vaste chantier à distance grâce à mes apprentis, à des coursiers et à des maquettes. Je forme les novices à observer, mesurer, décrire et corriger les constructions selon des règles géométriques précises. Réalisées en double, les maquettes servent à comprendre les fondations, préparer les terrassements, signaler les difficultés et transmettre les modifications. Mille hommes sont répartis sur les différents sites pour creuser, déplacer la terre, arracher les souches, installer des aqueducs et assécher les bassins. J’évalue aussi les formes par la lumière, l’ombre et la baguette de mesure. Démontables et assemblées par pointes ou ligatures, les maquettes favorisent les discussions, les ajustements et la résolution collective des problèmes. Elles rendent visibles les risques, garantissent la fidélité au projet et renforcent mon autorité. Achevées, elles peuvent être conservées comme témoignages et objets de mémoire pour la postérité.
118

folio 003R du Manuscrit A

1516
Invité au château, je présente à François Ier mon projet de basilique et l’organisation du chantier de Chambord. Je propose de détruire l’ancien château, d’en réutiliser les fondations et les pierres afin de réduire les dépenses. Face à l’humidité du terrain et à la violence de la rivière, je prévois des pieux renforcés, des fossés élargis et des berges consolidées. Mon projet comprend aussi des fontaines, des bâtiments pour les voyageurs et des relais pour les courriers, symboles de paix et de fraternité. Affaibli physiquement, je souhaite diriger les travaux à distance grâce à des novices munis de baguettes de mesure, à des messages rapides et à deux maquettes identiques. Je demande un carrosse pour visiter ponctuellement les chantiers. Les observations permettront de corriger progressivement les modèles et les ordres, car la solidité de l’édifice engage durablement la réputation du roi.
Manuscrit A de Léonard de Vinci – folio 003R
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folio 003R du Manuscrit B

1516
J’observe qu’il faut examiner attentivement les nombreux choix d’abréviations afin d’éliminer naturellement celles qui sont nuisibles. Celui qui agit sans prendre la peine d’utiliser la clé de lecture risque d’introduire de l’ambiguïté dans sa réflexion.
Manuscrit B de Léonard de Vinci – folio 003RManuscrit B de Léonard de Vinci – folio 003R
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folio 003V du Manuscrit B

1516
Je me suis fait une entorse me provoquant une douleur qui s’étend de la cheville au genou, surtout pendant la marche, à cause des mouvements rotatifs des articulations ; le tibia transmet cette douleur. Elle survient après un faux mouvement, lors d’une bousculade dans une taverne, tandis que ma conscience était détournée par une personne handicapée. En essayant de tirer le bras, je constate qu’une immobilité tendue fait apparaître des protubérances musculaires et quatre stries ; je décris aussi la fatigue et la gêne de l’effort. Je conçois une béquille résistante qui protège l’entorse par contrebalancement et facilite l’oscillation. Je la transforme ensuite en prothèse afin de garantir les chevilles lors des chutes et de reporter les efforts sur la cuisse. La jambe est enchâssée dans une armature d’osier munie d’un bâton. La prothèse comprend une armature en bois, deux parties reliées par un pivot et des lacets, dont le mouvement accompagne celui de…
Manuscrit B de Léonard de Vinci – folio 003V
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folio 004R du Manuscrit B

1516
Je décris X, veuve délaissée de vingt-huit ans et confidente bienveillante envers les enfants. Rejetée par les époux parce qu’elle a eu un enfant, elle est la gouvernante à qui sont attribués 103 soldes sur douze mois. J’examine ensuite le traité de loi guerrière qui interdit l’amusement et provoque l’effroi : la liberté de jouer ne doit pas rester cachée, et il faut établir un traité où l’amusement ne soit pas une cause d’effroi. Le retour à la paix doit être certifié par la royauté ; « ABCDEFGHJK » permet de parler, plaisanter, prescrire et critiquer. Enfin, je montre une balle transportable, faite de rubans enlacés sur une charpente de baguettes de bois, liée par des nœuds et percée de petites fenêtres rondes. Je la rends circulaire et sans relief, la recouvre d’un filet, l’huile, puis l’enferme dans du cuir usagé en bandelettes bouillies, liées de laine, avant de la…
Manuscrit B de Léonard de Vinci – folio 004RManuscrit B de Léonard de Vinci – folio 004RManuscrit B de Léonard de Vinci – folio 004RManuscrit B de Léonard de Vinci – folio 004R
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folio 004V du Manuscrit B

1516
J’évalue le travail selon l’importance de la recherche et la réalisation, tandis que je définis le monument, veille à son exécution et rédige des rapports accessibles aux participants. J’ai imaginé une bibliothèque organisée par volumes thématiques, afin de soutenir la réflexion et d’exercer une surveillance fondée sur la connaissance. J’effectue l’arpentage, je limite l’étendue du monument et je modifie la maquette avec l’artisan modeleur. Légère, proportionnelle et utile à la construction, la maquette décrit le projet, permet les corrections convenues avec le commanditaire et sert de référence jusqu’à l’achèvement. Une fois validée, elle est accompagnée de plans remis au constructeur au gré de la construction. Je supervise alors les travaux avec lui. La réalisation, l’outillage et l’étude sont rémunérés selon la répartition prévue. Enfin, pour faire passer une poutre à l’étage, il faut presser la clef de manœuvre : la masse de décharge diminue l’effort, puis le balancement facilite la…
Manuscrit B de Léonard de Vinci – folio 004VManuscrit B de Léonard de Vinci – folio 004VManuscrit B de Léonard de Vinci – folio 004V
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folio 005R du Manuscrit B

1516
J’imagine un principe de défense fondé sur une géométrie robuste, manœuvrée par des bras liés. Cette porte, conçue par devoir et non sur commande, s’appuie de haut en bas sur ses côtés par une poussée entièrement oblique. Deux crochets en bois de noyer, en contact, soutiennent complètement la porte. Les portes se mettent uniformément en mouvement par le frottement dû à cette poussée. Une rainure de guidage annihile efficacement la rigidité. Durant tout le mouvement, la porte pèse sur le bélier d’ouverture, mais ne pèse pas par défaut sur ses gonds. L’énergie fournie diminue pendant la rotation, tandis que la résistance au travail décroît lors de la descente. Par son dos, la porte s’ouvre toute seule : un effort fortement appliqué en pente supporte la poussée, fait plier et maintient les portes ouvertes. Le poids, décroissant et fugace, contribue à l’ouverture et au maintien des deux portes.
Manuscrit B de Léonard de Vinci – folio 005RManuscrit B de Léonard de Vinci – folio 005RManuscrit B de Léonard de Vinci – folio 005RManuscrit B de Léonard de Vinci – folio 005RManuscrit B de Léonard de Vinci – folio 005R
125

folio 006R du Manuscrit B

1516
Je réalise la maquette avec fermeté, talent et célérité afin d’expliquer le projet et d’éveiller l’esprit par un témoignage concret. Partant de rien, j’esquisse rapidement l’ouvrage, j’en commente la mission et je m’en sers pour soutenir et défendre le projet. Le travail et l’enseignement me permettent d’ajouter ce qui renforce les décisions critiques. Achevée, la construction rassemble toute la réflexion, devient un exemple instructif, tangible et divertissant, et caractérise le projet en empêchant tout abus ou tromperie. En m’appuyant sur son apparence, je réponds fidèlement aux contestations et aux questions. Ainsi, je montre qu’un château fort peut être réalisé avec des pièces de buis s’emboîtant deux à deux par un léger effort. Je distingue les erreurs à éviter, puis j’assemble autant de pièces que nécessaire. Une fois la construction achevée, je me réjouis de sa solidité ; je pointe les rebords emboîtés avant d’élever l’étage et je porte l’ensemble en…
Manuscrit B de Léonard de Vinci – folio 006RManuscrit B de Léonard de Vinci – folio 006RManuscrit B de Léonard de Vinci – folio 006R
126

folio 006V du Manuscrit B

1516
J’expose une méthode géométrique fondée sur l’usage d’une pelote de laine pour mesurer, tracer et comparer des segments droits ou courbes. À partir de points repères, je construis les côtés d’une figure en respectant les proportions, sans élargissement ni rétrécissement. Le fil me sert à reporter les longueurs, matérialiser les arcs, vérifier les distances et reproduire des formes symétriques de part et d’autre d’un axe central. Après l’avoir déroulé puis coupé, je l’applique sur les segments afin de comparer les mesures prévues au tracé obtenu. Sa souplesse épouse les courbes et révèle les écarts ou les erreurs. Cet exercice demande précision, habileté manuelle, calcul et observation. Ainsi, la laine devient un outil d’enseignement, de vérification et de correction pour obtenir des figures justes et proportionnées.
Manuscrit B de Léonard de Vinci – folio 006VManuscrit B de Léonard de Vinci – folio 006VManuscrit B de Léonard de Vinci – folio 006VManuscrit B de Léonard de Vinci – folio 006VManuscrit B de Léonard de Vinci – folio 006V
127

PHO040R

2026
La Ferté Beauharnais
Illustration 1 de la page PHO040R des manuscrits de Léonard de Vinci
128

folio 004R du Manuscrit A

1516
J’examine une maison élevée à partir d’une maquette récemment transportée en voiture. Je transpose son origine avec exactitude, en vérifiant le plan, les proportions, les limites et les mesures en pieds. Je fais tracer les lignes, délimiter l’aire et creuser la fondation jusqu’à la profondeur déterminée, en retirant la boue et l’argile, en mouillant puis en raclant le terrain pour éviter l’inondation. J’organise les fosses, les sentiers et les bifurcations sur des lignes de 100 ou 200 pieds, et j’observe un enclos de 400 pieds, planté de pins et bordé de pieux de 4 pieds. Pour la maison de campagne, je prévois portes, clôtures, clayonnage et passages de 8 pieds, afin de protéger les troupeaux et de laisser circuler les chariots. Je rapporte enfin les règles, les disputes et les décisions au souverain, au tribunal et à la place publique.
129

folio 005R du Manuscrit A

1516
Je m’appuie sur une maquette pour organiser la construction d’un ouvrage solide et bon marché. Je divise la bordure en segments de 2 bras (2 mètres), fixe les morceaux de charpente et vérifie leur proportion, leur liaison et leur conformation. Les parties A, B, C, D et E présentent la structure ; j’enlève le noyau avec un instrument de fer et j’unis les fragments au pilier et au socle. Je trace ensuite les limites, les murs et les fondations, en indiquant les distances : A, 15 bras (30 m), puis 3 (6 m), 4 (8 m) et 5 (10 m). Je construis un aqueduc avec puits latéraux pour détourner les eaux, une conduite d’eau souterraine munie de fenêtres et une chambre froide. J’examine l’excavation M. N., le tracé M. R. et la machine à puiser ou à refouler l’eau.
Manuscrit A de Léonard de Vinci – folio 005RManuscrit A de Léonard de Vinci – folio 005R
130

folio 005V du Manuscrit A

1516
Je délimite d’abord le pourtour, distribue la base et les côtés, puis je creuse les tranchées. Je plante les piquets et fixe solidement le témoin F, en veillant à ce qu’il ne parte pas de biais. Je divise les côtés, marque les extrémités C et D, et vérifie leur position à l’équerre. Je courbe et j’attache les assemblages de fils, en enduisant de rouge les repères nécessaires. Je façonne ensuite le sol à la houe, je racle les creux et j’établis avec précision les deux directions de la construction A. B. La géométrie m’est indispensable pour garantir la juste proportion, le pourtour et la base. Je mesure le côté de la base, fixé à 4, puis l’autre à 8, et je rapporte ces dimensions au centre. Enfin, je corrige la figure quadrangulaire et j’entoure la parcelle avec rigueur.
Manuscrit A de Léonard de Vinci – folio 005VManuscrit A de Léonard de Vinci – folio 005V
131

folio 006R du Manuscrit A

1516
Je décris la manière de borner et d’unir un ouvrage en mesurant les rives avec une corde, en calculant leurs dimensions et en élevant un talus à l’aide de mottes de terre. Je prévois une fosse, des piliers et des bases, ainsi que des piquets placés sur A. C. et une marque en B. C. Un chevron posé de travers, fixé à du branchage de bois flexible, doit soutenir la rive. Je précise les mesures : 2 bras, 1 bras, 100 bras pour la fabrication et 50 pour le côté et l’élévation. Je m’appuie sur le fil à plomb pour connaître l’aplomb, régler le support et en vérifier le centre, en utilisant divers appareillages. Enfin, je considère une grandeur de travers pouvant aller et venir en deux directions autour du centre, selon un mouvement circulaire égal et efficace, avec une lame destinée à racler et à…
Manuscrit A de Léonard de Vinci – folio 006RManuscrit A de Léonard de Vinci – folio 006RManuscrit A de Léonard de Vinci – folio 006R
132

folio 006V du Manuscrit A

1516
Je veux border et aplanir la terre au moyen d’une équerre en bois et d’un instrument pour aplanir. Pour une fosse de 6 × 4, je prévois une palissade entourée de treillis et liée par portions d’un bras, puis 16 pièces façonnées et 16 couvertures de 2 × 4. Neuf pièces doivent supporter la couverture et les contrepoids, avec des piquets garnis de fer. La digue, haute de 4 bras, sera élevée par couches de terre humectée, raclée et soutenue à mesure par des chevrons, des cordes de jonc et des palissades. Je ferai tour à tour les remparts, les talus et la maçonnerie de brique, en fixant les chevrons et les pieux aux points B, C, D et N. Je renforcerai enfin la base du devant et construirai derrière la maison une surface unie, consolidée jusqu’au bout.
Manuscrit A de Léonard de Vinci – folio 006VManuscrit A de Léonard de Vinci – folio 006VManuscrit A de Léonard de Vinci – folio 006V
133

folio 007V du Manuscrit A

1516
J’ai chassé l’agitation de l’avant-bras afin d’estimer. Embarrassé par le maître d’œuvre de la maison, je m’appuyai sur mon embarras et ordonnai la perception. La crainte des contestations fut ainsi retenue. Je pus remplir ma fonction en sécurité et avec bienveillance.
134

folio 007R du Manuscrit A

1516
Je dois faire le tour afin de certifier mes prescriptions. Les constructeurs des maisons doivent être payés, et aucun de mes novices ne doit participer au partage.
Manuscrit A de Léonard de Vinci – folio 007RManuscrit A de Léonard de Vinci – folio 007RManuscrit A de Léonard de Vinci – folio 007RManuscrit A de Léonard de Vinci – folio 007R
135

folio 008V du Manuscrit A

1516
Je fonde mes services de certification sur le maître d’œuvre des lieux et sur la maquette façonnée. La permission de créer un carrefour, condition du traité, a entraîné le détournement du chemin du marché. Il a fallu le tourner et le diviser en trois, en le délimitant par la construction. La maquette est présentée à tous à la bifurcation, où elle doit attirer les voyageurs afin qu’ils puissent y prendre leur repos en sûreté. Les plaisanteries sur ce changement voulu par sa majesté ont provoqué la colère, les critiques et des protestations, jusqu’à la querelle avec le magistrat public. Le carrefour comprend une cavité innovante, fondée sur un calcul raisonné et réalisée dans les limites de ma volonté. Je demeure toutefois en colère contre la courbe vers la nouvelle résidence royale, supprimée du traité qui définissait ma charge. Dispensé d’y travailler, je dois encore faire arpenter…
136

folio 000R du Codex sur le vol des oiseaux

1516
J’ai conçu une machine volante inspirée du mouvement des ailes et du corps humain. Elle possède deux ailes rigides couvertes de voiles légères, articulées par des leviers, des courroies, des roues et des contrepoids. Assis sur sa structure, le pilote actionne le mécanisme par des mouvements alternés des bras, des cuisses et du poids du corps, afin de produire un battement circulaire et de s’élever. De petites portes, intégrées aux ailes, s’ouvrent et se ferment pour retenir ou libérer l’air. Je veille à la solidité des assemblages, à la résistance de la toile et à l’équilibre des forces. Pour prévenir l’échauffement, le frottement, les fissures ou les arrachements, il faut graisser abondamment roues, courroies et articulations. Légère, économique et rapide, cette machine doit prouver que l’homme peut voler. Je l’ai expérimentée avec succès et souhaite la montrer aux Français et aux aristocrates de France.
137

PHO020R

2026
Chambord
Illustration 1 de la page PHO020R des manuscrits de Léonard de Vinci
138

folio 010V du Manuscrit A

1517
Je dois exposer l’exécution pieuse de l’édification de la basilique. Je veux m’appuyer sur la profusion et innover d’une manière nouvelle. La machine à refouler l’eau potable représente une abondance d’amour qui plaît, tout en restant bon marché ; je l’attacherai noblement à ce palais par une élégante consécration. Affairé au projet de la Lune, je me réjouis. Les Français me logent et me nourrissent, ce que je redoutais. Grâce à cela, je vais refaire avec soin, ouvertement et d’une manière remarquable mon bâtiment de découverte. Par autorité royale, avec mes novices de bonne volonté, j’accomplis les constructions avec beaucoup d’exactitude et de conscience.
139

folio 013V du Manuscrit A

1517
Je propose l’architecture en proportion, en m’appuyant sur la combinaison proportionnée du cercle. J’explique l’architecture tronquée par le placement de triangles semblables à une toile d’araignée, qui rigidifient l’ensemble. Ma maquette me fait honneur : je l’ai entièrement aménagée afin d’expliquer les fondations lors de la présentation. Examinée et critiquée en homme savant, elle permettra de faire réussir l’exécution.
140

folio 014R du Manuscrit A

1517
Je travaille avec soin et avec de la cire. La maquette permet de déterminer les mesures avec rigueur et de creuser selon des calculs raisonnés. Pour éviter le vol, quatre maquettes seront confiées aux novices, sans qu’aucune ne reste sur le site, car la cire peut se morceler ou se disloquer pendant le transport et la convoitise est forte. Les novices ont prêté serment. Transportée en voiture, la maquette servira à leurs démonstrations et à leurs rapports, menés avec une baguette de fer. La conformation semblable du terrain permettra de calculer avec justesse et de joindre les pieux en ligne droite sur les limites du mur. La baguette munie de pointes mesurera les pieds, et les piquets seront enduits de rouge. J’épierrerai l’objet circulaire et la souche au lieu « S », puis les couperai et les enlèverai en raclant. Je distinguerai la perche ferrée au lieu « F ». Les…
141

folio 014V du Manuscrit A

1517
Je ressasse la capacité d’une structure à supporter les contraintes et cherche comment maîtriser la crainte de l’éboulement en la rendant plus robuste. Je dois connaître ces phénomènes par l’expérience afin d’améliorer sa résistance. À l’aide de triangles rigides, que j’appelle « bonheur de l’amour », j’évalue la stabilité de l’ensemble. J’examine longuement l’action de tomber et le vacillement des angles de jointure. J’ai réalisé une conformation destinée à enseigner les erreurs, liée par de l’argile amollie et des baguettes de construction, et j’en ai approuvé la fonction. J’ai disposé les triangles rigides en colonnes élevées se terminant en pointes et fait varier la disposition des baguettes. Je consigne ce que j’ai révélé : lors des déchirements, il faut redresser les angles de jointure. Ici, j’observe la résistance de la structure aux éboulements redoutés.
142

folio 015V du Manuscrit A

1517
J’ai voulu partager ma responsabilité entre différents lieux géographiques, malgré la difficulté de cette fragmentation et son influence sur les dépenses des coursiers. Les messagers sont dévoués, et l’on peut se fier à leurs usages ; l’efficacité des novices est incontestable et suffisante. Je demeure ici, où je modère attentivement les opinions. Transporté en voiture, je raisonne efficacement les débats lors des hésitations. J’examine les opinions avec bienveillance, puis j’assigne habilement les tâches. L’examen et la certification relèvent de ma fonction ; ce travail est nécessaire. Mes requêtes et leur attribution doivent être en accord avec le novice, dont je garantis la certification pour commander l’élévation. Je dirige les travailleurs avec rigueur, attention et bienveillance. Le constructeur bâtit librement en observant les mesures de la maison, puis accomplit la construction selon mes indications, par l’assemblage de planches façonnées pour enseigner la juste proportion de…
143

folio 020R du Manuscrit A

1517
J’ai expérimenté le balancement avec rigueur et calculé la capacité à le supporter. Après avoir poussé avec force un poids suspendu, je l’ai vu s’élever alternativement en traçant une courbe. La lanière qui le portait a largement vacillé entre les bords A et B.
144

folio 021R du Manuscrit A

1517
J’observe la fermeté des lois aristocratiques lors d’actes de mécontentement. La destruction de la ruine dans son élévation, réalisée par les novices, a été parfaite. Les maisons de campagne ont été libérées avec succès et indemnisées. Deux personnes ont contesté en frappant des aristocrates ; le tribunal a géré leurs refus et leurs outrages. Leur relaxe a été demandée au prétexte de la colère qui les avait rendues coupables. Les témoignages ont établi une rébellion et un crime d’outrage à l’autorité royale. Le tribunal a énoncé la punition, son organisation et son accomplissement. L’acquittement par dédommagement financier a été refusé. La crainte du dernier soupir constitue un châtiment déshonorant ; faire périr par la corde, lié à un branchage, est une coutume dont je suis témoin. La corde et la mutilation mortelle sont demandées, et les deux personnes sont transportées vers la chapelle.
145

folio 021V du Manuscrit A

1517
Le monument, de peu de prix, est entier et constitue ici la garantie de la réussite. Je dois diriger l’agitation, mettre de l’ordre dans la mise en place et veiller à ce qui relève de la charge de ma fonction. Je suis obligé de surveiller avec discernement. Je me suis rendu sur le site pour observer avec rigueur, en alternant les critiques savantes à chaque hésitation. J’ai décidé de sa position sur le terrain et de le réunir sur la base de l’ancienne construction. Grâce à la base de conformation carrée, j’ai approuvé la construction. À diverses reprises, j’ai utilisé sur son plateau la maquette légère réalisée selon une juste proportion architecturale.
146

folio 022R du Manuscrit A

1517
Je suis inquiet de l’annonce faite avec force. Les voisins pleurent profondément le couple marié, uni fraternellement. La foule exprime clairement sa crainte de l’autorité royale et considère comme fautif ce couple marqué par d’horribles blessures expiatoires. Pour garantir l’excavation, je mets en place de petites colonnes. J’explique qu’elles doivent marquer les positions afin de reproduire fidèlement la maquette grâce à cette délimitation et d’en tirer avantage. Je les place dans la partie antérieure. Les étais sont taillés en pointe pour servir au marquage. La délimitation est ainsi réalisée avec fidélité et précision. Pour effectuer ce marquage, il faut naturellement enfoncer ces éléments avec force et en grand nombre.
147

folio 022V du Manuscrit A

1517
Je corrige le terrain en le raclant. À moindre coût, je remue les élévations afin qu’elles soient recouvertes par le palais, sur lequel il s’appuiera et sera naturellement soutenu. Je veux que la maquette indique explicitement les délimitations grâce à la baguette servant au calcul du contour. Par une double lecture, cette baguette enseigne fidèlement le calcul des mesures en pieds. Des hommes en action déplacent avec hâte et ardeur des chariots chargés, attelés à deux chevaux. À cet endroit, je place le monument sur la ruine démolie. Cette ruine est avantageuse pour la délimitation : elle permet de tracer le contour en juste proportion et en ligne droite, conformément à ce que doivent mettre en place les novices.
148

folio 023V du Manuscrit A

1517
J’observe que des terrassiers ont été demandés et accordés en grand nombre dans les villages riverains.
149

folio 025V du Manuscrit A

1517
J’observe ce qu’engendre un pressoir circulaire à vin. Je veux établir une fosse carrée où l’eau coule à volonté, avec pureté et en quantité suffisante. Je construis une machine destinée à refouler l’eau, reconnue comme disposée à faire le bien et extraordinaire pour tous. Sa base est dressée selon un calcul raisonné et réalisée à la perfection ; je l’ai conçue pour filtrer l’eau avec soin. Je m’engage aussi à préparer le novice du village à puiser l’eau et à fabriquer le pain. Ici, je veux rafraîchir considérablement l’enivrant vin, afin que le triomphe de cet accomplissement soit parfait. Je confie au novice français la tâche d’effectuer des allers et retours pour entendre mes critiques sur les ouvrages, en venant me voir à mon domicile. À partir de maintenant, tout cela sera un fondement.
150

folio 027R du Manuscrit A

1517
J’ai estimé « CHAMBORD » d’un style noble. Une petite troupe de novices peut s’appuyer sur deux maquettes, tandis que quatre autres sont réalisées pour permettre leur présentation et leur vulgarisation auprès de tous. « CHAMBORD » est parfait pour être construit : ses proportions sont immenses et bien adaptées. Il est parfaitement beau, œuvre de concorde et de paix. Dans son ensemble et dans ses vastes proportions, j’ai donné l’ordre de transporter les maquettes afin de les étudier directement sur le site. À l’aide d’une baguette de peu de prix, il sera possible d’observer avec soin les justes proportions lors de l’élévation.
151

folio 028V du Manuscrit A

1517
Je demande qu’un maître bienveillant soit désigné pour construire et m’interroger en même temps sur les anomalies inévitables qui surviendront pendant la construction. Je considère qu’il est noble et pieux, pour un homme savant, de choisir en secret un novice français. La basilique créée ne demande en rien une attention particulière de mon esprit. On peut s’appuyer sur la maquette fournie, digne d’éloges, qui fait la joie des tailleurs de pierre.
152

folio 029R du Manuscrit A

1517
La veuve travaillant à mon service, embarrassée par son désir, me demanda de pouvoir se récréer, assurée de la rigueur de son travail. Troublée et d’humeur folâtre, elle se coucha vraisemblablement pour me provoquer et m’inciter à la rejoindre au lit. M’avançant vers elle, je la trouvai étendue sur le dos. Elle me fit alors comprendre son désir par son attitude et l’écartement de ses jambes. Voyant mon excitation, elle obtint mon assentiment, et je m’appuyai sur elle pour m’unir à elle.
153

folio 030R du Manuscrit A

1517
Je conçois un four dont la capacité doit être adaptée aux besoins de la production. Je propose de le diviser afin de le rendre flexible : ses côtés pourront varier et être disposés convenablement avant d’être réunis. Cette organisation offre un gain à peu de frais et s’adresse au novice chargé de la mettre en place. Les creux doivent être équilibrés et approvisionnés en bois pour y allumer le feu, tandis que les plats seront disposés d’un côté ou de l’autre. Ainsi, le four pourra produire aussi bien en abondance qu’en petites quantités.
154

folio 031R du Manuscrit A

1517
J’indique le jeu redouté comme le principal loisir de cette maison. Actuellement, les briques de couleur fumée sont détruites. J’ai donc pensé, plutôt que de les briser, m’appuyer sur ces briques afin de les diviser en segments à loisir. Ainsi, j’exposerai clairement la marelle comme enseigne et rendrai la maison rayonnante par le dressement de cette épigramme, réalisée afin de la distinguer.
155

folio 032R du Manuscrit A

1517
Je veux que la plainte soit aussitôt coupée et que l’on mesure approximativement, avec rigueur, les changements à exécuter selon la géographie du lieu. La base approuvée, la maison élevée et le chemin écarté, je m’appuie sur le conseil du carrefour pour corriger la forme extérieure. Si l’ensemble chancelle, je procède à un calcul raisonné afin de corriger l’affaissement. Par crainte pour le village, j’adapte la construction en brique. Je recouvre seulement le bord de la route d’un bois flexible, suffisamment dissimulé. Dans la partie antérieure de la base, je prévois un mouvement giratoire et des canaux d’irrigation disposés autour. Je fais trancher avec soin et bienveillance la poutre de charpente, ici comme sur le côté. Mon explication du sujet et ma fabrication sont fondées sur le raisonnement.
156

folio 010R du Manuscrit B

1517
J’observe que l’écroulement est calculé par une géométrie de solives. Les maisons de dés et de tables de jeux sont les créations pieuses de mes nobles et jeunes disciples. La table de jeux de gains ostentatoires est posée en enduit, en hauteur, avec la certitude de sa connaissance et de l’interdiction, par la loi divine, de ce décor noirci. L’ostentation et la crainte peuvent être reconsidérées par la présence du libérateur le plus haut, qui nous a purifiés par ses conseils. Une extravagance inusitée, bouffonne et drôle produit l’étonnement. Pour apprendre à lire, je recherche une lecture harmonieuse et une composition rigoureuse. Je reconnais, corrige franchement et ampute les faiblesses ; je modèle la lecture en transcrivant clairement les notes. Plus le chemin est reconnu, plus les alternatives raisonnables sont pronostiquées. Les craintes se raréfient, le texte s’ouvre à tous et la réflexion est annoncée…
Manuscrit B de Léonard de Vinci – folio 010RManuscrit B de Léonard de Vinci – folio 010RManuscrit B de Léonard de Vinci – folio 010RManuscrit B de Léonard de Vinci – folio 010R
157

folio 012V du Manuscrit B

1517
J’ai défini et construit avec art un bâtiment destiné à enseigner l’architecture, accessible à tous et placé sur la route, ouvrage loué à la demande. Son édification est renforcée par un ouvrage de briques dissimulé à l’intérieur, selon une règle de fabrication révélée ici après retrait de ce qui couvre la base. Un appui robuste, un sillon sur un tiers de la surface et l’élévation régulière des murs affermissent la construction. La base soutient l’entrelacement des chênes et permet l’assemblage du plancher, séparé et accroché à une poutre de traverse. Mais les colombages sont érigés gauchement : ils font plier les pans de toiture, aggravés par une inégalité deux fois plus grande qu’à l’origine. Malgré la volonté de contre-peser, l’enchaînement des extrémités est mal calculé. Toutes ces erreurs menacent la ruine de la maison.
Manuscrit B de Léonard de Vinci – folio 012VManuscrit B de Léonard de Vinci – folio 012V
158

folio 014V du Manuscrit B

1517
Je mets en œuvre le plan d’un aqueduc et de son canal d’eau. J’enlève la construction du plan pour la montrer seule, avec des cavités sur ses deux galeries, bâties en briques, tandis que les ouvertures sont formées de lames de terre glaise. L’aqueduc est lié de tous côtés afin que l’eau coule. Des fenêtres divisées par de la terre créent des filets d’eau et un ruisseau qui l’alimente. Je prévois un captage naturel, une circulation rapide et abondante, ainsi qu’un système de sas caché pour nettoyer la conduite et purifier l’eau. De petites portes maintiennent le lit étroit de la rivière, et la fontaine coule par la canalisation sur la place publique. J’examine aussi une architecture bâtie de poutres et de solives non conformes à la règle, reposant en pente, et je montre par des tableaux une dévastation figurée…
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159

DES100R

1517
J’ai calculé et travaillé avec soin la maison des progrès bienfaisant. Je laisse cet ouvrage en testament. L’habitation dénommée villa « progrès bienfaisant » met en œuvre le triomphe de l’appréhension. Ce monument décrit d’une manière exceptionnelle l’ironie feinte et est destiné à nous emporter de rire. En produisant, par la curiosité, un amusement sans pareil, il fait rire très longtemps.
DES100R
160

DES101R

1517
Le déluge - 2
DES101R
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DES102R

1517
Le déluge - 3
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DES103R

1517
Le déluge - 4
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DES104R

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Le déluge - 5
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DES105R

1517
Le déluge - 6
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DES106R

1517
Le déluge - 7
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DES107R

1517
Le déluge - 8
DES107R
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PHO060R

2026
Blois
Illustration 1 de la page PHO060R des manuscrits de Léonard de Vinci
168

folio 018V du Manuscrit B

1517
Je propose de consolider l’édifice en construction, dont les fenêtres seront nombreuses, en rigidifiant sa forme extérieure et en lui donnant une élévation nouvelle, artistique et lumineuse. Sur l’ancien monument de pierre, j’élèverai le château comme une housse, en souvenir de la ville et du rempart abandonné, en l’attachant à la muraille solide. Après l’arpentage, j’alignerai la base et le support sur la digue comblée, en retirant les parties érodées et en maçonnant une bordure droite et résistante. Une porte sera creusée dans la muraille pour donner accès à un chemin incliné et à un cellier à vin. Des fentes permettront d’atteindre une chausse-trappe oscillante, destinée à se rompre au passage. Dans la petite salle, je limiterai les sommes d’argent. Je tiendrai chaque année les notations des gains et distributions afin d’administrer honnêtement le trésor royal. Enfin, j’avancerai le…
Manuscrit B de Léonard de Vinci – folio 018VManuscrit B de Léonard de Vinci – folio 018VManuscrit B de Léonard de Vinci – folio 018VManuscrit B de Léonard de Vinci – folio 018VManuscrit B de Léonard de Vinci – folio 018VManuscrit B de Léonard de Vinci – folio 018V
169

folio 019R du Manuscrit B

1517
Je dois prendre des précautions au sujet embarrassant de l’aménagement de la digue du château. Cette affaire délicate concerne les protections à installer sur la digue contre les voleurs. Pour cette raison, je ferai croire à la création d’un système de remplissage extrêmement commode, accompagné d’indications précises et intéressantes destinées à en expliquer le fonctionnement. J’y présenterai notamment le procédé de façonnage indiqué en A.B.
Manuscrit B de Léonard de Vinci – folio 019RManuscrit B de Léonard de Vinci – folio 019R
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folio 019V du Manuscrit B

1517
Je montre comment construire soigneusement la cave au moyen d’une charpente et de ses liaisons inflexibles au carrefour. J’expose l’enseignement de la construction de la base, dont le tracé est visiblement partagé en deux parties, ainsi que la dissimulation liée à cette maison. La base est fortifiée par un rayon constant à supporter, rapporté ailleurs dans le rapport par une courbe grossière et un appareillage de soutènement en triangle. Divisé en segments, cet appareillage doit soutenir alternativement une construction en briques, aussi grande que l’on voudra. Une fois l’ouvrage confectionné, je supprime la charpente selon les règles, non en la brisant, mais en la faisant glisser avec force. Puis je transporte facilement l’ouvrage. Enfin, je fais humidifier l’enveloppe, la battre énergiquement et trembler sous son enduit de boue et d’argile. L’enduit amolli et de faible épaisseur doit être affaibli par trempage.
Manuscrit B de Léonard de Vinci – folio 019VManuscrit B de Léonard de Vinci – folio 019V
171

folio 036R du Manuscrit B

1517
Je creuserai, autant que possible, les fenêtres en forme d’alvéoles, afin de me réjouir de cette architecture construite en pierre, ingénieusement rayonnante. Le bas-fond de l’ancien, à côté, n’ayant subi aucun dommage, je le juge digne d’éloge et favorable à la construction d’une liaison. En hauteur, je disposerai une charpente qui, lestée et agissant par effet de levier, affermira une traverse afin de renforcer l’ensemble.
Manuscrit B de Léonard de Vinci – folio 036RManuscrit B de Léonard de Vinci – folio 036RManuscrit B de Léonard de Vinci – folio 036R
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folio 036V du Manuscrit B

1517
Je veux commander et organiser ingénieusement, à bas prix, la caserne destinée à la garde d’honneur, en la reliant dans la continuité à la partie de la construction en pierre. Je dois accomplir ce projet avec peu de dépenses. J’examine les lieux et leurs faiblesses : ici, à la base, il y a 30 pieds. La longueur de l’architecture sera déterminée par l’arpentage, en s’appuyant sur la base de l’édifice.
Manuscrit B de Léonard de Vinci – folio 036V
173

folio 039R du Manuscrit B

1517
J’expose une manière de réaliser un ouvrage militaire, économique dans son ensemble et aménagé selon les règles nécessaires au bon fonctionnement naturel d’une armée. Je veux que l’armée puisse voir de tous côtés et intervenir rapidement en cas d’agression de brigands ou de voleurs, afin de faire naître l’idée de l’inviolabilité du château.
Manuscrit B de Léonard de Vinci – folio 039R
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folio 034R du Manuscrit A

1517
Je veux tout montrer à peu de frais, en construisant fidèlement avec des baguettes assemblées de manière à garantir la solidité. Une traverse de bois peu coûteuse se déforme sous un poids de trois livres ; je dois donc vérifier si l’épaisseur du contour suffit à assurer la réussite de la construction. Ici, les deux parties sont correctement disposées, mais le déchirement des baguettes lors de la simulation me contrarie. Je peux accroître le poids de deux livres, au risque d’augmenter l’érosion sur les flancs. Une livre paraît être la juste valeur pour éviter que l’ensemble ne s’épande par glissement. La critique de ce calcul me glace d’effroi.
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folio 034V du Manuscrit A

1517
J’ai conçu la maquette de Chambord avec art, en lui donnant des formes parfaites. Elles offrent une indication précise d’efficacité et de rigueur et guident le travail de façonnage. J’ai voulu que ce château enseigne la manière de le construire en un autre lieu. Les novices pourront l’étudier attentivement en vue de son exécution, puis s’y référer et s’en servir autant que nécessaire, avec bienveillance, afin de porter secours à l’ouvrage et d’en protéger la création.
176

folio 035R du Manuscrit A

1517
J’examine les côtés attachés ensemble pour assurer leur maintien, car ils supportent la forte poussée du poids qui s’appuie sur eux. Je dois en déterminer précisément les dimensions, corriger les défauts possibles de la structure et définir la résistance nécessaire pour entourer et soutenir suffisamment les arches du monument. Je crains d’avoir à en éprouver de la honte dans le futur.
177

folio 036R du Manuscrit A

1517
Je prévois un appui pour rendre l’ensemble robuste. L’examen doit permettre d’en déterminer les dimensions et de prévoir la mise en place d’une lanterne supportant la toiture. À peu de frais, je veux montrer ce palais afin d’en décider par l’observation. Ici, la vue approuve avec succès le sommet proposé du monument.
178

folio 036V du Manuscrit A

1517
Je ne suis pas assuré de l’évaluation du poids observé et, afin d’éviter toute hésitation, je propose de soutenir le monument par un pilier s’élevant depuis sa base.
179

folio 038R du Manuscrit A

1517
Je présente la maquette en réponse à cette crainte. Pour cette raison, j’en ai examiné les deux parties. J’ai retiré la structure et allégé la construction environnante. Les novices admirent la libération des parties enfoncées de la maquette.
180

folio 038V du Manuscrit A

1517
Je rapporte un arrangement avec la femme qui gouverne : elle m’a expliqué avec bienveillance qu’en vertu de son devoir de se courber, je lui devais douze livres. Cette aide devait servir à acquitter la pension d’usage et garantir mon bien-être. Avec l’hésitation dictée par la sagesse, j’ai décidé de porter la somme à vingt-quatre livres, par tendre amour, afin d’être servi avec efficacité, bien nourri et vigoureusement baigné. Il s’agissait aussi de se mettre au lit pour se lier en secret et obtenir de cette union une grossesse conduisant à une naissance.
181

folio 040V du Manuscrit A

1517
Je cherche comment bien adapter la maquette, avec succès, afin de faciliter l’explication et de présenter explicitement la proposition efficace d’un piédestal pour l’architecture de l’édifice.
182

folio 041V du Manuscrit A

1517
J’assemble l’ensemble avec rigueur, en suivant sa courbe, selon une disposition remarquablement pensée. Je rigidifie soigneusement les trois formes par cette disposition : depuis le milieu, les trois parties s’enchaînent et se recouvrent les unes les autres. J’obtiens ainsi un édifice solide et innovant, qui apportera un soutien précieux lors de la construction. C’est une excellente méthode pour construire.
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folio 0778R du Codex Atlanticus

1517
Je conçois une machine à cintrer les tuyaux de pompe. Il est possible de remplir un tuyau attaché rigidement aux colonnes solides N. M. Ce tuyau sera flexible, de sorte que les chevrons et la base pourront plier et faire rouler l’ensemble. Je veux mettre à l’épreuve ce savoir-faire hydraulique. À chaque poutre sera réalisée une pompe, alimentée par une conduite d’eau reliée au puits. La tâche consiste à gonfler un vase d’expansion, qui fera ployer le mécanisme et le fera tourner. Il faudra organiser ce cycle tour à tour pour chaque poutre.
Codex Atlanticus de Léonard de Vinci – folio 0778R
184

folio 1116R du Codex Atlanticus

1517
Je conçois une pompe à surverse pour fabriquer et distribuer l’eau qui coule en flot par débordement, avec bienveillance. Je cherche à limiter et à supprimer la fuite en bouchant le passage. Le dispositif doit permettre l’action de varier et l’action de couper, afin d’accomplir l’union. Je note également la mesure d’une demi-livre.
Codex Atlanticus de Léonard de Vinci – folio 1116RCodex Atlanticus de Léonard de Vinci – folio 1116R
185

folio 043R du Manuscrit A

1518
Dans la ville de ma demeure, j’examine les civilités aristocratiques, la loyauté et les marques de dévotion. Avec modération, j’imite ce que je vois et que je parviens à reproduire. Dans la grande rue, la foule s’abaisse en se courbant au passage des aristocrates, en signe de reconnaissance. Il s’agit d’un salut accompli avec zèle par un large mouvement circulaire. Les femmes reçoivent une marque semblable : la foule s’abaisse également en se courbant à leur passage, par reconnaissance. Ces gestes constituent une convenance courtoise envers les aristocrates.
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folio 043V du Manuscrit A

1518
J’observe une cérémonie où des compagnons sont écrasés par des armes de jet, à bas prix, dans l’espoir d’obtenir un avantage. Cette tradition, sacrilège, commémore une victoire. Mon orgueil doit comparaître devant le pape, et je crains la dureté de sa colère ainsi qu’un ordre perfide. Je dois persuader le tribunal de ma bienveillance, annoncer l’irrégularité redoutée comme un avertissement et trouver les arguments nécessaires pour apaiser les inquiétudes par un discours raisonnable. Le prodige, pour être digne d’être approuvé, consiste à rappeler la basilique. Je dois l’annoncer noblement par une cérémonie et, si elle est transportée et exposée, présenter avec maîtrise le but de l’édifice.
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folio 044R du Manuscrit A

1518
On me reproche d’être un mauvais sujet à cause de ma requête, et mes paroles futiles et bienveillantes envers la basilique ont détruit mon honneur auprès des aristocrates, qui me tiennent pour un criminel. Bien que je vive tranquillement dans ma demeure avec des domestiques à ma disposition, ces mensonges m’accablent. Affligé et fatigué de paraître devant les novices, je n’oserai plus traiter de la basilique avec eux chez moi. Je tremble à l’idée de les instruire et transmettrai désormais mes observations sur l’édification par l’intermédiaire d’un domestique. J’ai trop longtemps retardé ma venue sur le site pour diriger les travaux, alors qu’il est économique de soutenir l’ouvrage par l’observation et de tout prescrire. Je suis enfin embarrassé et en colère contre moi-même d’avoir redouté de rencontrer les novices sur le site.
188

folio 044V du Manuscrit A

1518
Les Français sont devenus arrogants à mon égard, et je crains de paraître devant eux. Le pontife m’a demandé de me confier à lui, d’agir ici conformément au pacte signé et de lui rapporter mes craintes. Je suis affligé par les torts criminels dont les puissants de la guerre me décrient avec force. Heureusement, les novices sont à l’œuvre sur le site. Ils se montrent compatissants et voient avec bonheur leur maître. En me rendant sur place, je peux m’appuyer sur l’édification pour l’examiner et la diriger, donner avec rigueur des indications précises et estimer régulièrement, par des calculs raisonnés et exacts, les actions nécessaires à la construction. Je peux ainsi mesurer et juger en connaissance de cause.
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folio 045R du Manuscrit A

1518
Je vais vérifier par moi-même la capacité de la colonne de force à supporter durablement le poids.
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folio 048R du Manuscrit A

1518
mon orphelin redoute qu’une plainte soit déposée. Me voyant boire comme un homme grossier et misérable, il me fait comprendre son chagrin. Il me demande de prendre ma fortune et de m’échapper en fuyant, m’assurant qu’il n’agit nullement de mauvaise foi. Il craint un ordre d’assignation à comparaître. Lors d’un procès, je dois éviter de conserver mon gain, de peur d’être dépouillé et volé par les magistrats.
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folio 049V du Manuscrit A

1518
J’observe que les arcs en chevrons sont parfaitement construits en forme de voûte et assemblés, selon les règles, par des tenons destinés à assurer leur maintien. Pourtant, à la vue de cet objet, je redoute que cette architecture ne soit pas capable de remplir correctement sa fonction.
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folio 050R du Manuscrit A

1518
Je veux faire triompher la maquette malgré les inquiétudes que j’éprouve. Pour cela, je façonne soigneusement l’architecture et fixe solidement la maquette sur son appui. L’édifice doit conserver une certaine flexibilité et pouvoir effectuer le mouvement prévu. Le succès dépend de la qualité de l’assemblage et de la disposition des différentes parties. Je redoute cependant que les arcs, constitués par l’assemblage de baguettes, ne conduisent à la ruine habituelle de l’édifice. Je dois donc m’assurer de leur bonne qualité. La représentation doit permettre de libérer et d’observer les éléments afin de vérifier, autant que possible, la solidité de l’ensemble.
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folio 055V du Manuscrit A

1518
L’ouvrage achevé, j’hésite encore à ajouter cette merveille qui s’enroule, afin de ne pas surcharger l’ensemble. Un calcul raisonné doit vérifier si la structure peut supporter cette charge, car je redoute l’écroulement du sommet. J’observe donc l’érosion et dispose convenablement le monument, en entourant largement ses angles et en les cadrant selon de justes proportions. Au centre se trouve le fameux conduit d’eau, enlacé par la construction ; cet ouvrage devient le témoin de l’union. Le puits est rendu public et le triomphe accompli. La maquette, véritable prodige, facilite l’explication du monument : elle permet de mettre en place et d’examiner sa partie antérieure, charme les novices et soutient leur raisonnement. J’en retire une partie pour révéler l’ensemble, tout en veillant à ne pas conduire les observateurs dans l’erreur et à instruire les novices par l’examen attentif…
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folio 056R du Manuscrit A

1518
Je voulais m’appuyer avec rigueur sur l’observation des lieux, mais j’ai pris froid en parcourant de vastes espaces où j’exerce mon autorité. Saisi par la fièvre et privé de voix, j’ai décidé, la terre étant couverte de neige, de revenir à la maison après avoir été transporté en voiture. Je pense que mes tremblements viennent du froid subi durant le trajet. Me déplacer sur les lieux lorsqu’il neige, même couvert d’une fourrure, pourrait me faire périr ; je dois donc écarter cette menace. Je me suis vu devenir humide et j’ai pris des médicaments. Désormais, je veux éviter la froidure des voyages, car ma résistance s’en trouve affaiblie.
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folio 056V du Manuscrit A

1518
J’examine la pompe : elle puise l’eau au moyen de courbes tournantes qui s’enroulent. Le grand trou, observé puis réalisé en maçonnerie par le novice, doit nécessairement être alimenté en eau par son centre. Un trépied en fer devra soutenir l’entrelacement des conduites d’eau et être solidement fixé à la cavité. J’ai retiré la partie tournante, en fer, ainsi que les torsades en bronze qui y étaient fixées ; l’ensemble est assemblé par soudure au bronze. Pour disposer plus convenablement le trépied, j’ai également enlevé la partie mobile. Cela constitue un avantage pour le novice, qui peut ainsi mieux soulever et mettre en place l’ensemble.
196

folio 057R du Manuscrit A

1518
J’assemble avec soin les torsades des conduites d’eau et les dispose tour à tour selon une direction oblique. Ce principe permet le transfert du fluide par un mouvement de rotation. Ici, j’ai façonné une maquette bon marché, réalisée dans de justes proportions.
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folio 057V du Manuscrit A

1518
J’ai fini de pleurer : l’ivresse bienfaisante est une grâce inconsidérée.
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folio 000R du Manuscrit L

1518
Les trajets en voiture m’ont permis de paraître et d’ordonner les chantiers, mais ils me donnent la nausée, comme les lieux où je dors et les conditions de voyage. Harassé de travail, je veux réduire mes déplacements pour traiter les litiges avec réflexion, disponibilité et repos. Je demande donc que chaque village où je séjourne offre un bain, une nourriture convenable et la possibilité de boire et de bavarder avec les habitants. Les auberges et salles de bain doivent être ouvertes, accueillantes et divertissantes. Fatigué de voyager pour conseiller les novices, je propose de perfectionner les sentiers de briques concassées et de vaisselle cassée : il faut les broyer, les ratisser, les frapper, les agglutiner, puis les recouvrir d’un enduit. Les routes devront supporter les chariots, avec des tracés creusés de part et d’autre. Je demande enfin leur consolidation, sans
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folio 001R du Manuscrit L

1518
Je dois disposer réellement de l’argent et avoir l’autorité d’organiser le gage en juste proportion. Pour l’architecture projetée, je dois la représenter et la communiquer, puis en confectionner un modèle de très petite proportion. La construction doit produire de l’effet, plaire agréablement et demeurer ingénieuse et réfléchie. Je dois aussi adapter l’ouvrage, modifier ce qui est nécessaire et récapituler les faveurs et les craintes qu’il peut susciter. Au sujet des marécages, j’ai rapidement arpenté le vallon, mesuré le petit ruisseau, ses fontaines et ses étangs, puis rapporté les altitudes et les détails. Avec une petite troupe, j’ai délimité par des piquets la fosse à vase à vider, l’ai mesurée en pied et reportée sur une ligne droite. Des débutants ont creusé avec des bêches et des râteaux un passage d’écoulement, tandis que l’eau des marécages se retirait. Le contrat royal concerne une dévastation due au feu et la reconstruction du…
Manuscrit L de Léonard de Vinci – folio 001R
200

folio 001V du Manuscrit L

1518
J’écris, sous forme de notes variées, toutes mes pensées ingénieuses et je compte sur elles pour me rappeler leurs dispositions. Je veille aussi à ce que leurs explications orales réjouissent l’auditoire, tandis que mes dessins embellissent l’écriture et rendent compréhensible l’acte conforme au devoir. Le vol des notes provoquera ma colère sévère : une personne sur dix devra être punie. Je demande donc de surveiller scrupuleusement les voleurs, de les combattre avec mécontentement et tumulte, de les outrager et de les battre sans empêchement. Les candidats doivent être bien portants, habiles, formés, soigneux, courageux, bienveillants, patients et attentifs, capables d’endurer notamment la maçonnerie en brique. Ils doivent conduire les chevaux et autres moyens de transport, observer et reconnaître la rigueur d’autrui. Comme la bonne qualité coûte cher, je choisis des candidats de 30 à 45 ans, honnêtes, et nomme officiellement un directeur valeureux et fort d’âme.
201

folio 002R du Manuscrit L

1518
Je considère que le bon accoutrement fait naître l’assurance et favorise le raisonnement, dispositions essentielles à l’argumentation. J’observe un couple qui se lamente de la malédiction hostile du marécage entourant sa propriété : il doute que cette base entourée d’eau soit un bienfait, car elle lui inspire une crainte effroyable. Les inondations y font couler chaque année d’abondants tourbillons, fissurant la propriété et imposant de fortes consolidations, malgré le caractère honorable et valeureux de ce sacrifice. Celui qui veut surprendre doit montrer son dévouement par son cœur, avec ardeur et clarté. Un costume élégant confirme aussi la coutume d’un paiement convenable. Pour ma part, j’accomplis mes fonctions en informant par devoir académique, en enseignant avec honnêteté, rigueur philosophique et sagesse, tandis que les éléments des sciences sont pieusement passés en revue.
Manuscrit L de Léonard de Vinci – folio 002R
202

PHO010R

2026
Lassay sur Croisne
Illustration 1 de la page PHO010R des manuscrits de Léonard de Vinci
203

folio 059R du Manuscrit A

1518
En privé, je confie désormais mon travail au grand seigneur, moyennant un gage. Par un soin dévoué, cette tâche contribuera à ma notoriété tout en me permettant d’en retirer un avantage.
204

folio 003R du Manuscrit L

1518
Je consigne, calcule, prescris et marque le prix avec soin. J’inscris : AB 950 et BC 2100.
Manuscrit L de Léonard de Vinci – folio 003R
205

folio 002V du Manuscrit L

1518
À Lassay sur Croisne, j’ai effectué l’arpentage en comptant les pas sur plusieurs sections : 935 pas de A à B, 1300 de B à C, 1100 d’O à P, 620 de M à O et 2400 de N à M.
Manuscrit L de Léonard de Vinci – folio 002V
206

folio 058R du Manuscrit A

1518
Je fais l’éloge des écluses. À partir d’une digue, j’observe que le déversement rapide de l’eau racle le sol avec violence et qu’un creux se forme naturellement sous l’action du liquide. La hauteur des poutres de séparation doit être suffisante. Autrefois, j’ai utilement démontré par ce phénomène le principe du détournement des eaux. La qualité essentielle de l’ouvrage est que l’écoulement soit assez puissant et agité pour provoquer une excavation.
207

folio 061R du Manuscrit A

1518
En privé, j’accorde la confirmation d’élever un château et je consigne la transaction ainsi que le prix convenu. À peu de frais, je dois tout montrer pour plaider en faveur d’un calcul raisonné. La place forte est approuvée, mais je reste embarrassé par ses côtés. Grâce à la maquette, je remanie l’habitation en ajoutant un nouveau bâtiment, rendu nécessaire par les éboulements.
208

folio 061V du Manuscrit A

1518
À peu de frais, je montre tout : ici, l’exécution des ordres est parfaite. Je remarque que l’air est agréable, car nous venons de passer l’hiver. La maquette du monument a été définie avec efficacité. La ruine a été corrigée afin d’en conserver le souvenir par la vue de cet agréable mur d’enceinte, transfiguré par des géométries noires qui s’y accordent bien. Sur le rempart, j’ai fait retirer le revêtement extérieur. En prenant appui sur le rempart, un enduit sur clayonnage a été appliqué, couvrant les remparts et les tours. Ce bâtiment est agréable : je vois s’élever cet édifice militaire, où les lézardes des tours et du rempart sont méthodiquement étayées, l’une après l’autre.
209

folio 062R du Manuscrit A

1518
J’ai conçu cette disposition pour dégager la vue sur le nouveau bâtiment. Le rempart doit être largement supprimé, malgré l’insistance des propriétaires à maintenir les fortifications. En m’appuyant sur les douves, j’ai expliqué avec bienveillance que le fossé suffisait à assurer la défense. J’ai donc décidé de supprimer les ouvrages militaires situés sur les côtés des rives. Il serait inquiétant de surcharger les rives de la place ; il est plus sage d’adopter cette disposition pour bâtir le logis. Le bâtiment prend place sur une surface plane, entourée par le bassin des fossés, qui devient ainsi un canal de défense tout en permettant de le contempler avec bonheur.
210

PHO030R

2026
Gien
Illustration 1 de la page PHO030R des manuscrits de Léonard de Vinci
213

folio 004V du Manuscrit L

1518
Je rapporte une histoire pieuse faite d’actes de libération, fondée sur les explications des auteurs et la reconnaissance établie. Une jeune femme, guerrière novice, a poussé la nation à s’opposer au joug de l’envahisseur. Gagnant la confiance des troupes, elle a libéré un vaste territoire avec ardeur et vaillance, afin de conduire le roi à son couronnement. L’épée à la main, elle a déclaré deux prophéties : débarrasser le pays des brigands et des pirates, puis faire reconnaître le général en chef comme monarque et souverain. Pourtant, la petite servante, annonciatrice de la félicité du Très-Saint, a été violemment mise à mort sur le bûcher. Pour le bâtiment, je dois aller sur place en voiture, estimer le projet, puis en établir sur une feuille un traité honorable. J’en déterminerai d’abord les hauteurs et les longueurs des remparts. Le château sera supprimé, ses poutres écroulées enlevées, et sa base refaite selon…
Manuscrit L de Léonard de Vinci – folio 004V
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folio 005R du Manuscrit L

1518
Je peux arranger ingénieusement la maçonnerie de briques du château et la décorer d’images noirâtres. L’histoire doit prendre forme à travers des ornements. Il faut aussi montrer que le château a été remis en état par la construction de carrés s’interpénétrant, accompagnés par l’esprit bienveillant d’une table de jeux salutairement mystérieuse. Enfin, un rond qui me concerne achève le charme de l’ensemble.
Manuscrit L de Léonard de Vinci – folio 005RManuscrit L de Léonard de Vinci – folio 005R
216

folio 006R du Manuscrit L

1518
Je dispose cet appareillage à la base du monument, en le mettant au même niveau. Cet engagement, pris rapidement avec bienveillance et légèreté, doit être ajouté à la fondation. Le lieu est lugubre ; il m’est dévoilé le 14 février. Je suis d’avis que le feu a pris dans les cuisines avant de s’étendre au château.
Manuscrit L de Léonard de Vinci – folio 006R
217

folio 006V du Manuscrit L

1518
J’ai constaté que des moellons s’étaient écroulés sur A.B. et que la ruine tombait de toutes parts. Il faut abattre entièrement les obstacles, puis mettre en talus dans les fossés entourant le lieu le bois de chêne et la pierre, jusqu’à l’écroulement complet. La boue s’est répandue partout ; d’énormes crevasses descendent jusqu’au fond du château, et elle est sortie par les fenêtres. Les pluies d’orage ont détruit le coteau et repoussé puissamment la terre vers l’avant. De grandes quantités d’eau ont envahi le château, dont les remparts sont corrodés par son absorption. Le feu a été consigné en février, mais un mensonge et un retard ont marqué sa communication. J’ai interrogé les nobles gens du village, puis les habitants, sans obtenir d’abord de date précise. Enfin, après divers échanges, ils ont rapporté que le sinistre remontait à décembre.
Manuscrit L de Léonard de Vinci – folio 006V
220

folio 008R du Manuscrit L

1518
Je destine cet appareillage à la base du monument et je veille à le mettre de niveau avec soin.
Manuscrit L de Léonard de Vinci – folio 008R
221

folio 008V du Manuscrit L

1518
J’examine cet arpentage en vérifiant ses proportions : 3 multiplié par 7 donne 21, 4 multiplié par 7 donne 28, et 6 multiplié par 7 donne 42. J’explique avec attention que 7 multiplié par 7 doit donner 49. La courbe est ici admise comme négligée. La bonne qualité générale et la juste proportion reposent sur la rigueur de la chaîne de l’arpenteur. J’approuve rigoureusement cet arpentage, conformément à ma fonction. Il trouve son origine dans le travail de mes serviteurs et dans l’usage de leurs piquets.
Manuscrit L de Léonard de Vinci – folio 008V
224

folio 010V du Manuscrit L

1518
Je cherche un lien entre l’édifice d’origine et sa capacité à être reconstruit. Les rapports 4/3 = 1,33 et 3/2 = 1,5 indiquent une augmentation et une proportion favorables, tandis que 9/8 = 1,125 délimite un encadrement possible. Une formule me paraît trompeuse ; je dois donc ajuster le budget selon un rapport de 8/9, en le comparant à un nombre supérieur à 2/3. Cette estimation, établie approximativement à partir du périmètre de l’édifice et de relevés effectués à la chaîne, reçoit pour chaque endroit une proportion complémentaire augmentant la charge. J’examine l’édifice par morceaux détachés afin de le modifier selon le budget annoncé. La maquette doit ainsi devenir cohérente avec ce budget et conduire la construction à son terme, en approchant le facteur 9/6 = 1,5, équivalent à 3/2.
226

folio 011V du Manuscrit L

1518
Le coffre à livre : c’est pourquoi le livre sera interdit. La personne frivole devra briser le verrou pour se rendre fautive, et les mensonges belliqueux seront alors discernés sans aucun doute. Je montre aussi le mouvement de rotation : le cavalier, placé en avant, est tourné successivement selon le moment A, le moment B et le moment C.
Manuscrit L de Léonard de Vinci – folio 011V
227

folio 012R du Manuscrit L

1518
Pour la serrure du coffre à livre, j’ai prévu un petit conduit dans lequel on glisse une pièce de fer qui gouverne le système avec certitude. Pour l’ouvrir, il faut faire glisser cette pièce dans la fente sur toute sa longueur et exercer en même temps une forte pression.
Manuscrit L de Léonard de Vinci – folio 012R
228

folio 013V du Manuscrit L

1518
J’ai examiné avec précision la demeure et démontré, par l’observation des fissures, la faiblesse de ses fondations. Les remblais placés devant le rempart ont humidifié la maçonnerie des caves et compromis les piliers des voûtes. Il faut donc abattre le château, élargir et déplacer la ceinture de bordure, éloigner la digue et reconstruire solidement la muraille en ceinturant l’abîme. La base doit être détruite pour permettre une architecture robuste. J’ai estimé la dépense et déterminé le travail à accomplir. Il me faut maintenant recruter des hommes dignes de confiance, capables d’assurer le transport et la mise en œuvre sous une discipline stricte. Malgré les protestations du village contre l’ordre de Sa Majesté royale d’élever un château, j’ai expliqué que creuser profondément permettrait d’évacuer les eaux d’infiltration et de sécher l’ouvrage. Les souterrains drainants devront tarir les fontaines et assécher les caves.
229

folio 014R du Manuscrit L

1518
Sur une longue période, ma gouvernante m’a transformé, et l’harmonie entre nous a provoqué ma métamorphose. Elle a la bonté de s’unir à moi lorsque nous sommes couchés, puis de reposer paisiblement, ce qui rend ce lieu apaisé. Je souhaite donc créer à mon domicile une œuvre décorative et poétique, comme le triomphe d’un serment consolidant notre couple. Visible en ce lieu, elle sera confectionnée à la main, en briques, selon une géométrie à la fois drôle et précise. — E. B. Le tribut, jusque-là raisonnable, est destiné à l’entretien alimentaire et donné en gage pour 210 soldes.
Manuscrit L de Léonard de Vinci – folio 014R
230

folio 014V du Manuscrit L

1518
J’enduis entièrement le coin de cire, en dépassant légèrement de part et d’autre, puis je l’enduise aussi régulièrement d’huile lorsque je l’appuie, afin de rendre l’attache plus robuste. Je bats le coin vigoureusement et profondément, jusqu’au fond, en veillant à ne pas endommager l’autre coin formant la paire. Cette action descelle irrévocablement les poutres : ce serait une faute de l’enlever. Pour désunir facilement l’ensemble, je repousse le coin par le même endroit afin de l’extraire. D’un seul coup, je frappe fortement ; alors le poteau, maintenu dans le passage étroit de la fente, est ingénieusement relâché.
Manuscrit L de Léonard de Vinci – folio 014V
231

folio 015R du Manuscrit L

1518
Je constate que dresser une cloche relève du cours ordinaire des choses. Pour la mettre en mouvement et signaler une action, je tire sur la courroie, qui fait osciller la perche ferrée. Le travail est ajourné au milieu des tourments. Je peux instruire par des entretiens, mais seulement lorsque l’émission du son est produite. J’ai tourné la clef, puis je l’ai remise droite. J’ai élaboré une correction et l’ai placée sur N et M, afin de garantir l’exécution honnête et réussie de l’ensemble.
Manuscrit L de Léonard de Vinci – folio 015R
232

folio 015V du Manuscrit L

1518
Consolider le chemin établi. J’en affermis le contour et l’achève avec soin.
Manuscrit L de Léonard de Vinci – folio 015V
233

folio 016R du Manuscrit L

1518
Pour maintenir presque toujours la construction bien droite, j’ai conçu un outil permettant d’évaluer la maçonnerie, de distinguer les erreurs et de les corriger. Une pelote de laine est disposée à plusieurs reprises afin de vérifier avec précision la rectitude des constructions. J’ai façonné la charpente dans un but d’enseignement. J’y ai réalisé des triangles dont la forme correspond à une toiture, afin d’appuyer les conseils donnés. Il convient de corriger l’ensemble en raccourcissant la toiture et en la divisant en plusieurs éléments : cette solution constitue une économie avantageuse. Il faut également modifier les lits de blocage qui dépassent la grandeur normale, tout en respectant l’assemblage existant. Le raccord devra être repris à l’endroit où le faîtage a été amoindri ; cette suppression constitue ici une amélioration utile.
Manuscrit L de Léonard de Vinci – folio 016RManuscrit L de Léonard de Vinci – folio 016R
234

folio 016V du Manuscrit L

1518
J’ai montré que l’édifice pouvait être détruit en le déversant, mais j’ai refusé d’abattre [NO], afin d’en conserver le souvenir par sa tour et son toit. Les novices ont fissuré les remparts à bras d’homme, puis les ont fait s’écrouler par secousses alternatives. J’avais fait retirer la charpente et entourer le bâtiment d’un parapet. La maçonnerie en pierre n’a rien coûté. J’ai enseigné l’exécution rapide de la digue : les hommes ont chargé, creusé et transporté, tandis que les novices rasaient l’édifice désigné. Les compagnons ont enlevé les débris par la force [OA]. La partie [AB], nuisible et dangereuse, a été effondrée sur les planchers, et la digue a retenu les éboulements. J’ai fait éloigner les habitants sous la vigilance d’un novice et au signal de trompette. Enfin, la digue a été perfectionnée, comblée par les remparts renversés, et j’ai augmenté la redevance des villageois portefaix.
Manuscrit L de Léonard de Vinci – folio 016VManuscrit L de Léonard de Vinci – folio 016V
235

folio 017R du Manuscrit L

1518
Je me repose dans une habitation aux murs charpentés, délabrés et enfumés. Pour apaiser mon irritation, je me fais bouillir du vin chaud vivifiant. La nuit, ma femme me nettoie, m’arrose et me frotte avec soin ; lorsqu’elle est fatiguée, nous restons au lit jusqu’au lever du soleil, naturellement unis et en secret. Pour le bâtiment, j’ai révélé aux novices les règles de la maçonnerie. Je veux des briques rouges et des briques plus brûlées, disposées en lignes soignées, liées, exactes et progressivement accumulées. Je veille à leur mise en œuvre, à leur alternance le long des murs et à l’harmonie des tigrures. Les lignes noires doivent émouvoir agréablement. Les briques, rapides et solides à monter, conviennent à l’ornementation, malgré la grande quantité de matériaux nécessaire. Leur coût reste modéré, et leur principe d’appareillage convient aux novices pour élever le pourtour de l’édifice.
236

folio 017V du Manuscrit L

1518
J’ai examiné une simple bouteille violette et son contrepoids en « A », conçus pour permettre le reflux. Un épanchement rapide fait sortir ce vin pur et bon marché ; la bouteille, commode à tenir, offre une grande souplesse d’usage. J’ai observé cet écoulement au repas du soir. Le vin m’a naturellement adouci le mal de gorge, puis l’a fait disparaître ; je soigne aussi le mucus au fond de ma gorge avec du vin chaud. Souffrant, j’annonce aux maçons que je ne pourrai plus accomplir mon service. Ils devront achever la digue et la construction, réaliser avec soin les cadres des fenêtres, perfectionner les assemblages de la toiture et modifier les faîtages afin d’achever le château, selon les conseils donnés pour l’architecture. Qu’ils me mandent chaque problème honnêtement et m’en rapportent l’objet avec précision. Le messager devra être éloquent, cultivé et venir fréquemment à cheval à mon domicile.
Manuscrit L de Léonard de Vinci – folio 017VManuscrit L de Léonard de Vinci – folio 017V
237

folio 018R du Manuscrit L

1518
J’ai indiqué vouloir broyer du blé en exerçant une force de 12 livres par roulement. Je dois renforcer fortement la capacité d’élévation d’une roue destinée à faire tourner la meule et surcharger de 24 livres cet arrangement. Ce dispositif convient aux fontaines disposant d’une grande quantité d’écoulement. Il s’agit d’un mécanisme d’élévation mû par un système de réservoir séparé, fonctionnant avec un important volume d’eau. Je l’ai étudié dans le bâtiment d’une auberge où l’on distribue le courrier, dont la forme extérieure prête à rire par son caractère déraisonnable. Un double tuyau entraîné par roulement pourra corriger cette puissance et l’amener à 24 livres. Je dois poursuivre la réalisation de ce moulin ingénieux, révélé par mes pages d’écriture.
Manuscrit L de Léonard de Vinci – folio 018R
238

folio 018V du Manuscrit L

1518
J’observe que les ailes battent et se redressent alternativement en ce lieu, puisqu’elles sont attachées ensemble. En transportant l’assemblage et en le remuant, je suis tombé sans raison apparente. Ce mouvement, effectué avec effort, m’a occasionné une douleur physique.
Manuscrit L de Léonard de Vinci – folio 018V
239

folio 019R du Manuscrit L

1518
Je réalise la base par un assemblage de planches formant une barrière. Ici, je lie cette barrière au canal d’écoulement. Je place des piquets coupés dans la palissade en treillis.
Manuscrit L de Léonard de Vinci – folio 019R
240

folio 0656R du Codex Atlanticus

1518
J’observe que l’eau continue de couler le long du chevron de la porte du bassin d’une manière effroyable. Pour atténuer ces écoulements, je propose de comprimer de manière équilibrée des lanières en les entourant solidement aux ferrures, puis d’en évaluer le résultat. Pour résoudre ce désordre, il est nécessaire d’huiler et d’effectuer correctement cette opération au niveau des écoulements du sas.
Codex Atlanticus de Léonard de Vinci – folio 0656RCodex Atlanticus de Léonard de Vinci – folio 0656R
241

folio 063V du Manuscrit A

1518
Je renforce la porte d’accès au bassin afin d’assurer sa solidité. Un choc se produit au niveau du sol, et ce désordre est à l’origine du bouillonnement.
242

folio 019V du Manuscrit L

1518
Je constate que la cloche est naturellement en fer. On me demande de lui construire une forme voûtée, selon une architecture élégante et conforme à la règle.
Manuscrit L de Léonard de Vinci – folio 019V
243

folio 020R du Manuscrit L

1518
J’observe que l’habitation conditionne la consolidation nécessaire pour résorber une fissure considérable située au niveau de la jointure. Je dois la supprimer correctement en consolidant l’ensemble de manière efficace et suffisante, notamment à l’aide d’un levier. Chaque mur devra être relevé avec ampleur, car ils sont trop courts dans les deux directions. Je poserai ensuite un linteau pour retenir ensemble les deux murs de la porte d’entrée écroulée. Les jambages devront être affermis, puis un appui achèvera leur consolidation. La porte deviendra ainsi double, ce qui me réjouit.
Manuscrit L de Léonard de Vinci – folio 020R
245

folio 021R du Manuscrit L

1518
Je contemple la beauté des collines en parcelles, qui s’étendent vers le levant aussi loin que porte la vue. En hiver, les labours les parent, dans l’attente des moissons à venir, et elles semblent fumer sur un large espace. J’observe avec intérêt les limites des parcelles, tracées et ordonnées selon certaines règles. Comme convenu, je vais voir les novices afin de les servir et de les payer, ce qui m’oblige trop souvent à prendre la voiture. Je supporte ici cet accablement, par excès, durant cet hiver. Je fais des allers-retours et détermine tour à tour quels novices doivent être aidés en priorité dans leurs débuts. Épuisé par l’hiver, je juge toutefois utile d’examiner les édifices afin de les conduire à leur achèvement en maître.
Manuscrit L de Léonard de Vinci – folio 021R
247

folio 022R du Manuscrit L

1518
J’établis des règles de jointure au clou : il faut diviser la longueur en segments façonnés pour fixer, en esquissant et avec une juste appréciation. La difficulté vient naturellement des excès d’une manière approximative. Pour fixer convenablement, je dispose 4 clous pour 9 intervalles. Fixer 4 clous demande donc de réaliser 9 intervalles sur la longueur ; cette distribution sera un succès selon les règles. Pour une brasse, mesure de deux objets à assembler, 17 clous sont suffisants. Il est toutefois permis d’en employer 12 dans le piquet, toujours selon le rapport 3/4.
248

folio 022V du Manuscrit L

1518
Je commence par accoupler les éléments avec la plus petite quantité convenable, selon la règle des trois clous. Je fixe leur position en appliquant la règle des trois quarts et je veille à maintenir une égale proportion d’espace entre les trois clous. Je les distribue en m’appuyant sur la jonction et sur les objets à attacher ensemble, afin qu’ils soient bien proportionnés sur une ligne cohérente. Les poutres doivent se recouvrir entièrement. Enfin, je frappe les clous en prenant appui sur la jonction, avec la rigueur nécessaire.
249

folio 023R du Manuscrit L

1518
Je donne des explications complètement ciendre. J’assemble une baguette aussi grande que la ligature ; un tiers de la baguette forme l’acier, de côté et d’autre, naturellement courbé en arrière. Dans l’action d’unir, j’appuie sur la bordure. Je fixe 18 tracés sur la bordure du tonneau, équilibré sur un tour complet, et j’estime la position.
250

SIT100R

1518
Ligne de puits et une canalisation de drainage.
Illustration 1 de la page SIT100R des manuscrits de Léonard de Vinci — Auberges, Drainage
251

folio 023V du Manuscrit L

1518
Je suis allé sur le lieu afin d’estimer et d’attribuer la charge, ainsi que l’étendue à creuser. J’y ai indiqué les fractionnements et piqué naturellement les points de clôture, selon les règles. À l’origine, l’étendue était de 24 pieds. Par mon observation, j’estime que nous en sommes à un huitième de l’ouvrage, façonné grossièrement. La conduite d’eau semble convenable.
Manuscrit L de Léonard de Vinci – folio 023VManuscrit L de Léonard de Vinci – folio 023VManuscrit L de Léonard de Vinci – folio 023VManuscrit L de Léonard de Vinci – folio 023V
252

folio 024R du Manuscrit L

1518
Entre A et B, je divise la jointure en segments pour assurer un écoulement abondant et un bon acheminement, en creusant le fossé. De B à C, je prévois le fractionnement de l’aqueduc et la réalisation correcte de la conduite d’eau, selon les règles fixées et avec soin, même pour un novice. Je consigne chaque chose : le creusement, le terrassement et l’action de conduire autour, avec beaucoup d’exactitude. Je lie l’ouvrage à sa base en petits morceaux de brique, comme il va de soi. Là-bas, je creuse le fossé au fond, puis je réalise la maison élevée et la construction innovante, où la conduite coule abondamment depuis une origine centrale et où les éléments sont attachés ensemble. Je certifie enfin que le gouffre est disposé convenablement, après évaluation.
Manuscrit L de Léonard de Vinci – folio 024R
254

folio 025R du Manuscrit L

1518
La grue de chantier d’environ 3,5 m, munie d’une roue de 1,5 m de diamètre. Une force de 4 livres (2 kg) permet d’élever cette charge à une hauteur de 10 pieds 3/4 (3,5 m). La grue, soutenue par trois poids, est alourdie afin de bloquer le porte-à-faux ; leur accumulation permet de l’appuyer. La charge levée atteint 19 livres (9 kg).
Manuscrit L de Léonard de Vinci – folio 025R
255

folio 025V du Manuscrit L

1518
Je décris l’horloge et son mouvement circulaire, qui transmet par sa distribution l’administration calculée de l’intendance aux novices avec beaucoup d’exactitude. Par cet instrument de fer, je rapporte l’ajournement des tâches au moyen du battement. Cet instrument décide également de leur ajournement par le battement. Cet arrondi de battement a la valeur de réjouir avec certitude les constructeurs.
Manuscrit L de Léonard de Vinci – folio 025VManuscrit L de Léonard de Vinci – folio 025VManuscrit L de Léonard de Vinci – folio 025V
256

folio 062V du Manuscrit A

1518
Je souffre davantage du ventre et constate avec embarras l’affaiblissement de mon état de santé, manifestement causé par les transports en chariot jusqu’au château. La visite constitue une charge habituelle, et mes tremblements en proviennent. Dans ma demeure, je chancelle désagréablement ; j’ai aussi des coliques. Mon état de santé est lié aux obligations de commandement au château, selon les usages en vigueur. Puisque voir, c’est pouvoir connaître, je dois alléger mes allers-retours et en réduire la fréquence afin de les rendre supportables.
257

folio 026R du Manuscrit L

1518
Je relève ce qui doit se trouver habituellement dans une maison : le salaire, le paiement, la déduction et la demande, en marquant le prix de 10 3/4 livres. Je cherche à grossir l’efficacité, à agir utilement, à déterminer et à accomplir légitimement, afin de rendre service par l’économie et l’ouvrage. Je note aussi l’action de tromper et celle de corriger, l’interprétation d’une anomalie et la mauvaise auberge, avec B (Livre) 19. L’action de corriger engage celui qui fournit une caution. L’arpentage doit annoncer deux ouvrages aux environs de celui qui est novice. Il faut placer à distance, considérer une durée continue, examiner, imposer le point capital, annoncer ce qui est inoccupé et faire le tour naturellement. Enfin, l’assemblage de planches peut être enfoncé par la puissance, jusqu’à l’effraction.
Manuscrit L de Léonard de Vinci – folio 026R
258

folio 063R du Manuscrit A

1518
J’ai été volé : le verrou, pourtant solide, a été forcé avec des tenailles ou une pique, ce que je considère comme un mauvais présage et un travail de brute. Je m’interroge sur mon émigration et sur ma condition d’étranger parmi des Français querelleurs, bien que les étrangers contribuent à la prospérité du royaume et soient souvent arrachés de force à leur terre natale. J’examine aussi le portrait de mon fils : les preuves de sa naissance et l’engagement de sa mère semblent confirmés par le mien. J’ai confiance en ma femme et, après ses funérailles, j’ai adopté ce jeune novice, que j’ai élevé et instruit avec soin. Pour sa sécurité, je lui demande maintenant de fuir discrètement vers Milan. Je lui ai expliqué les violences, les vols et le mensonge entourant l’accord, et je veux qu’une lettre en témoigne. Devant les…
259

folio 051V du Manuscrit B

1518
J’observe que des déclamations ont encore lieu au sujet de la nature de la maison élevée à la hâte comme monument funèbre. Dans ce même lieu, des contestations et des contrariétés se manifestent. Cette querelle porte sur l’écroulement de la maison sur la place publique. Son apparence nous persuade davantage encore de la menace.
Manuscrit B de Léonard de Vinci – folio 051VManuscrit B de Léonard de Vinci – folio 051VManuscrit B de Léonard de Vinci – folio 051VManuscrit B de Léonard de Vinci – folio 051VManuscrit B de Léonard de Vinci – folio 051V
260

folio 026V du Manuscrit L

1518
J’estime le mouvement accompli par un effort fort et cherche à le certifier lorsque deux objets formant la paire b prescrivent un sommet au même endroit. Je rabaisse le pilier et pique n à cet endroit ; son extrémité aiguë va en s’accroissant sous l’action de tomber. À la base m de la colonne, j’attribue l’action d’une charge lourde. Une petite poutre s’appuie sur la structure, glisse et se plie en b-n, tandis que f sert à s’appuyer pour se tenir ferme en place. Le poids agit sur m-n. J’estime nécessaire d’accoupler la structure, bien adaptée à la construction d’une maquette, afin d’équilibrer la charge et de gérer la force. La colonne présente ici un équilibre certain.
Manuscrit L de Léonard de Vinci – folio 026V
261

folio 027R du Manuscrit L

1518
Je varie la maquette et la rends double à diverses reprises afin de rechercher avec bienveillance et de connaître chaque chose. Je veux faire honneur à l’ouvrage, le rapporter avec détail, en élever et en confirmer rapidement la bonne qualité. J’examine l’assemblage de planches, son origine et son lieu, avec confiance, sans accuser faussement le novice. Je corrige la construction et son enveloppe d’une manière appropriée au carrefour. J’explique naturellement comment arranger le bâtiment, par quel endroit couper la maçonnerie de brique et conduire l’eau, en m’appuyant sur l’objet et l’habitation du carrefour pour traverser ici. Je gère les erreurs de bordure, corrige la géométrie, joins la base, rectifie le contour et calcule la position. Enfin, je disloque et arrange le bâtiment, en appuyant la brique sur l’objet, jusqu’à la perfection et à la bonne qualité.
Manuscrit L de Léonard de Vinci – folio 027RManuscrit L de Léonard de Vinci – folio 027RManuscrit L de Léonard de Vinci – folio 027R
262

folio 027V du Manuscrit L

1518
J’indique qu’il faut séparer ou diviser la structure en deux afin de la supporter parfaitement, d’en diminuer la vue et d’en rapporter le changement. Je tranche le bâtiment, arrange le réservoir d’eau et explique la construction, où la chute ou l’éboulement sont inévitables. Je mesure la base, le contour et la proportion selon la géométrie, afin d’aplanir, d’étendre ou de rabaisser le lieu. L’origine de la structure demeure effrayante pour le novice, qui pourrait affecter un fardeau pesant et se tromper. Je dispose l’édifice en cet endroit, adroitement et selon les règles, d’une manière sobre. Les honnêtes gens du carrefour craignent l’autorité royale et se mettent en colère ; je cherche donc à faire disparaître le carrefour, sans reproche, par une construction incontestable.
Manuscrit L de Léonard de Vinci – folio 027V
263

PHO100R

2026
Le dauphin.
Illustration 1 de la page PHO100R des manuscrits de Léonard de Vinci — Le dauphin
264

folio 028R du Manuscrit L

1516
L’hôtel du Dauphin, j’examine la géométrie et l’anomalie de la base. Je consigne les calculs pour bâtir ou renouveler le bâtiment d’habitation, ainsi que la base. Je suis inquiet, mais je veux considérer l’habitation avec élégance et faire honneur à la construction. J’annonce une caution incontestable et décide un quart pour le paiement. J’explique mon mécontentement et cherche à arranger l’objet de la vue.
Manuscrit L de Léonard de Vinci – folio 028R
266

folio 029R du Manuscrit L

1518
Je consigne une accusation fausse, un récit, une déduction, un novice et un vol. En arpentage, j’examine la manière de creuser, d’élever un mur et de fortifier. La confirmation concerne le fait de bâtir, avec la volonté d’abattre là l’enveloppe. Là, l’enveloppe et le fossé doivent être accomplis en 13 ou 14 brasses. Il faut retirer en creusant un fossé large, noté BS 42; la confirmation porte sur le lieu où s’écoule l’eau. Je mesure une tour de 50 de hauteur, puis note 20 pour l’action de corriger et 4 BS pour le ravage de la boue.
Manuscrit L de Léonard de Vinci – folio 029RManuscrit L de Léonard de Vinci – folio 029R
267

folio 029V du Manuscrit L

1518
Je consigne que l’eau, en mouillant et en absorbant la base, ouvre des crevasses jusqu’à 12 pas de hauteur. Une construction de 32 pas présente une fissure dont l’usure et le poids dégradent l’édifice. L’eau ravage, entraîne et apporte en quantité des dommages, brisant naturellement la base sur 4 brasses. La fissure disloque l’habitation, située à 7 brasses d’un lieu décrit sur 205 pas ; cette action peut faire mourir avant l’âge. Il faut gérer l’appui à 30 pas, changer complètement l’édifice, renouveler l’habitation, la briser de côté et d’autre, puis amollir la terre. Je propose de corriger l’usure, de mettre en morceaux et de renouveler la charpente. Des fragments se piquent facilement. Pour assurer un réservoir d’eau de 10, je note une fissure de 5 s’ouvrant par morceaux sur une base, dans une fosse baignée…
Manuscrit L de Léonard de Vinci – folio 029VManuscrit L de Léonard de Vinci – folio 029V
268

folio 030R du Manuscrit L

1518
J’examine la maçonnerie de brique afin d’en corriger les défauts et d’en améliorer l’efficacité. Je dispose convenablement la base du bâtiment, l’assemblage de planches et les piquets, puis j’élève et mets en place les briques nécessaires pour couvrir ou envelopper la construction. Je considère l’aqueduc, son tracé et les angles où il faut retirer ou ajouter de la matière. Je veille à l’absence d’humidité, à la solidité du soutien et à l’adaptation de la base. Au fond, je creuse pour atteindre les fissures et je traite les deux remparts, que l’usure peut ravager. Si le bâtiment doit être abattu, je le mets en morceaux, le dépose de fond en comble, puis je fais rouler les éléments chargés, avec l’aide du grus lorsque cela est nécessaire.
Manuscrit L de Léonard de Vinci – folio 030R
269

folio 030V du Manuscrit L

1518
Je consigne la suppression des remparts, l’exécution du bâtiment et l’engagement pris en fournissant une caution. Je me limite à corriger la longueur et à faire disparaître une bordure. Je commande un ouvrage pour le derrière de la maison, afin de le présenter comme incontestable. Je considère ensuite l’influence de deux objets formant la paire, bien adaptés à l’ancien temps, ainsi que la bordure où peut accueillir là un souvenir.
Manuscrit L de Léonard de Vinci – folio 030VManuscrit L de Léonard de Vinci – folio 030VManuscrit L de Léonard de Vinci – folio 030V
270

folio 031R du Manuscrit L

1518
Je présente une maquette pour déterminer les limites d’un bâtiment et expliquer son exécution selon les règles. Je propose de réaliser un seul rempart, en faisant disparaître la délimitation des remparts tout entiers. Je creuse le sol afin d’établir un fondement approprié à l’habitation et d’en garantir le soutien. Il faut mesurer le fardeau que la construction doit porter, éviter de dégrader le sol et varier l’appui pour prévenir les dommages. J’examine aussi la conduite d’eau : il convient de l’enfoncer, de la renouveler et d’en assurer la bonne qualité, afin qu’elle coule abondamment sans endommager la surface ni le lieu de construction. Pour un bâtiment de cette grandeur, je considère la base, la hauteur, l’aire en terre battue et la manière de façonner le contour, afin que l’ouvrage supporte parfaitement son poids.
Manuscrit L de Léonard de Vinci – folio 031R
271

folio 031V du Manuscrit L

1518
J’examine une anomalie qui endommage une tour et j’envisage l’action de la soigner, en observant le tourbillon d’eau et le lieu à arranger pour soutenir l’édifice. L’usure y va en s’accroissant : il faut corriger, arracher et renouveler, puis enduire de rouge. La maçonnerie de brique doit être faite complètement, avec bienveillance, et mise en place sur une charpente mouillée, jusqu’au fond de la conduite d’eau, en travaillant avec soin à la base de l’ouvrage. La tour, dégradée par le ruisseau, doit être bâtie avec bienveillance et selon sa grandeur utile. Je fortifie aussi les remparts, car chaque partie antérieure tombe, se fissure et glisse. Pour le projet, je délimite l’édifice de brique, son support et l’habitation, en plaçant l’aqueduc à distance. La difficulté reste de décider ce qui doit être supprimé ou enlevé dans l’exécution de…
Manuscrit L de Léonard de Vinci – folio 031V
272

folio 032R du Manuscrit L

1518
Je considère le château dans sa hauteur, sa construction de brique et son habitation, afin d’en corriger les parties avec soin, sans sacrifier son élégance historique. Le lieu est entièrement entouré d’un fossé alimenté par le ruisseau. Il faut niveler le terrain, ouvrir le centre et faire couler abondamment l’eau le long de ses contours. Les bâtiments devront s’appuyer sur des supports solides, car les fissures, les éboulements et la rigidité de la maçonnerie menacent l’ensemble. J’ai renforcé les limites, renouvelé les parties usées et rendu l’édifice plus sûr. Mais le petit peuple se plaint désormais de ne plus pouvoir profiter de la protection du château !
273

folio 032V du Manuscrit L

1518
J’examine une fosse où l’action de couper peut endommager une conduite d’eau et compromettre l’efficacité de la construction. J’observe la tour, le château, les habitations, les bâtiments et les bassins, afin d’en voir la base, l’usure et la valeur historique. La maçonnerie de brique, tout entière, doit soulager les bordures et s’appuyer sur une base capable de soutenir la structure. Les fissures révèlent les effets de la chute et menacent visiblement l’aqueduc. Je mesure le fossé, le contour et la grandeur, de part et d’autre du mur, puis je corrige ce qui doit l’être, en enlevant ou en allégeant les éléments inutiles. Je façonne une conduite d’eau adaptée au fossé et je décide de renouveler la construction, en traversant les lieux selon un principe approprié.
Manuscrit L de Léonard de Vinci – folio 032V
274

folio 033R du Manuscrit L

1518
J’examine une fosse destinée à conduire l’eau sans endommager la construction. Elle doit entourer complètement la tour et permettre d’observer l’habitation, la base du bâtiment et le bassin, en tenant compte de l’usure. Le château possède une valeur historique, mais sa dégradation rend inutile le maintien de certaines structures. J’envisage de soulager les bordures par une maçonnerie de brique, façonnée le long des parties menacées par la chute, et de corriger ce qui doit l’être en retirant ou en allégeant la matière. J’arpente le lieu, relève les fissures et détermine le cours de l’eau. L’aqueduc doit traverser la fosse selon un principe approprié, adapté à sa grandeur et à son contour. Je renouvelle les éléments indispensables et m’oppose aux constructions qui menacent visiblement l’édifice et le château.
Manuscrit L de Léonard de Vinci – folio 033R
275

folio 033V du Manuscrit L

1518
Je considère un ouvrage qui a l’aspect d’un treillis apparié avec adresse. Je cherche à déterminer l’action de façonner adroitement cette construction et à travailler avec soin aux remparts, afin d’en distinguer l’ouvrage de fond en comble. Je veux réaliser là un château, une habitation ou un bâtiment remarquable, destiné à l’amusement et rendu rayonnant à bas prix. Une partie supprimée doit rendre l’ensemble double. Des épigrammes indiquant le fondement du jeu y sont attachés. La grue 3, à une charge de 2 1/2. Elle est la garantie est d’accomplir souvent cette tâche, d’employer un élément lourd, de l’élever par la gestion d’une roue et de bâtir avec calme le château. L’assemblage doit rendre service à toute la hauteur.
Manuscrit L de Léonard de Vinci – folio 033VManuscrit L de Léonard de Vinci – folio 033VManuscrit L de Léonard de Vinci – folio 033V
276

folio 034R du Manuscrit L

1518
Je décris un assemblage de planches servant de support, que l’on peut tourner et soulever à la main. Une ouverture permet d’accomplir l’action de broyer et de moudre ; ce qui est moulu coule abondamment. Le mouvement, réalisé avec effort, fait glisser et entraîne avec lui la matière, afin de l’écraser et de former la farine. Le poids rend l’action efficace, tandis qu’un appui maintient l’ensemble fermement en place. Je prévois aussi une ouverture destinée à extraire la farine. L’abondance produite peut remplir un nombre considérable de sacs dans l’édifice, puis se renouveler naturellement à la suite de l’action. Il est possible de retarder cette abondance en s’appuyant sur l’objet avec la main.
Manuscrit L de Léonard de Vinci – folio 034R
277

folio 034V du Manuscrit L

1518
Placer devant moi, de manière remarquable, un ouvrage réellement façonné et complet, afin d’en faciliter l’exécution. Je le divise en segments selon la géométrie d’une roue et j’annonce la mesure de 1/2 lb. Je montre un bâtiment mécanique à grand nombre d’actions, destiné à voir la contrée 3. Dans la charpente, je mets en mouvement la vue et j’attache l’ensemble par une combinaison proportionnée.
Manuscrit L de Léonard de Vinci – folio 034V
279

folio 035V du Manuscrit L

1518
Je constate qu’il est lourd de relever 7 1/2 lb, tandis qu’il engendre un mouvement circulaire. Pour une efficacité parfaite, les éléments sont garnis de voile. Le rempart demande une disposition favorable.
Manuscrit L de Léonard de Vinci – folio 035V
280

folio 036R du Manuscrit L

1518
J’étudie ici l’élévation d’une charpente arrondie et son action de mise en place. Sa forme extérieure doit s’adapter à celle du château à bâtir, tandis qu’un mouvement circulaire permet de nous émouvoir.
Manuscrit L de Léonard de Vinci – folio 036RManuscrit L de Léonard de Vinci – folio 036R
281

folio 036V du Manuscrit L

1518
Le 14/02, je rassemble des observations sur la respiration difficile, l’engourdissement, le changement de séjour et les soins. Je décris la confection et l’exécution rapide d’un édifice, que l’on peut séparer, diviser en deux, achever, corriger ou supprimer. J’examine ce qui doit soutenir et élever, ainsi que les causes et les limites du poids d’un corps pesant, capable d’amollir la terre. Je mentionne une maison élevée, un bâtiment entouré et façonné, muni de fenêtres, un château et ses remparts, que l’on peut contourner ou entourer. Je relève aussi la crainte, la colère, la menace, la protestation, la mauvaise foi, l’imposture et les dés de jeu. Enfin, je présente salutairement ces éléments au directeur, afin d’expliquer, de certifier et d’accomplir ce qui doit l’être.
Manuscrit L de Léonard de Vinci – folio 036V
285

SIT110R

2026
Restitution du relevé sur cadastre.
Illustration 1 de la page SIT110R des manuscrits de Léonard de Vinci — Château de Neung sur Beuvron
286

folio 064R du Manuscrit A

1518
Je considère le projet de la Lune comme digne d’éloges et capable de me faire connaître. Il me semble être le meilleur moyen d’acquérir de la notoriété et de devenir populaire. Je vais donc faire connaître mon projet de fabriquer une machine ailée, en m’appuyant sur cette réalisation pour apaiser les rivalités. M’élever dans les airs me permettra de répondre aux critiques colériques des querelleurs et de troubler leurs raisonnements. En me voyant voler autour d’eux, ils comprendront leurs méprises.
287

folio 081R du Manuscrit A

1518
Au milieu de cette agitation, je cherche comment faire honneur à la situation. Je redoute qu’un jour on ne triomphe de la soumission de tous à la félicité de l’amour. Je veux donc former efficacement le public à cette connaissance et la lui révéler par un enchantement visible et convaincant. Je vais fabriquer mes ailes afin de les dévoiler pleinement, en appuyant cette annonce sur une raison forte pour faire taire les médisances. Ici, au château, je divulguerai au roi, avec élégance, qu’il est possible de s’envoler grâce à cette arme de jet tournante. Je lui expliquerai aussi pourquoi la pacification doit être la raison du triomphe et pourquoi elle relève de la charge de la basilique. Les disputes habituelles devront cesser, dans la confiance accordée à la bienveillance du traité de paix.
288

folio 081V du Manuscrit A

1518
Ressasser est vain : la maquette est fabriquée et j’ai proposé le monument. Je redoute pourtant d’avoir négligé les fondations. J’ai fait enfoncer une forêt de poutres selon un calcul raisonné, obtenu une surface réellement plane et fait empierrer les murs. À peu de frais, j’ai intégré avantageusement les remparts au palais : la fondation est ainsi économique, et le monument tout entier recouvre les remparts.
289

folio 082R du Manuscrit A

1518
Je suis resté à la maison, négligeant ainsi de courir d’un lieu à un autre, en homme savant, pour calculer et raisonner sur une longue période. En revanche, me déplacer pour effectuer les paiements a été difficile. Le mieux est donc de me libérer efficacement de cette fonction. J’ai soigneusement accompli la délimitation du palais, et l’on peut désormais s’appuyer sur ces indications précises. Cette tâche relevait naturellement de ma charge, et un nombre considérable de piquets en garantit la précision. De bon droit et légitimement, je peux maintenant demander à être libéré de cette fonction.
290

folio 084R du Manuscrit A

1518
Je reste vigilant et j’agis en homme zélé, car au château il est de coutume de jouer la comédie, et y commettre une faute peut provoquer la violence. Je dois me courber par nécessité. Pourtant, mon hésitation révèle mon appréhension et mon embarras. L’achèvement complet de ma tâche me réjouit, tout comme le paiement qui m’est attribué pour l’accomplissement de la basilique. L’argent versé pour ce long service a naturellement sa valeur. Je tire ici ma force de l’accomplissement des fondations de l’édifice et de la maquette qui permet d’en conduire l’élévation avec rigueur.
291

folio 038V du Manuscrit L

1518
Pont levis C'est un calcul ordinaire, avec une poussée en avant avantageuse.
Manuscrit L de Léonard de Vinci – folio 038VManuscrit L de Léonard de Vinci – folio 038V
293

SIT200R

2026
Récolement de l’arpentage sur le plan cadastral.
Illustration 1 de la page SIT200R des manuscrits de Léonard de Vinci
294

folio 039V du Manuscrit L

1518
La formalité requise avait été accordée pour la reconstruction des parties endommagées par l’usure. J’ai également relevé la présence de fissures. Selon les récits, ces silos étaient destinés au stockage du blé.
Manuscrit L de Léonard de Vinci – folio 039V
295

PHO200R

2026
Les greniers de César à Amboise.
Illustration 1 de la page PHO200R des manuscrits de Léonard de Vinci — Greniers de César
296

folio 040R du Manuscrit L

1518
Je dispose une colonne appuyée sur un trépied et j’attache l’ensemble avec un poids, afin de faire plier la base et l’ouvrage selon une proportion fixée. Un support courbé et un contrepoids accompagnent cette flexion, puis permettent de redresser doucement la pièce et de porter l’effort sur une forme ronde. Je fais travailler un touret garni de fer, avec une barre oblique qui entraîne le contour et produit un mouvement circulaire. Deux objets formant la paire enveloppent fortement la tige et la courbent graduellement, jusqu’à former un arrondi parfait. Par les points a, b et c, la machine élève, rabaisse et fait tourner les parties. J’emploie des instruments de fer pour renouveler tour à tour cette action, façonner un sommet arrondi ou un angle, et conduire une eau par un contour bon marché.
Manuscrit L de Léonard de Vinci – folio 040RManuscrit L de Léonard de Vinci – folio 040R
297

folio 040V du Manuscrit L

1518
J’observe comment écraser graduellement deux objets formant une paire, les couvrir d’une masse compacte et les équilibrer peut les former semblablement, les rendre obliques et les faire plier, à la manière d’une tige qui tourne. Je chauffe l’enveloppe afin de porter ces efforts sur une chose, d’affaiblir la jointure et de faciliter la flexion. Un tourbillon d’eau produit une action de pousser en avant et peut provoquer un fragment. Je courbe en arrière une colonne chauffée et j’en note le tremblement. Par morceaux, le fer peut tourner obliquement et être entraîné avec soi par une puissance proportionnée. J’examine aussi un support-guide qui se laisse fléchir, le glissement difficile, le cercle, la longueur et la force. Enfin, je corrige l’anomalie, j’emploie ce qui est approprié pour soulager, je huile l’assemblage de planches.
Manuscrit L de Léonard de Vinci – folio 040VManuscrit L de Léonard de Vinci – folio 040V
298

ILL010R

2026
Pompe à eau.
ILL010R
299

folio 041R du Manuscrit L

1518
J’observe avec sagesse, en me plaçant à distance, afin de décider légitimement et de rendre service avec bienveillance. Je consigne mes fragments et examine attentivement, avec méthode, l’action de voir, qui constitue la base de toute structure. Je me suis transportés en voiture ; devant une maison élevée, j’observe et je dirige de cette manière, en approuvant la proportion et l’organisation de la charge. Je cherche à être utile, notamment pour un aqueduc, et à adapter l’action de voir à la facilité de parler et aux demandes successives. je rapporte le reproche, la mauvaise auberge et ce qui peut faire réussir l’ouvrage. J’examine encore l’habitation, le contour et la correction, ainsi que la réflexion contraire à l’opinion. Enfin, je considère l’architecture oblique et les rapports indiqués par p, q et s.
Manuscrit L de Léonard de Vinci – folio 041RManuscrit L de Léonard de Vinci – folio 041R
300

folio 041V du Manuscrit L

1518
J’examine un édifice et son habitation, en prêtant attention aux angles, aux carrefours, aux jointures et à la qualité de la maçonnerie de brique. Je vérifie la fondation, les solives, les assemblages de planches et la manière dont chaque élément s’appuie ou se lie à l’autre. L’édifice, chargé d’un ouvrage lourd, chancelle ; des fissures apparaissent et certaines parties se disloquent. Je redoute qu’il ne tombe en avant ou ne se fende entièrement. Je cherche donc à corriger et à consolider ce qui menace de céder, à affermir les supports et à arranger les éléments avec soin. Lorsque l’ouvrage est trop mauvais, je considère aussi de le raser ou de l’écraser, afin de bâtir de nouveau avec une fondation plus sûre.
301

folio 042R du Manuscrit L

1518
J’examine une maquette d’aqueduc, de conduite d’eau et de réservoir. J’en observe les contours, les ouvertures, les angles et les jointures, afin de corriger les déformations et d’assurer une construction bien proportionnée. Je déterre, rapporte et consigne chaque élément avec soin, en recherchant la bonne manière d’amener l’eau jusqu’au fond d’une cuvette ou d’un réservoir. Je veille à la base, à la hauteur et aux supports, car le poids, l’eau et la charge peuvent dégrader la brique, l’édifice ou faire s’écrouler l’ouvrage. Je prescris les ligatures et la position des pièces, j’adapte les bordures et je fortifie le bâtiment. J’examine aussi un touret et un mouvement circulaire destiné à mettre en mouvement et à faire tourner la conduite, en corrigeant chaque assemblage pour exécuter l’ouvrage avec efficacité et à bas prix.
Manuscrit L de Léonard de Vinci – folio 042RManuscrit L de Léonard de Vinci – folio 042R
302

folio 042V du Manuscrit L

1518
J’examine avec exactitude la manière d’amener et de soigner l’eau. Je conçois une conduite d’eau, parfois de forme ronde, dont le diamètre et les trous doivent être calculés pour laisser passer le fluide et éviter qu’il ne déborde. Elle peut traverser les édifices, contourner les habitations et s’appuyer sur une maçonnerie de brique, une bordure ou une construction solidement liée. Je veille aux angles, aux jointures et aux fragments qui pourraient se fendre, afin que l’aqueduc demeure stable, même lorsqu’il est oblique ou élevé. Je présente une maquette avec un assemblage de planches, un réservoir d’eau appuyé sur une cuvette et un écoulement abondant. J’explique au novice la position, la hauteur et la forme de chaque élément, jusqu’à obtenir une conduite disposée convenablement.
Manuscrit L de Léonard de Vinci – folio 042V
303

folio 043R du Manuscrit L

1518
J’examine la construction d’un édifice en maçonnerie de brique et en colombages, afin d’en fixer avec justesse la forme extérieure, le contour et la géométrie. Je corrige les erreurs de la base, des fondations et de l’assemblage des planches, en renforçant les poutres, les jointures et les supports pour assurer l’équilibre et la constance de l’ouvrage. Je compare les lignes droites, les courbes, les angles et les longueurs, et je cherche une disposition efficace et bon marché. Une maquette, transportée en voiture, est alignée et disposée convenablement. J’étudie aussi un aqueduc vu en cet endroit, capable d’amener rapidement l’eau à l’habitation par une conduite entourant la base de l’édifice. Les corrections sont finis.
304

PHO150R

2026
L’Écu de France
Illustration 1 de la page PHO150R des manuscrits de Léonard de Vinci
305

folio 043V du Manuscrit L

1518
J’observe avec beaucoup d’exactitude la manière de creuser une conduite d’eau et d’amener l’eau avec soin. Pour cette raison, je considère l’aqueduc et la maison élevée, en examinant leur maçonnerie de brique et leur base. Je cherche à comprendre les erreurs, à les corriger et à rendre l’ouvrage plus sûr, plus utile et bon marché. Mon projet repose sur une structure soutenue par des colonnes et des supports façonnés. J’étudie le mouvement circulaire, la géométrie, les proportions et la manière de lier des éléments arrondis, alternativement, avec un poids faible. Je fais tourner graduellement l’ensemble de 60 degrés, puis j’observe comment les pièces se poussent, se courbent et se déplacent. J’examine aussi des éléments souples, attachés ensemble, qui peuvent s’appuyer, attirer l’avant-bras et glisser en petits morceaux. L’exécution doit être complète, précise et avantageuse.
Manuscrit L de Léonard de Vinci – folio 043VManuscrit L de Léonard de Vinci – folio 043VManuscrit L de Léonard de Vinci – folio 043V
306

folio 044R du Manuscrit L

1518
Je conçois un aqueduc dont la conduite d’eau repose sur une structure solide, bien proportionnée et adaptée à sa charge. Je divise les colonnes de fer en segments et les appuie sur une fondation de maçonnerie de brique, jusqu’au fond du fossé. Des ligatures, des piquets et des supports en forme de trépied maintiennent chaque partie et répartissent le poids de membre à membre. J’examine les courbes, les contours, les distances et les contraintes afin de corriger la forme extérieure et d’assurer l’équilibre. Les éléments, enlacés et accouplés, doivent pouvoir rouler, tourner et s’élever avec facilité. Je prévois aussi des trous et une enveloppe qui s’ouvre, pour fixer, distribuer et faire pénétrer le fluide dans la conduite.
Manuscrit L de Léonard de Vinci – folio 044R
307

folio 044V du Manuscrit L

1518
Je façonne une conduite d’eau en acier, divisée en autant de segments que nécessaire, afin d’en calculer la capacité. J’accouple ces éléments avec soin, en formant des jointures rondes et solides, puis je les enveloppe et les ceins de fer pour renforcer l’ensemble. Chaque colonne est disposée convenablement, appuyée sur un trépied ou sur un support, et fixée jusqu’au fond. Je veille à la longueur, à la grosseur et à la forme des pièces, afin d’éviter les fissures et les mauvais assemblages. En frappant, en faisant rouler et en pliant progressivement le métal, je rends la conduite souple et flexible. Je lisse ses bords, corrige sa forme et vérifie qu’elle s’adapte facilement, qu’elle tourne et qu’elle transporte l’eau comme il faut.
308

folio 045R du Manuscrit L

1518
Je conçois une conduite d’eau ou un aqueduc peu coûteux, capable d’alimenter une habitation, une salle à manger et des lieux où l’on puisse boire ou se baigner. Des poids attachés ensemble la rendent souple et permettent de la faire tourner; elle peut être transportée en voiture jusqu’à une auberge. Je prévois des fossés, creusés selon le niveau de l’eau, ainsi que des bases et des supports en bois, en brique et en fer. Les assemblages, ligatures et grappins doivent maintenir les parties convenablement, même lorsqu’elles s’appuient sur le sol ou sur une construction. Des segments, des leviers et un mécanisme de glissement permettent de déplacer et de façonner l’ensemble rapidement, sans relâche. Je charge aussi le dispositif sur un chariot et je corrige les erreurs en raclant et en ajustant la conduite.
Manuscrit L de Léonard de Vinci – folio 045R
309

folio 045V du Manuscrit L

1518
J’accouple ici un trépied de chêne à un appareillage qui tourne naturellement de côté. Pour accomplir cette action, je le huile, ce qui est avantageux, et je l’emploie souvent. J’attache avec perfection l’action de racler au centre, en la portant sur différents côtés, désignés par a, b, c et d, puis je la fixe. L’ouverture est ici visiblement fixée à une base incontestable; je la baigne pour faire réussir l’opération. Je corrige ensuite l’anomalie en rabaissant l’ouverture et en fixant la jointure. La constance permet de supporter l’ensemble.
Manuscrit L de Léonard de Vinci – folio 045VManuscrit L de Léonard de Vinci – folio 045V
311

ILL015R

2026
Double pompe à eau.
ILL015R
312

folio 084V du Manuscrit A

1518
Je dois ralentir, chevaucher autour du lieu élevé et le délimiter avec beaucoup d’exactitude. L’ensemble a été façonné pour enseigner le calcul et en expliquer la bonne qualité avec sagesse et rigueur. À l’approche de l’hiver, lorsque les feuilles tombent et que l’air se refroidit, je suis presque toujours malade ; par prudence, je dois donc limiter mes déplacements et mes tournées. Je cherche à comprendre ce qui me donne la fièvre lorsque je suis transporté selon les usages. La connaissance de l’édifice permet heureusement à l’homme savant de l’estimer, et il faut tout rapporter. Une petite poutre soutenant mon bras s’est brusquement fracturée, puis a été réparée. Elle doit servir à arranger ma prothèse, tandis qu’un objet de bronze et de fer la maintient à mon baudrier. Ainsi, je pourrai soulager mon corps pesant et conserver l’aptitude à me…
314

folio 083R du Manuscrit B

1518
En juin 1518, au Clos Lucé, lors de la « Fête du Ciel », je dénonce l’erreur de la querelle qui convoite la destruction des armées. Les combats, les carnages et les machines à assassiner les hommes procèdent de la colère ; je souhaite pourtant la paix fraternelle et le rappel du bon droit. Je présente alors un objet que je jette loin de moi : une ligne porte des ailes semblables à une toile d’araignée, appuyées sur une toile de lin. De petits morceaux résistants, des rayons, des baguettes attachées et des lanières rigidifient l’ensemble, limitent l’élargissement des ailes et forment un cercle. Ce projectile de fronde, facile à manier, s’élargit en tombant en ligne droite ; son mouvement circulaire accompagne une chute légère et paisible. Malgré sa beauté parfaite, je reste chagriné par ces constructions de guerre. Ma mission est d’élever la conscience, de retarder les crimes et…
Manuscrit B de Léonard de Vinci – folio 083RManuscrit B de Léonard de Vinci – folio 083R
315

folio 097R du Manuscrit A

1518
Je m’adresse à François 1er pour dénoncer une guerre de pouvoir et l’injustice dont je me sens victime. Je lui reproche d’avoir voulu m’enlever mes compatriotes artistes, me laissant errer çà et là, et je condamne cette atteinte à la morale et à la religion. Malgré cela, je veux dévoiler fidèlement le travail auquel je suis attaché, distribuer mes inventions et les mettre à la disposition de tous. Je demande toutefois de modifier les lignes que je donne afin qu’elles ne se perdent pas. Pour découvrir ce qui est caché, il faut décomposer le texte en mots de deux ou trois lettres, sans lien de contexture, puis les honorer d’une extension jusqu’à faire apparaître un message complet. Si celui-ci reste obscur, il faut recommencer plusieurs fois, sans tromperie, pour faire le bien et ne pas se croire supérieur.
316

folio 097V du Manuscrit A

1518
Depuis ma demeure, j’évite de me rendre sur les lieux des édifices, car une maquette identique me permet d’accomplir mes calculs avec rigueur et de garantir l’édification. Je peux apprécier avec bienveillance les mesures du bâtiment, mais je ne veux plus m’occuper directement de la construction ni des constructeurs. Sa Majesté a décidé de me tenir éloigné, seul ici, et de m’enlever mes serviteurs dévoués. Cette annonce a provoqué un trouble furieux parmi les querelleurs, qui m’ont frappé et poussé avec force. Les projets ont été abandonnés durant cet hiver, tandis que l’enquête judiciaire m’a condamné publiquement et privé de mes compagnons. Victime de ces disputes et de ce châtiment dicté par la colère, je suis accablé par des bourreaux belliqueux. Pourtant, au milieu des querelles, je relève la tête, car je me considère, de bon droit, supérieur.
317

folio 098V du Manuscrit A

1518
Les allées et venues m’affaiblissent réellement. Il m’est très difficile de supporter les voyages en attelage : les tremblements du chariot me rendent malade, me secouent fortement et durant de très longues périodes. Cette épreuve m’épuise fatalement. Pourtant, il est rapporté que cet usage est nécessaire, car il constitue une manière honorable et efficace de conduire la construction.
318

folio 099R du Manuscrit A

1518
Je vous demande avec bonté de m’accorder deux compagnons fidèles, capables de se déplacer pour aller fréquemment observer les constructions. J’effectuerai les calculs, qui seront ensuite exécutés sur les lieux avec rigueur. À force de visiter successivement et souvent les différents chantiers, je souffre et me blesse. Accordez-moi donc quelqu’un qui puisse supporter ce travail et me rapporter des indications précises, consignées dans des écrits et des schémas incontestables et méthodiques.
319

folio 100R du Manuscrit A

1518
Je constate que les charges retenues contre moi sont considérables. Le tribunal veut, pour cette raison, faire savoir à Sa Majesté que ma connaissance des lieux et des projets manque de lucidité et peut être contestée. Je soutiens qu’aucune indication précise ne peut être donnée sans un examen irréprochable et qu’il faut s’appuyer sur la rigueur de l’observation. Ici, je rapporte que des dommages ont dû être réparés et repris.
320

folio 100V du Manuscrit A

1518
La décision de justice fondée sur le pouvoir d’élever des châteaux. Qui considère que la réussite ne peut être approuvée qu’après avoir démontré cette aptitude. Et qui ce fie à l’approbation obtenue lors des déplacements sur les lieux, afin d’observer, d’expliquer et de faire prospérer l’ouvrage en maître. Des erreurs y ont été révélées, et le bâton de jugement a conduit à décider de cet arrangement. Sa Majesté a approuvé cette règle raisonnée, estimant que l’accord donné pour construire repose sur une efficacité incontestable et permet de réaliser des économies grâce à une grande exactitude.
321

folio 101R du Manuscrit A

1518
La femme de ma maison me confie que la gouvernante juge raisonnable et conforme à l’usage de prêter serment afin de faire prospérer le gonflement annonçant la naissance, tout en reconnaissant que cette faute est condamnable. Elle estime aussi que notre couple peut s’appuyer sur ce serment pour mener à bien la grossesse et la naissance à venir. J’approuve son raisonnement, car le crime de notre couple sera révélé par la naissance et apparaîtra à mesure que la grossesse progressera. Je recommande alors un vêtement uniforme qui permette de dissimuler heureusement cet état. Je veux mener cette affaire à bien et garantir un refuge en fuyant à l’étranger avec ma femme déshonorée.
322

folio 101V du Manuscrit A

1518
Dans ma maison, j’erre çà et là, accablé de peines. Je me suis habitué au plaisir agréable du vin, dont l’ivresse m’aide à mieux supporter les disputes de l’usurier qui vient me voler sous couvert de l’autorité royale. La femme éprouve du chagrin et me le reproche. Lorsque je refuse avec violence dans ma demeure, je suis frappé à qui mieux mieux, avec fureur.
323

folio 102R du Manuscrit A

1518
Je suis affligé d’être regardé à tort comme fautif, après avoir été battu et humilié. Ils ont oublié les constructions d’auberges, qui devaient pourtant contribuer largement à leur prospérité et constituer une chance incontestable pour l’union. Les messagers de la route auraient vu ces ouvrages à travers les nombreux bâtiments rayonnant par leurs représentations divertissantes ; ils auraient pu en rapporter le souvenir et apprendre à les reconnaître. Ils ont oublié ces constructions. Désormais, leur exigence est de diriger l’édification du palais.
324

folio 102V du Manuscrit A

1518
La maison où je me repose me contrarie, et je crains qu’une querelle ne me fasse chasser de cet endroit, dont je redoute la privation. La femme gouvernante, avec un rire amical, me rappelle que l’emprisonnement relève de la loi du roi, tandis que devenir malade n’est en aucune manière puni par la loi.
325

folio 103R du Manuscrit A

1518
Depuis mon domicile, en tant que professeur et maître, j’ai approuvé et garanti l’élévation ainsi que l’édification de la basilique. Mon travail consistait à lier la construction à la garantie et à la sûreté de l’ouvrage. J’ai associé la fabrication à la visualisation d’une maquette, dont l’usage représentait une économie. Cette maquette a aidé les serviteurs dévoués à la réalisation des fondations et contribué à assurer la rigidité et la solidité de l’édifice.
326

folio 104R du Manuscrit A

1519
J’ai longuement cherché à disposer d’un bon chariot, mais les voyages en attelage me rendent incontestablement malade. Mes maquettes, fabriquées pour déterminer les bâtiments, sont vainement considérées. Notre couple doit reconnaître qu’émigrer dans cet état est difficile et inconsidéré. Ici, j’ai échoué dans ma fonction, et cette blessure est cruelle.
327

folio 104V du Manuscrit A

1519
Ici, la femme du lieu me soigne, mais le doute la tourmente et la fait pleurer sur son malheur. Pour ma part, je fais face à cette situation par l’ivresse.
328

folio 105V du Manuscrit A

1519
Mon domicile est sujet à querelle. Pour y mettre fin, je demande la liberté de m’en aller. Cette économie légitime permettra ainsi de supprimer la querelle.
329

folio 105R du Manuscrit A

1519
À mon domicile, je vis comme un ermite brisé. Ma femme me soigne en confectionnant un revêtement à base de pavot sauvage qui atténue fortement la douleur avec succès. Le repos m’est également efficace et constitue une alternative à la fatigue.
330

folio 106R du Manuscrit A

1519
L’échange m’a effroyablement déçu. J’ai été condamné selon les coutumes, et l’on a déclaré explicitement, avec colère, qu’un préjudice avait été causé. Mes blessures et mes nombreuses meurtrissures, dues naturellement à cette économie, notamment au recours aux transports en voiture, ont suscité l’émotion. À l’origine, les domestiques, témoins de mes conseils savants pour bâtir, me faisaient honneur en les retransmettant sur le lieu de la construction.
331

folio 106V du Manuscrit A

1519
Je considère que former convenablement les émigrés constitue une solution économique. Bien que l’on m’estime estropié, je peux encore former en maître. Selon la coutume, il est également possible d’assembler des maquettes représentant des propriétés rurales. Cette économie permettra de compenser le préjudice.
332

folio 107R du Manuscrit A

1519
Dans cet accomplissement, je n’ai pas à avoir honte : je peux au contraire m’en réjouir. Mes maquettes présentent des ouvrages conçus selon des dispositions à la fois ingénieuses et résistantes. Ma bibliothèque, appréciée pour ses lectures, permet aussi de porter secours à peu de frais. Enfin, dans l’accomplissement de mon rôle de tuteur, j’enseigne chacun fraternellement.
333

folio 107V du Manuscrit A

1519
Dans la maison de campagne, après une longue réflexion, j’examine mes blessures et cet effroyable assemblage. Je dois trouver un raisonnement qui rigidifie les deux objets formant la paire, afin qu’ils puissent s’appuyer l’un sur l’autre et rester droits. Malgré mon indisposition physique, la maquette doit conserver une disposition rigide. J’enlève doucement et de bon gré les nœuds de la tige. La femme gouvernante n’en ouvre que la partie antérieure, en la fendant, pour permettre l’inspection.
334

folio 108R du Manuscrit A

1519
Je dirige la maison de campagne avec bonne volonté et je définis un nombre considérable d’éléments architecturaux afin de porter secours, en maître, à sa construction. Avec beaucoup d’exactitude et de savoir, j’établis un calcul raisonné qui permet de certifier l’ensemble.
335

folio 108V du Manuscrit A

1519
À la maison de campagne, joyeux, je confirme après examen l’efficacité du revêtement de pavot sauvage et contemple avec bonheur mon bras. Pourtant, l’anxiété demeure : je redoute qu’il faille finalement ôter, en coupant, ce qui est à l’origine de la blessure. L’affliction doit être supprimée, mais il est raisonnable de renoncer à toute intervention inutile et d’éviter ce qui pourrait provoquer inquiétude ou effroi. La sagesse commande la prudence. Désormais bien portant, je travaille à la maison de campagne avec soin et intelligence, conformément aux usages. À loisir, sollicité comme maître, je plaisante avec bienveillance au sujet de la basilique, même si mes paroles, parfois difficiles à comprendre, semblent fasciner ceux qui les entendent.
336

PIN1519R

1519
Blandine Esnault.
PIN1519R
337

folio 109R du Manuscrit A

1519
J’observe un couple pris dans les rumeurs, la jalousie et les appréhensions liées à une union avec un Français. Considérée comme déshonorée par ses parents, la jeune femme redoute une assignation à comparaître et le témoignage qu’elle devrait livrer. Elle demande timidement à partir et à se réfugier ailleurs. Dans la querelle liée à une naissance favorable, celui qui a frappé a commis un crime et craint un procès concernant la femme et l’enfant ; les guerriers peuvent la frapper. Elle refuse que l’enfant sorte de son corps. La femme gouvernante montre les blessures, frotte les marques bleuâtres avec du pavot sauvage et pressent la mort. Je rapporte la boisson, la fureur, la violence, l’humiliation, la pénétration et les outrages infligés malgré le refus. La dispute se poursuit dans le bruit et la débauche, laissant la femme dans le désarroi.
338

folio 109V du Manuscrit A

1519
J’observe la victoire du domestique : il porte secours à la femme gouvernante, l’éloigne du danger et fait connaître sa colère, accablé de peines. Après qu’elle a été battue, il intervient légitimement et se montre comme un guerrier libérateur. Elle place sa confiance en lui, sachant qu’il peut venir en aide à quelqu’un en détresse.
339

folio 110V du Manuscrit A

1519
Je redoute de faire venir le censeur pour recueillir les fautes et engager une réconciliation. Pour ma part, je suis disposé à faire le bien. Je veux rapporter les faits de cette manière, adorer la croix et me confier ici. Le mensonge et le viol doivent être exposés tels qu’ils ont été pensés, afin d’expliquer la faute commise et le péché. Il faut enfin convaincre au sujet du viol et de l’action qui a consisté à induire quelqu’un en erreur.
340

folio 097V du Manuscrit B

1519
Je veux provoquer, dans ce lieu consacré, une illustration proclamant : « Corrigeant les ignorants, ah ! Chantant la parole, ah ! De la vraie foi ». J’y conçois une grande œuvre, liée à la naissance d’un nourrisson et à la noblesse familiale des deux époux, afin d’élever le seigneur du peuple. Je place les exécutions corrigées du château, séparé de la place publique, et le maître travaillant au premier plan, pour révéler la création de l’œuvre. Ma fresque, dont le raisonnement est le mien, défend la justesse contre la frivolité et fut exécutée sous l’appréciation du maître. J’ai corrigé de nombreuses erreurs et donné au contour du corps un soin particulier. J’ai préparé un bois rigidifié, affermi le monument avec une petite troupe de débutants et examiné ses abords. La charpente, haute, et le décor savant rendirent le travail difficile. J’ai enfin lié le groupe architectural, organisé l’amenée d’eau…
Manuscrit B de Léonard de Vinci – folio 097V
341

FRE010R

1519
Fresque de l’Eglise de Lassay sur Croisne.
FRE010R
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folio 111R du Manuscrit A

1519
Je suis accablé par cette affaire de femme, de viol, de couple, de purification, de dispute, d’altercation et de tumulte. Les meurtrissures du couple rendent la dispute, l’altercation et le tumulte particulièrement graves. Je veux éviter la honte et le poids de ce fardeau. Quelle altercation redoutable ! La sagesse commande d’éviter ce qui est effroyable et d’en redouter les conséquences. C’est pourquoi il faut révéler et faire connaître cette plainte effroyable. Je crains naturellement l’ordre de bannissement qui pourrait en découler.
343

folio 110R du Manuscrit A

1519
Je le vois dans ce lieu, battu à la suite du crime. Son état de santé exige que cessent les violences. Étendu, le corps meurtri, il demande avec peine qu’on le purifie de cette honte et qu’on le rase. À la porte d’entrée, deux Français sont présents et demandent légitimement que soit rappelé au souvenir le travail accompli durant la nuit. Après une longue période de tranquillité, l’embarras revient. Un ordre est donné à la porte, que l’on redoute ici. Il faut accomplir un paiement partagé en deux, de manière raisonnable. Alors, les deux Français forcent le passage avec violence, d’une manière effroyable et dans le bruit. Ici, ils demandent ce qui cause la mort et quel serait le meilleur avantage à en tirer.
344

folio 111V du Manuscrit A

1519
À la maison de campagne, j’observe l’éloignement de la femme gouvernante selon les coutumes. Après avoir prêté serment, elle voit heureusement le mensonge levé et raconte l’histoire de la descendance et de l’union. Je constate que le nourrisson appartient légitimement au couple, qu’il convient de soulager, irréprochable, malgré la tristesse et l’appui du mariage. Le guerrier, parfaitement informé, reste furieux et inspire la crainte. La femme retrouve la joie en demeurant convenablement protégée, tandis que l’enfant est heureusement élevé légitimement. Tel est le raisonnement de l’esprit. Puis la femme est de nouveau veuve.
345

folio 112R du Manuscrit A

1519
Je constate que tout cela est entièrement approuvé à mon égard. La femme, victime de coups, et le couple séparé sont présentés devant ceux qui accusent avec dureté. Courbé, je demande l’indulgence selon l’usage de la maison de campagne, tout en redoutant la colère et le châtiment. La dispute a été d’une violence redoutable. Les aristocrates sont perdus et menacent de lourdes conséquences. Le dommage est douloureux, le crime est connu et paraît fatal. Le tribunal approuve avec une inflexibilité totale la condamnation de celui qui a causé la mort.
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folio 112V du Manuscrit A

1519
J’observe que la volonté du couple demeure ferme et que son courage fraternel et inflexible lui fait honneur. Devant le tribunal, la gouvernante accusée présente des arguments qui ont de la valeur. Il est reconnu qu’une faute honteuse a été commise, ce qui provoque la fureur.
347

folio 113R du Manuscrit A

1519
Je suis regardé comme fautif dans cette affaire où une femme a été violée et où le couple a été blessé et brisé. Mon oration est sans énergie ; je parais abattu, comme en cet endroit. La femme gouvernante, quant à elle, se montre dure.
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folio 113V du Manuscrit A

1519
Je me refuse à porter une opinion hâtive et cherche la cause de la mort, peut-être dans ce qui a été mangé, afin d’éviter une accusation injuste. Le malade était déjà indisposé depuis quelque temps, mais la nature humaine elle-même inspire ici la crainte. Quel effroyable châtiment : devant le tribunal, l’accomplissement du paiement dû aux deux gardes provoque la fureur. Je suis condamné par une décision grave, accusé d’une débauche dangereuse qui m’aurait conduit à la mort. On me reproche aussi ma frivolité et ma folie furieuse ; ma volonté est mise à nu, comme si j’avais été possédé. Je suis accusé, lourdement condamné et déshonoré pour l’éternité.
349

folio 114R du Manuscrit A

1519
Affaibli, je redoute d’aggraver mon état par l’ivresse et le vin pur, car ce qui cause la mort agit parfois sans empêchement. Le souvenir de la femme et du lieu, les disputes, la cruauté fanatique et la souffrance font naître l’idée d’un moyen d’échapper au courroux. Je dois pourtant préserver la femme et secourir, par amour, la fille fragile. J’envisage ma mort ainsi que les recours possibles, j’étudie les boissons capiteuses et me souviens des ouvrages consacrés aux moyens de porter secours, rangés dans la bibliothèque. Avec peine, mais lucidement, je bois ; mon corps se raidit, je dis adieu et m’effondre en larmes, désespéré. Un piédestal est réalisé, une croix cruelle apparaît, ainsi qu’une feuille d’écriture horrible. L’argumentation demeure funeste, abominable, sans fondement et secrète.
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folio 114V du Manuscrit A

1519
J’examine jusqu’à leur accomplissement la félicité de l’amour et le châtiment fatal. Peu à peu, la boisson capiteuse plonge l’esprit dans un trouble agréable, au-delà de ce qui serait raisonnable. Le corps devient alors languissant et sans énergie ; les articulations et les membres ont du mal à se mettre en mouvement. Il faut raconter avec effort ce qui s’est produit. Lorsque je reviens à moi, le souvenir, le chagrin et ce lieu ressurgissent, et viennent alors les larmes funèbres, bien réelles.
351

EB001

1519
Une femme enceinte décide de quitter les lieux pour échapper à la honte liée à une grossesse issue d’un abus et à une fausse déclaration faite aux autorités. Humiliée par ses accusations et ses lamentations, elle cherche à reconstruire sa vie loin de son passé. Une amie lui propose un logement, une modeste rémunération et un emploi de gouvernante, lui offrant ainsi protection et stabilité pour elle-même et son enfant à naître. La femme place sa confiance dans la noblesse et dans les personnes capables de l’aider à élever l’enfant. Le roi, inquiet de sa situation, lui conseille de veiller à la santé et à l’alimentation du futur bébé. Il l’encourage aussi à ne pas se laisser accabler par l’irrégularité de l’union ni par la mort du père. Le départ apparaît donc comme une nécessité, mais aussi comme une libération et la possibilité de recommencer une nouvelle vie.
EB001
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EB002

1519
Un savant âgé rassemble douze novices afin de former une équipe capable d’achever les constructions royales, notamment un sanctuaire. Présenté comme leur maître, il transmet ses connaissances avec patience, explique les proportions et les mesures, et utilise des assemblages en bois pour clarifier les difficultés. Les élèves doivent réussir un examen, transcrire fidèlement ses enseignements et rédiger des rapports détaillés. Ils apprennent également les principes de plusieurs installations techniques, comme une machine à tirer l’eau, un four et un cellier à vin. Le texte insiste sur la force, la rigueur et l’intelligence nécessaires à la construction. La transcription doit respecter des règles précises : lecture attentive, vérification des relations essentielles, récapitulation régulière et correction des expressions. Cette méthode permet de conserver les ordres du maître, de faciliter leur compréhension et de donner autorité et gloire au travail des savants.
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EB003

1519
Après le départ et la mort d’une personne proche, le narrateur choisit de lui rendre hommage par le renoncement à son propre corps. Plongé dans le deuil, il demeure cependant confronté à une énigme liée à cette disparition.
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EB005

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1519
Lors des cérémonies religieuses, Blandine Esnault tente de maîtriser ses sentiments amoureux. Elle craint toutefois d’être jugé, attaqué ou blessé par des personnes insensées, ce qui lui cause une profonde détresse.
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Le narrateur éprouve de la joie à servir dans un lieu où il se sent en sécurité et protégé.
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1519
Signature : Léonard – Blandine
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Résumé à compléter.
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