Chronologie

Histoire de Léonard de Vinci

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1

TRI054R

1472
illustration du codage des des textes interdits
Illustration 1 de la page TRI054R des manuscrits de Léonard de Vinci — Apprentissage du code
2

TRI053R

1472
J’observe mot qu’il faut reconnaître, parfois par morceaux ou par fragments de racine d'un mot. Je cache graduellement ce qui doit l’être, avec bienveillance, et je coupe avec finesse ce qui nuit à l’ensemble. La langue académique doit rester incontestable ; j’en déduis l’organisation de ce qui doit être brisé. Les hésitations révèlent l’énigme, tandis que les conjectures donnent progressivement raison. Je consigne mes critiques dans une bibliothèque où je peux les rechercher, avec les travaux secrets défendus par la loi. Je corrige à diverses reprises pour redresser ce qui bloque, en changeant alternativement le texte jusqu’à ce qu’il prenne consistance et que la solution retenue soit acceptable.
3

TRI038R

1472
Le maître avec soin une combinaison proportionnée pour l’interpréter par les songes. Il le dis en peu de mots balbutiés et réussis, en homme savant, en se mettant au supplice, à façonner le mot en question dans le but d’enseigner. De manière approximative, Il estime l’abrégé et fais grand cas du ridicule. Le maître d’enseignement s’applique fortement à composer et à façonner les mots afin d’enseigner comment chercher à reconnaître.
Illustration 1 de la page TRI038R des manuscrits de Léonard de Vinci — Apprentissage du code
4

TRI030R

1472
Je cherche d’abord à tout dire en formant un seul mot. Je m’appuie sur trois lettres de l’expression qui m’encourage, puis je recherche et déduis rapidement ce qui va bien. Peu à peu, à partir de ces déductions et par essais successifs, je reconnais comme vrai ce qui est raisonnable. Lorsque la compréhension demeure difficile, incomplète ou impossible, je retranche alors et je change.
Illustration 1 de la page TRI030R des manuscrits de Léonard de Vinci — Apprentissage du code
5

FOII001R

1472
Décorer les vêtements et les baudriers confectionnés afin d’en indiquer le prix.
Illustration 1 de la page FOII001R des manuscrits de Léonard de Vinci
6

FOII001V

1472
Relation entre la géométrie et les calculs
Illustration 1 de la page FOII001V des manuscrits de Léonard de Vinci — Méthode calculatoire, Méthode de géométrie
7

ANA003V

1472
J’apprends avec rigueur.
Illustration 1 de la page ANA003V des manuscrits de Léonard de Vinci
8

ANA006R

1472
J’ai pris pour exemple cette ligne en renflement étiré : je l’ai divisée et j’en ai détaché le long morceau de A à N. Lors du prélèvement, la difficulté vient du sang qui enduit tout de rouge ; je dois donc l’absorber pour poursuivre mes observations. Je continue ensuite à diviser le muscle le plus proche, de R à T. Par cet apprentissage, je montre comment rechercher, par fractionnement, la forme musculeuse M.O.
Illustration 1 de la page ANA006R des manuscrits de Léonard de Vinci — Muscles, Dissection
9

ANA008V

1472
Je considère que les médecins légitimes doivent déterminer les figures selon de justes proportions et avec une bonne qualité, afin d’adapter correctement leurs observations. L’examen de la figuration est indispensable pour la rapporter au corps et faciliter le discours. Un dessin bien exécuté permet de garder à l’esprit cette figuration de manière remarquable. Cette indication précise rend possible la transmission, avec sagesse et sécurité, des raisonnements sur la connaissance d’une chose. Je trouve plaisant d’avoir été sollicité et nommé à cet Ordre des Médecins, dont l’inscription produit l’effet manifeste d’une distinction économique.
10

FOII002R

1472
Léonard prend l’engagement auprès d’un directeur la charge d’administrer un projet destiné à développer les affaires et à accroître les richesses. Le transport des marchandises repose sur l’utilisation de grands vaisseaux et de petites embarcations, capables de déplacer facilement les produits. Cette activité doit toutefois être organisée avec méthode : il faut calculer les capacités de transport, prévoir les dépenses et chercher à réaliser des économies sans fragiliser l’ensemble du projet. Une réduction excessive des coûts risquerait en effet de compromettre son efficacité. Le travail de la laine et les services qui lui sont associés constituent une activité importante, susceptible d’augmenter progressivement son influence et sa rentabilité. La réussite du projet permettrait d’obtenir reconnaissance, mérite et gloire grâce aux résultats accomplis. Enfin, les manifestations sonores, symbolisées par les cornes, semblent devoir accompagner l’entreprise afin de la célébrer, de l’annoncer publiquement ou de marquer son prestige.
Illustration 1 de la page FOII002R des manuscrits de Léonard de Vinci
11

FOII002V

1472
Exercice calculatoire
Illustration 1 de la page FOII002V des manuscrits de Léonard de Vinci — Méthode calculatoire
12

FOII003R

1472
Je décris une construction géométrique élémentaire, réalisée avec de petites poutres soigneusement assemblées. La solidité du bois et la précision de l’assemblage sont indispensables pour assurer la conformité, l’utilité et l’efficacité de la forme obtenue. Cet ouvrage n’a pas seulement une fonction matérielle : sa géométrie doit aussi transmettre un enseignement, conserver la mémoire d’un événement ou d’une idée, et rendre perceptible un message sans recourir directement à la parole. Par sa forme, il peut avertir, exhorter et rappeler les risques réels auxquels il faut faire face. Il devient ainsi un moyen de prévention, capable de signaler un danger et de limiter les dommages susceptibles de se produire localement. J’insiste donc sur la rigueur de la conception, la robustesse des matériaux et l’association d’une fonction constructive, d’une mémoire durable et d’un message d’avertissement.
Illustration 1 de la page FOII003R des manuscrits de Léonard de Vinci — Métier à tisser, Maquette, Méthode calculatoire
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FOII003V

1472
Je confectionne manuellement un vêtement de laine à l’aide d’aiguilles, de pelotes et d’un mannequin qui me sert de support. L’ouvrage se compose de nombreuses pièces que j’assemble, ajuste et modèle avec patience. Je veille particulièrement aux manches, à la gorge et aux ouvertures, afin de maintenir l’équilibre entre souplesse, rigidité et solidité. J’avance par enroulements, ligatures, polissage, raclage et corrections répétées. Mes mains suppriment les défauts, assouplissent l’étoffe et préservent les proportions prévues. Je mesure continuellement, car chaque étape doit être vérifiée sur la forme du mannequin. L’exécution devient de plus en plus difficile : j’évalue les fragilités et recommence lorsque le résultat est insuffisant. La qualité dépend enfin de mon habileté technique et du respect des règles professionnelles, morales et juridiques, car toute faute peut entraîner une plainte et un grave discrédit durable.
Illustration 1 de la page FOII003V des manuscrits de Léonard de Vinci — Mannequin, Confection sur mannequinIllustration 2 de la page FOII003V des manuscrits de Léonard de Vinci — Mannequin, Confection sur mannequinIllustration 3 de la page FOII003V des manuscrits de Léonard de Vinci — Mannequin, Confection sur mannequin
14

FOII004R

1472
Je conçois un manteau formé de plusieurs morceaux d’étoffe assemblés autour d’un support. Je divise d’abord la matière et prévois les ouvertures pour les bras, en recherchant l’équilibre entre fonctionnalité, harmonie et solidité. Je façonne ensuite le vêtement par des découpes, des entrelacements, des nœuds, des ligatures et des ajustements successifs. Les quatre morceaux doivent être disposés avec précision, reliés par des lanières, puis corrigés afin d’éliminer toute irrégularité. La partie centrale sert de point d’appui pour organiser les pans et permettre au manteau d’entourer correctement le corps. Je mesure, j’anticipe les longueurs, contrôle les jonctions et accepte les erreurs pour mieux les corriger. Je recommande aussi la critique de personnes expérimentées. La qualité dépend enfin de l’exactitude, de la confiance, de l’élégance de l’exécution et d’une présentation capable de susciter l’admiration et de favoriser la commercialisation auprès d’une clientèle exigeante.
Illustration 1 de la page FOII004R des manuscrits de Léonard de Vinci — Confection d'un manteau
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FOII004V

1472
Je confectionne méthodiquement un vêtement composé de deux morceaux d’étoffe. Je travaille avec calme, réflexion et précision : je plie, égalise et ajuste les pièces, puis je les saisis ensemble afin d’en assurer l’équilibre. Je les découpe ensuite et les relie par une lanière disposée en croix, avant de renforcer les bordures à l’aiguille. Ainsi se forment notamment les ouvertures destinées aux membres. Je veille à la justesse des proportions, à la solidité des assemblages et à la bonne mise en place du vêtement sur le corps. L’encolure féminine doit être légèrement relâchée pour donner une belle forme à la robe. Certaines parties sont façonnées à partir d’un carré courbé, rigidifié et adapté en demi-lune. Enfin, je cintre, équilibre et attache solidement les jointures afin d’obtenir un ouvrage harmonieux, vendable et digne d’éloges.
Illustration 1 de la page FOII004V des manuscrits de Léonard de Vinci — Confection d'un vêtementIllustration 2 de la page FOII004V des manuscrits de Léonard de Vinci — Confection d'un vêtementIllustration 3 de la page FOII004V des manuscrits de Léonard de Vinci — Confection d'un vêtementIllustration 4 de la page FOII004V des manuscrits de Léonard de Vinci — Confection d'un vêtementIllustration 5 de la page FOII004V des manuscrits de Léonard de Vinci — Confection d'un vêtement
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FOII005R

1472
Je conçois un vêtement féminin ajusté au buste à partir de pièces carrées que je courbe, diminue et régularise progressivement. L’étoffe teinte doit envelopper le corps avec précision, afin d’éviter nudité, gêne ou offense. Ce travail exige soin, délicatesse et respect de la personne mesurée. Je fais coudre les robes à l’aiguille, puis je les enrichis d’ornements coûteux : ceinturons brodés, cordons décoratifs, lanières de cuir ou fourrure, à l’image des vêtements seigneuriaux. Je reconnais toutefois les risques d’embarras liés au contact physique pendant les essayages. Pour les limiter, je recommande de refuser les assistants inexpérimentés et d’employer un dispositif de mesure. Le vêtement peut alors être présenté sur une structure de bois, rembourrée et proportionnée, qui reproduit la forme du corps. Cette méthode permet d’observer, de discuter, de formuler des objections et de valider le modèle avant sa réalisation définitive par la cliente et l’artisan.
Illustration 1 de la page FOII005R des manuscrits de Léonard de Vinci — Confection de vêtement fémininIllustration 2 de la page FOII005R des manuscrits de Léonard de Vinci — Confection de vêtement féminin
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FOII005V

1472
J’imagine une ceinture destinée à serrer et embellir le vêtement féminin, tout en facilitant l’ouverture des robes et des manteaux. Je la composerai de courroies, d’étoffes teintes et de garnitures métalliques, divisée en segments reliés par des lanières afin de demeurer souple, solide et aisément enroulable. Son extrémité se croisera avant de retomber avec élégance sur le devant. Je souhaite ainsi permettre d’attacher ou d’enlever rapidement les vêtements, sans renoncer au raffinement. Je veux séduire une clientèle féminine aisée, sensible à la nouveauté, au confort et à l’élégance, en concevant des vêtements sur mesure pour les femmes de mon entourage, mais aussi pour les gouvernants et les dignitaires. Le succès dépendra du façonnage, de l’adaptation au corps, de la légèreté du vêtement et de son pouvoir de rendre chaque cliente rayonnante dans les riches milieux de cour.
Illustration 1 de la page FOII005V des manuscrits de Léonard de Vinci — Ceinture pour femmes, Confection de vêtement féminin
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FOII006R

1472
Je montre comment corriger les défauts d’un vêtement. Lorsque les ligatures ou les coutures sont irrégulières, je démonte certaines parties, reprends l’assemblage et égalise soigneusement les finitions. J’apprends par l’observation, la critique répétée des erreurs et l’adaptation précise des proportions des étoffes. La rigueur et la patience donnent un ouvrage harmonieux et de qualité. Pour satisfaire le client et justifier le paiement demandé, je le valorise par des ornements brillants et élégants : les incrustations et la ceinture renforcent son éclat, son prestige et son attrait. Je veille toutefois à sa solidité en consolidant les coutures, notamment par des liens croisés. Une exécution durable, esthétique et bien ajustée permet enfin de gagner la confiance, la reconnaissance et la fidélité de la clientèle.
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FOII007V

1472
J’ai conçu un dispositif pour manipuler une barre de bois en hauteur sans blesser la main. Si l’on tient directement la barre, les doigts peuvent être fortement pincés entre M et N. Pour éviter cet accident, je propose une tenaille repérée par A et B, capable de saisir et de soutenir solidement la pièce de bois. Ce mécanisme permet d’abaisser, de maintenir ou de soulever la barre avec sécurité et efficacité. Le point B offre la position la plus commode pour conserver la barre en élévation, tandis que l’ensemble A-B-O permet de l’enjamber sans exposer l’utilisateur à des dommages corporels. Lors de l’action entre A et N, la base de la barre doit toutefois être fermement maintenue afin d’éviter tout glissement, toute chute ou tout accident grave.
Illustration 1 de la page FOII007V des manuscrits de Léonard de Vinci — Manipulation d'une poutre
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FOII008R

1472
J’ai conçu une ceinture qui embellit le vêtement tout en simplifiant son attache. Elle remplace les multiples lanières et les nœuds grossiers, permettant de lier et de délier rapidement l’habit sans risque de déchirure ni de détérioration. Sa spontanéité, sa souplesse et son élégance en font un perfectionnement majeur. La broderie colorée distingue le vêtement, attire l’admiration et favorise sa réussite commerciale. À prix égal avec les autres modèles, ce système offre une solution plus pratique, plus économique et plus raffinée. Je recommande de conserver les ornements, les belles couleurs et le travail précis, plutôt que de les remplacer par une simple bande de cuir. Le succès dépend de l’équilibre entre fonctionnalité, rapidité d’utilisation, qualité esthétique et noblesse de la finition.
21

FOII009V

1472
Je conçois le costume à partir de l’observation du corps humain, de ses proportions et de ses mouvements. Comme en architecture, j’établis des mesures précises et j’organise chaque partie du vêtement selon une géométrie cohérente. Ainsi, le costume épouse naturellement la forme de l’homme et accompagne ses gestes sans rompre l’équilibre de l’ensemble. Je m’appuie sur les principes de Vitruve, qui représente le corps humain inscrit dans un cercle et en analyse le développement selon des règles mathématiques. L’étude du mouvement, des dimensions et des rapports entre les membres devient le fondement du patronage. En réunissant observation, calcul et représentation géométrique, je peux concevoir un costume harmonieux, fonctionnel et fidèle à la nature humaine, conformément aux préceptes transmis par Vitruve dans son traité.
Illustration 1 de la page FOII009V des manuscrits de Léonard de Vinci — Confection régles de conception
22

FOII010R

1472
La pelote de laine provient d’un procédé de façonnage autour de la taille. Sa réussite repose sur l’obtention d’une forme durablement reconnaissable.
Illustration 1 de la page FOII010R des manuscrits de Léonard de Vinci — Pelotte de laine, Mesure de corpulence
23

FOII010V

1472
La cloche est un système musical capable de signaler distinctement et de transmettre les appels de manière remarquable.
Illustration 1 de la page FOII010V des manuscrits de Léonard de Vinci — Cloche, Appels
24

FOII011R

1472
Tenseur de métier à tisser
Illustration 1 de la page FOII011R des manuscrits de Léonard de Vinci — Métier à tisser, Tenseur
25

FOII011V

1472
Un guide pour les fils d’un métier à tisser.
Illustration 1 de la page FOII011V des manuscrits de Léonard de Vinci — Métier à tisser, Guide fils
26

FOII012R

1472
Ensemble mécanique de métier à tisser.
Illustration 1 de la page FOII012R des manuscrits de Léonard de Vinci — Métier à tisser, Ensemble mécanique
27

FOII012V

1472
Ensemble mécanique destiné à un métier à tisser.
Illustration 1 de la page FOII012V des manuscrits de Léonard de Vinci — Métier à tisser, Ensemble mécanique
28

FOII0013R

1472
Ensemble mécanique de métier à tisser.
Illustration 1 de la page FOII0013R des manuscrits de Léonard de Vinci — Métier à tisser, Ensemble mécanique
29

FOII013V

1472
Un coupe un fil et une queue d’aronde de métier à tisser
Illustration 1 de la page FOII013V des manuscrits de Léonard de Vinci — Métier à tisser, Coupe fil, Queue d'aronde
30

FOII014R

1472
L’ordre établi est présenté comme heureusement conforme à la proportion, une affirmation considérée comme généralement incontestable.
Illustration 1 de la page FOII014R des manuscrits de Léonard de Vinci — Méthode calculatoire, ProportionnalitéIllustration 2 de la page FOII014R des manuscrits de Léonard de Vinci — Méthode calculatoire, Proportionnalité
31

FOII014V

1472
J’examine la proportionnalité à travers trois idées liées. Je cherche d’abord à concevoir une forme capable de contenir le double. J’envisage ensuite d’élever une géométrie au moyen de traits et de morceaux. Enfin, je définis l’apprentissage comme la détermination du double.
Illustration 1 de la page FOII014V des manuscrits de Léonard de Vinci — Méthode de géométrie, Proportionnalité
32

FOII015R

1472
J’examine la proportionnalité à travers une exécution d’une rigueur et d’une netteté géométriques, qui démontrent les rapports de calcul.
Illustration 1 de la page FOII015R des manuscrits de Léonard de Vinci — Maquette, Proportionnalité
33

FOII015V

1472
Je pose les fondements de mon atelier de broderie pour réaliser une ceinture. Je travaille l’étoffe teinte en ouvrant ses fibres, puis en les resserrant avec un coin, par un mouvement continu de va-et-vient. Je calcule avec exactitude les divisions et les guides, afin d’obtenir un tressage solide et un véritable raffermissement de l’étoffe, qui en constitue aussi l’embellissement. J’évite toute précipitation, car elle pourrait déformer l’ébauche. Une erreur de calcul provoquerait un mauvais tressage et des fissures : la ceinture doit donc être correctement dirigée. Je contrôle ensuite l’ouvrage par des palpations répétées, avec effort, soin et finesse, pour détecter aussitôt tout défaut de proportion ou toute bifurcation susceptible d’endommager l’étoffe. Je soigne la base de l’œuvre, afin qu’elle soit portée avec honneur et politesse envers les concitoyens. Enfin, je veille à ce que son prix exprime sa noblesse et élève le rang du client.
Illustration 1 de la page FOII015V des manuscrits de Léonard de Vinci — Ceinture pour femmes, Confection d'un ceinture
34

FOII016R

1472
Le styliste conseille ses clients sur les étoffes teintes et les vêtements à confectionner, afin de créer avec bienveillance une élégance et une beauté de style. Il doit mettre en valeur l’originalité de la coloration, l’innovation, la perfection et le soin de la confection, ce qui justifie le prix, accroît le profit et attire davantage de clients. Il fixe le prix avec le client et consigne son approbation. Il confectionne ensuite avec assurance, en respectant toutes les mesures corporelles, afin de garantir la réussite de l’exécution. Cette assurance démontrée conduit à la reconnaissance.
Illustration 1 de la page FOII016R des manuscrits de Léonard de Vinci — Métier de styliste
36

FOII017V

1472
En étendant un fragment de cercle enjambant qui indique l’ampleur de la progression, on peut révéler exactement le calcul d’une grandeur.
Illustration 1 de la page FOII017V des manuscrits de Léonard de Vinci — Méthode calculatoire
37

FOII018R

1472
Travaux pratiques
Illustration 1 de la page FOII018R des manuscrits de Léonard de Vinci — Méthode calculatoire, Travaux pratiques
38

FOII019R

1472
L’enseignant.
Illustration 1 de la page FOII019R des manuscrits de Léonard de Vinci
39

FOII019V

1472
Exercices
Illustration 1 de la page FOII019V des manuscrits de Léonard de Vinci — Exercices, Méthode calculatoire
40

FOII020R

1472
La configuration consiste à joindre deux nombres pour former une paire et à les coter en juste proportion. Un point capital en assure l’attache à l’ensemble. Le début de la structure doit s’appuyer sur cette configuration, tandis que l’antécédent doit la supporter conformément aux règles du calcul. Par accumulation uniquement, son utilisation devient aisée. Le rapport, établi en juste proportion, se révèle notamment commode pour lire et façonner, afin d’enseigner facilement.
Illustration 1 de la page FOII020R des manuscrits de Léonard de Vinci — Méthode calculatoire, Produit en croix
41

FOII020V

1472
J’expose en détail l’origine des grandeurs afin d’en faciliter l’enseignement. Leur résolution est lente, et les erreurs sont regrettables, mais il importe de les éviter. Ces grandeurs se trouvent associées de nombreuses façons aux supports présentés, notamment par des exercices préparatoires. Ceux-ci rendent compte des liaisons géométriques et les démontrent mathématiquement, offrant ainsi des moyens utiles pour examiner et vérifier les grandeurs obtenues.
Illustration 1 de la page FOII020V des manuscrits de Léonard de Vinci — Méthode calculatoire
42

FOII021R

1472
Je fixe d’abord un élément, puis je détermine une géométrie qui reflète cette grandeur.
Illustration 1 de la page FOII021R des manuscrits de Léonard de Vinci — Méthode calculatoire, Travaux pratiques
43

FOII021V

1472
J’affirme que le rapport entre les grandeurs s’établit aisément par la proportion. Ma recherche repose sur l’observation naturelle d’une juste proportion, que je considère comme nécessaire. Pour en garantir la qualité et l’efficacité, je dois d’abord dessiner la base d’administration, support destiné au report des grandeurs. Je la trace dès l’origine, soit pour réaliser l’ouvrage de manière agréable, soit pour le façonner dans un but d’enseignement.
Illustration 1 de la page FOII021V des manuscrits de Léonard de Vinci — Méthode calculatoire, Méthode de géométrie, Proportionnalité
44

FOII022R

1472
J’examine le support calculatoire et souligne la nécessité de savoir parfaitement attribuer les calculs à l’ensemble de la configuration.
Illustration 1 de la page FOII022R des manuscrits de Léonard de Vinci — Méthode calculatoire, Produit en croix, Proportionnalité
45

ANA050R

1472
J’indique comment attacher par un cordon, à la manière d’un bourrelé, en respectant la juste proportion et en nouant souvent pour fixer proprement. Je dispose ensuite le sein en arc géométrique ouvert, car il s’émousse à l’examen lorsqu’il forme un arc fermé. Je l’ouvre largement par les fissures et l’élargis en le maintenant pour l’examiner. J’inspecte le rond de la poitrine et fais couler de petites gouttes de la valvule. Enfin, je sépare la contexture du muscle avec beaucoup d’efforts.
Illustration 1 de la page ANA050R des manuscrits de Léonard de Vinci — Ligatures
46

FOII023R

1472
Métier à tisser
Illustration 1 de la page FOII023R des manuscrits de Léonard de Vinci — Métier à tisser
47

FOII023V

1472
Un métier à tisser.
Illustration 1 de la page FOII023V des manuscrits de Léonard de Vinci — Métier à tisser
48

FOII024V

1472
J’examine le fonctionnement d’un métier à tisser dont l’architecture repose sur le travail de liaison de la toile. Il permet une production abondante et continue, de manière inflexible. La toile obtenue est à la fois fine et robuste. Elle s’ouvre en deux grâce à un contrebalancement qui favorise son développement.
Illustration 1 de la page FOII024V des manuscrits de Léonard de Vinci — Métier à tisser, Fonctionnement d'un métier à tisser
49

FOII025R

1472
Le métier à tisser fonctionne par l’abaissement pliant de sa structure, qui la divise en segments, tandis que les cordons sont rapidement élevés. L’alternance de la tension repose sur un mécanisme de contrebalancement en va-et-vient, assurant une action continue et rapide.
Illustration 1 de la page FOII025R des manuscrits de Léonard de Vinci — Métier à tisser, Fonctionnement d'un métier à tisser
50

FOII025V

1472
Dans ce dessin, j’étudie le fonctionnement.
Illustration 1 de la page FOII025V des manuscrits de Léonard de Vinci — Métier à tisser, Fonctionnement d'un métier à tisser
51

FOII026R

1472
J’étudie le fonctionnement d’un métier à tisser.
Illustration 1 de la page FOII026R des manuscrits de Léonard de Vinci — Métier à tisser, Fonctionnement d'un métier à tisser
52

FOII027V

1473
Probablement le décès de Caterina, la mère de Léonard de Vinci.
Illustration 1 de la page FOII027V des manuscrits de Léonard de Vinci
53

DES001R

1473
En 1473, l’auteur effectue un voyage vivifiant en Toscane, sur les terres de ses ancêtres. Soucieux de préserver la mémoire de sa famille, il représente les cinq propriétés foncières ainsi que les maisons familiales qui leur sont associées.
Illustration 1 de la page DES001R des manuscrits de Léonard de Vinci
54

PIN010R

1473
La Madonne à l’œillet.
Illustration 1 de la page PIN010R des manuscrits de Léonard de Vinci
55

FOII028V

1473
Le façonnage d’un galon.
Illustration 1 de la page FOII028V des manuscrits de Léonard de Vinci — Ceinture pour femmes, Métier à broder, Confection d'un ceinture
56

FOII029R

1473
Façonnage d’un galon et réflexion sur la boucle de ceinture.
Illustration 1 de la page FOII029R des manuscrits de Léonard de Vinci — Boucle de ceinture, Ceinture pour femmes, Métier à broder
57

FOII029V

1473
Je décris le façonnage d’un galon.
Illustration 1 de la page FOII029V des manuscrits de Léonard de Vinci — Ceinture pour femmes, Métier à broder, Confection d'un ceinture
58

FOII030V

1473
Je veux fabriquer une machine capable d’utiliser rapidement et abondamment le métier à tisser. Elle repose sur un mouvement circulaire transmis par un ensemble de courroies, puis transformé en mouvement alternatif. Son portique, formé de traverses de bois, doit rester droit, rigidifier la structure et permettre de peigner, relier et extraire la toile avec exactitude. Un disque, calculé selon une juste proportion, produit l’alternance nécessaire ; l’assemblage transforme ensuite le mouvement tournant en action de piquage, puis en descente. L’entrelacement, difficile à cause de la fuite, doit être exécuté en deux parties, attachées avec soin par un levier afin d’effectuer une traversée. Je veux ensuite égaliser et couper simultanément à la main, sur toute l’étendue du tissu. Un contrebalancement emporte le poids avec force, tandis que le ralentissement minimal de la machine assure une liaison solide et de bonne qualité.
59

FOII031R

1473
Je fabrique rapidement une touffe abondante avec un métier à tisser. Je fragmente les tresses de sortie, puis je tranche brusquement les cordons en grand nombre, avec un effort soutenu. Je désunis le brin fendu en frottant rapidement, par un mouvement circulaire alternatif, le cordon resté sur le support. Après la tonte, j’enlève les morceaux de cordon et me retire pour rétablir la fonction du corps pesant et achever l’enfichage. Pour poursuivre le façonnage, j’actionne alternativement un frein, en maintenant l’arrêt aussi longtemps que l’exige la tonte, afin d’égaliser la chevelure velue. J’adapte rigoureusement l’angle de rotation pour raccourcir la course. Enfin, je coupe le cordon restant au rasoir, outil du métier à broder, après avoir durci et bloqué la tige d’étirement avec un coin, puis je replace et fixe la perche ferrée de piquets.
60

FOII032R

1473
J’observe la géométrie dans son ensemble afin de porter ma réflexion et de prescrire des modifications. Je dois définir les matériaux avec rigueur pour obtenir une efficacité convenable. Le travail de la laine est pénible, mais exact avec la machine. Lorsque je mets le treuil en mouvement, il tremble et s’accompagne d’effroyables gémissements ; les mouvements s’effectuent avec des efforts rapides. Je constate que le battage est de bonne qualité et adapté au pressage des étoffes. Je peux régler la rigidité du pressage, tandis que le battage varie. Celui-ci soulage l’exécution du peigne en permettant de lier l’étoffe. La barre de battage égalise la fibre en s’appliquant fortement pour serrer. Son balancement répète le battage, ce qui engendre la qualité de l’étoffe. Je la repousse ensuite par un raclage linéaire ; au centre, je la partage en deux, puis je confectionne et extrais une troisième partie.
61

FOII032V

1473
Je me procure facilement la fibre naturelle non travaillée, les bateaux étant fréquents, puis je la fais façonner et teindre pour lui donner de la valeur. Je dois acheter en masse. J’examine adroitement le produit, parfois au hasard, et j’en estime la structure afin de le déprécier s’il est mauvais. Je distingue les laines en connaisseur : les cordons des ballots sont coupés pour me les dévoiler. Sur le pont du bateau, l’armateur, conscient de ce qui ne convient pas, appréhende ma réclamation. Je modère alors mon jugement, puis je récapitule ce qui détermine le prix de la quantité afin de l’amoindrir avec mesure, selon une juste proportion, et d’accepter la marchandise. L’acquisition est confirmée par une poignée de main, selon une coutume raisonnable. Cet accord réjouit l’armateur et favorise son commerce de la laine.
62

FOII033R

1473
Je retiens que l’engagement d’exécuter un contrat de vente doit être confirmé par le paiement du prix.
Illustration 1 de la page FOII033R des manuscrits de Léonard de Vinci — Négociation de la matière premièreIllustration 2 de la page FOII033R des manuscrits de Léonard de Vinci — Négociation de la matière première
63

FOII033V

1473
Je dois tout voir d’un coup et m’assurer que la fibre est de bonne qualité pour sa mise en œuvre. Lors du façonnage, les fragments doivent s’ajouter harmonieusement en se mêlant, puis recevoir la teinture. L’ensemble doit être évalué et les erreurs réglées avec parfaite bienveillance. Pour laver vingt livres légères de laine, il faut connaître exactement les mesures : huit livres légères de boue doivent être réunies à la laine pour la nettoyer, car une erreur d’une demi-livre légère est redoutable. Il faut donc alléger en contrepesant la laine. J’ai ici cent soixante livres légères de laine ; je les ai étalées devant moi et ai écarté ce qui était tacheté. Avec le talon, j’ai ensuite amolli la terre ; puis, au trot et longuement, elle a pénétré la laine, avant que je ne brasse ensemble la terre et la laine.
64

FOII034R

1473
Je façonne ma pilosité et me réjouis de la plaisante virilité de ma barbe en petit bouc. Elle engendre la maîtrise de soi, utile pour faire le négoce. Je parle doucement, avec une bienfaisance plaisante, d’un ton rauque et agréable aux sens. Mes réflexions me permettent d’accomplir et de faire prospérer des pactes. J’explique les raisons de mes craintes, fondées sur une générosité bienveillante, afin de soulager les bourses de cuir de mes usuriers. J’oblige à voir le produit, ce qui m’influence dans le dialogue et me permet de traiter avec autorité et de commander. Dans le négoce, je dois éviter d’être assommé par les bavardages invoquant l’innocence ou d’autres raisons difficiles à comprendre, qui visent à conditionner le rabais du prix consigné.
65

FOII034V

1473
Je constate un trouble nuisible à la bonne qualité du transport : dans les bourgs de village, il faut décharger les bateaux pour les alléger, car les ponts de la rivière imposent d’abaisser rapidement les mâts, ce qui demande du travail. Les villages prétendent disposer fidèlement de trois chevaux de fatigue. En B, une licence obscure mais bon marché est vendue pour l’ensemble du parcours. En A, la moitié du trajet est de courte durée ; en CD, un tiers l’est également. En FI, le faible nombre de bœufs révèle le mensonge et l’intention de voler. Sur FI, un accord associe avec succès le pays G. Un traité doit faire prospérer les concitoyens en leur fournissant des étoffes teintes. Je propose donc qu’en BA un engagement raisonnable garantisse cette convention par la contribution de ces étoffes.
Illustration 1 de la page FOII034V des manuscrits de Léonard de Vinci — Négociation de la matière première
66

FOII035V

1474
En faisant connaissance avec cette jeune vierge, la brodeuse, j’éprouve le plaisir de l’honorer et de la séduire avec une affection respectueuse. Je l’ai entraînée avec moi, malgré l’hésitation née de l’erreur possible du couple, et nous jouions souvent, naturellement et joyeusement, à nous ceindre dans la plaisanterie. Notre morale produisit un calme tendre, qui prit consistance avec l’accomplissement du désir. Fraternellement, nous nous témoignâmes en secret notre affection, jusqu’à la déclaration ouverte, où elle fut récompensée. Comme un époux choisissant son épouse, notre volonté fut un triomphe. J’eus ainsi une chance fraternelle, vécue comme un honneur. Le triomphe du couple est d’avoir des enfants ; certains que notre vertu nous donnerait la vigueur nécessaire pour nous élever dans la société, nous reconnûmes à la vertu un caractère sacré. La morale du droit des citoyens influença notre raisonnement par ses plaisanteries futiles.
Illustration 1 de la page FOII035V des manuscrits de Léonard de Vinci
67

FOII036R

1474
Je consigne ici des travaux de broderie.
Illustration 1 de la page FOII036R des manuscrits de Léonard de Vinci — Ceinture pour femmes, Confection d'un ceinture, Méthode calculatoire
68

FOII037R

1474
Mona Lisa.
Illustration 1 de la page FOII037R des manuscrits de Léonard de Vinci
69

FOII038V

1474
Nous nous cajolons avec excès, par pur plaisir, dans l’union bienfaisante et tendre de l’amour. La robe de ma femme fut une victoire subtile destinée à charmer ma vigueur virile. Elle se donna entièrement afin d’engendrer les jouissances ; dans le même temps, l’amour fut reconnu et soumis au cri plaisant et féminin, ce qui le rendit agréable.
Illustration 1 de la page FOII038V des manuscrits de Léonard de Vinci
70

FOII039R

1474
J’éprouve une merveille dès la vision de l’être aimé, qui avance lentement avec émotion. Allongée dans une disposition troublée mais conforme à l’harmonie, ma femme se rapproche de moi, et nos mouvements s’accordent dans une énergie soutenue, plaisante et bienfaisante. Avec constance et amour, elle s’anime pour me faire honneur, tandis que la jouissance attendue s’inscrit dans l’engagement durable de mon affection pour elle. Nos caresses réciproques s’accomplissent dans des soupirs sans retenue, mêlés à nos chevelures, et font naître la satisfaction d’aimer pleinement. Puis l’essoufflement naturel de l’élan vital trouble cette harmonie : l’amour s’apaise et s’achève, nous laissant joyeux et confus. J’éprouve alors que ma fiancée, abandonnée et confiante, possède le pouvoir de me rendre vivant et revigoré.
Illustration 1 de la page FOII039R des manuscrits de Léonard de VinciIllustration 2 de la page FOII039R des manuscrits de Léonard de Vinci
71

FOII040R

1474
L’amour.
Illustration 1 de la page FOII040R des manuscrits de Léonard de VinciIllustration 2 de la page FOII040R des manuscrits de Léonard de Vinci
72

FOII040V

1474
Enlacés, nous nous caressions secrètement, la plupart du temps dissimulés.
Illustration 1 de la page FOII040V des manuscrits de Léonard de Vinci
73

FOII041R

1474
Certainement, nous l’avons fait autant de fois que nous l’avons voulu.
Illustration 1 de la page FOII041R des manuscrits de Léonard de Vinci
74

FOII041V

1474
Nous, couple d’amoureux, désirons raisonnablement divulguer notre union et l’élever noblement. Nous devons formuler notre demande afin de nous unir selon les coutumes. Pour notre mariage, la permission sera demandée de part et d’autre.
Illustration 1 de la page FOII041V des manuscrits de Léonard de Vinci
75

PRE001R

1474
dessin préparatoire Mona Lisa.
Illustration 1 de la page PRE001R des manuscrits de Léonard de Vinci
76

VIT001R

1474
L’« Homme de Vitruve » présente l’homme comme un bipède doté de raison, de savoir et d’une faculté d’action fondée sur l’harmonie naturelle. L’œuvre repose sur des règles de proportion et de mesure : quatre pouces forment une paume ; depuis la jointure des pieds, six paumes déterminent la construction du corps, dont les membres et les jointures sont proportionnés. Le corps entier mesure vingt-quatre paumes. Les membres ouverts manifestent le mouvement. Depuis le nombril, un cercle parfait de quatorze paumes forme un autre support, complété par la tête et la poitrine. Cette construction met en relation le cercle, l’union et la recherche de mesures pour un vêtement parfait. Le texte évoque ensuite un fermier utilisant une baguette flexible pour faire avancer ou se relever les animaux, notamment lors des labours. Le bruit de cette baguette inspire une crainte permettant de guider le bétail sans le blesser.
Illustration 1 de la page VIT001R des manuscrits de Léonard de Vinci — Proportion de l'homme
77

ANA177R

1476
Je cherche avec ardeur et rigueur le principe de fonctionnement du cœur afin de fabriquer cette harmonie. Je me réjouis de pouvoir en présenter le fonctionnement et d’en témoigner raisonnablement, à la manière d’un maître absolu. Ma volonté est d’exposer et d’expliquer ce bienfait ainsi que ses fondements, en homme savant, en montrant son accomplissement par une réalisation.
Illustration 1 de la page ANA177R des manuscrits de Léonard de Vinci
78

ANA179R

1476
Le directeur m’interdit, par la loi divine, de disposer le squelette et me demande d’abandonner complètement l’assemblage. M’abaissant devant cette faute terrible, je reçois de lui l’ordre de le détruire réellement.
Illustration 1 de la page ANA179R des manuscrits de Léonard de Vinci — Squelette articulé
79

ANA190R

1476
J’ai vu mon projet absolument refusé avec colère. Le recteur s’appuie sur le souffle du sacré, qui est une règle, pour remettre en cause le service que j’ai rendu. Cette altercation, abaissante et effrayante, m’a conduit à demander que mon ouvrage soit coupé et morcelé, jusqu’à me commander la destruction de tout mon travail. C’est avec peine que je me suis vu refuser l’hôpital comme demeure. Mon travail de couturier est ici en question, alors même que j’y ai fait honneur par l’achèvement de la ceinture. Je pourrai raconter ma contestation à quelqu’un en qui je peux me fier, afin de faire connaître ce refus et de dire en quelques mots cette vérité honteuse.
Illustration 1 de la page ANA190R des manuscrits de Léonard de Vinci
80

FOII065R

1476
On cherche à m’atteindre par la mauvaise foi. Le jugement qui me condamne trouve son origine dans un signalement fondé sur un serment mensonger. Cette action porte atteinte à mon honneur par son caractère honteux et scandaleux.
Illustration 1 de la page FOII065R des manuscrits de Léonard de Vinci
81

FOII090R

1478
Je présente le gouvernail vivant, que l’on peut accorder en le faisant tourner tandis qu’il se balance. En « N », la colonne tourne et demeure réglée inflexiblement, afin que la baguette se fracasse en un choc bienfaisant. J’étudierai la fabrication et l’évaluation de ce système, où l’on observe le trot saccadé d’un mouvement circulaire. La machine consiste en un cerceau de métal garni de pièces mobiles de fer, ployant dans deux directions pour porter des efforts. Je l’examinerai dans sa rotation et lui lierai un chevron-frein pour l’arrêter. Lorsque j’ai fait tourner le cerceau aux garnitures mobiles et cliquetantes, les tiges se sont hérissées. J’ai donc supprimé les abaissements, coupé les tiges retenant les poids et cherché à faire glisser ceux-ci dans des ouvertures sans encombre.
Illustration 1 de la page FOII090R des manuscrits de Léonard de Vinci — Roue inertiel avec Anti-retour
82

ATL0044V

1481
Je mesure et produis avec réflexion des anneaux de juste proportion, que j’unis remarquablement un à un avec de la laine. J’encercle d’abord la base par des entrelacements en croix. Puis je travaille des arcs liés et entrelacés en périodes, avec de grandes quantités de laine, afin que les périodes se forment entre les deux allongements. Ainsi, les ronds composent une lanière élégante et féminine, semblable à un serpent. Les femmes, par ces formes, font honneur et se rendent dignes d’éloge.
Illustration 1 de la page ATL0044V des manuscrits de Léonard de Vinci — Ceinture pour femmes, Confection d'un ceinture
83

TRI002V

1482
Je perfectionne une pince à cils flexible composée de deux parties montées en croix. En agissant sur leur entrelacement, un mécanisme associé facilite le maniement de l’extrémité et compense par sa déformation l’effort pénible demandé à la main. Le blocage de l’instrument supprime en grande partie la tension engourdissante nécessaire pour travailler le poil avec force. Le resserrement, obtenu en tournant sur le côté, se fait graduellement ; appliquée tour à tour, la pince redresse les cils, les allonge d’un tiers et les maintient longtemps rigides, en leur donnant un effet voluptueux et un style gracieux. Cet instrument féminin de toilette est commode à tenir et permet à chacune de corriger ses cils. Il met les traits du visage en lumière, transforme l’orbite de l’œil et dirige en avant les ailes rigidifiées. Je suis fier de ce perfectionnement, qui accomplit la beauté du style.
Illustration 1 de la page TRI002V des manuscrits de Léonard de Vinci — Pince à cils, Esthétique
84

TRI003V

1482
Je fixe en F les tiges adaptées, attachées ensemble, et j’unis rigidement le dispositif de fer en le baissant et le recourbant en deux. Une croix porte en F le mécanisme dentelé caché, actionné par des fentes triangulaires. Le disque, immobilisé en F, est progressivement mis en mouvement : son mouvement circulaire agit sur les deux bras et ouvre la pince à l’avant. Dans la tige fendue, une pointe redressée est accrochée ; lorsqu’elle est fixée, la pince, d’abord fermée, s’ouvre convenablement. Je fais glisser le poil dans son passage étroit, puis je tourne la tige de manœuvre jusqu’à la rigidité de la tige. La pince serre largement le poil et rigidifie les cils. Pour arracher, j’accumule une touffe, la ceins avec A. B., puis tends la pince de 1–2 vers 2–3. Enfin, je ramène l’instrument, fais tomber les fragments et examine le rasage.
Illustration 1 de la page TRI003V des manuscrits de Léonard de Vinci — Pince à cils, EsthétiqueIllustration 2 de la page TRI003V des manuscrits de Léonard de Vinci — Pince à cils, EsthétiqueIllustration 3 de la page TRI003V des manuscrits de Léonard de Vinci — Pince à cils, EsthétiqueIllustration 4 de la page TRI003V des manuscrits de Léonard de Vinci — Pince à cils, Esthétique
85

TRI001V

1482
Je m’aperçois que ma grandeur d’artiste dépend des critiques qui établissent ma réputation. Elles proclament une grandeur irréprochable, éloignent les hommes grossiers et sans culture, et rendent nécessaires les éloges pour ma consécration et les honneurs. Les maîtres, dans leurs discussions, annoncent avec ardeur les exploits des peintures et des sculptures, tandis qu’un titre honorifique devient officiellement populaire. La fonction d’expert est pour moi un triomphe en ce lieu fraternel, où le faux demeure stupide et déshonorant. Je me réjouis des moyens qui m’élèvent et de l’élégance des étoffes teintes, consolidées par la duplication. Être le premier à avoir façonné est désormais efficace. La loi défend ce qui est détourné par arrogance. Je cherche à surprendre par l’harmonie du rose et du jaune doré, tandis que l’abondance du faux donne de l’éclat au triomphe des hardis faussaires.
Illustration 1 de la page TRI001V des manuscrits de Léonard de Vinci — Rose Florentin
86

FOIII017V

1482
Ce cheval est pour moi une extrême frustration et un effroyable abattement. Pourtant, pour faire réussir sa majesté, je dois me soumettre en serviteur à ce travail pénible.
87

ATL0039R

1483
Je présente ici le marteleur de forge, une machine qui écrase avec une grande rigueur géométrique. Elle réalise et distribue avec beaucoup de fini l’action de piquage. Lorsque la baguette tourne, les empreintes en allongement se placent alternativement l’une après l’autre. Par un mouvement circulaire, il est bon marché de battre un nombre considérable de fois sur une longue période. Sa fabrication inflexible est de qualité. Je peux raconter cette réalisation et divulguer son fonctionnement, si bon marché, afin de faire prospérer cette machine créée ici.
Illustration 1 de la page ATL0039R des manuscrits de Léonard de Vinci — Le marteleur de forge
88

ATL0048R

1482
Je suis embarrassé par la crainte d’un accouchement. En cas d’un impur enfantement, il va de soi que l’usage sera de se marier et de faire prospérer l’enfant. Pour me reproduire, j’ai beaucoup fréquenté une femme, en payant ses faveurs et sa soumission. À diverses reprises, j’ai pu admirer sa nudité, exposée par mon tableau secret.
Illustration 1 de la page ATL0048R des manuscrits de Léonard de Vinci
89

PIN1482R

1482
Mona Vana
Illustration 1 de la page PIN1482R des manuscrits de Léonard de Vinci
90

ATL0696R

1484
Pendant la nuit, ma compagne et moi avons passé le mur de clôture, avec un sac de cuir à la manière des voleurs, pour nous en aller de cet endroit.
Illustration 1 de la page ATL0696R des manuscrits de Léonard de Vinci
91

SIT010R

1484
Carte de Milan.
Illustration 1 de la page SIT010R des manuscrits de Léonard de Vinci
92

MG016R

1492
J’examine la pratique qui consiste à donner une forme à froid. La base est frottée en chargeant ici la mince pièce de métal. Il faut pousser avec force cette charge froide sur la base et la frotter avec elle. Avec aptitude et vigueur, le forgeron exécute ce travail. La machine offre une grande qualité lorsqu’elle est poussée avec force pour travailler. Le forgeron veille ainsi à la bonne qualité du laminage.
Illustration 1 de la page MG016R des manuscrits de Léonard de Vinci — Machine de formage à froid, Statue monumentale, Formage à froidIllustration 2 de la page MG016R des manuscrits de Léonard de Vinci — Machine de formage à froid, Statue monumentale, Formage à froidIllustration 3 de la page MG016R des manuscrits de Léonard de Vinci — Machine de formage à froid, Statue monumentale, Formage à froidIllustration 4 de la page MG016R des manuscrits de Léonard de Vinci — Machine de formage à froid, Statue monumentale, Formage à froid
93

MG082R

1492
Je cherche à lier les plaques d’une manière nette. Pour cela, j’échauffe fortement les plaques serrées, afin de les assembler parfaitement et de produire leurs adaptations. Les deux plaques appariées restent ainsi maintenues rigidement. Pour faire disparaître les irrégularités, je les enlève en raclant, puis je chauffe considérablement et je polis vigoureusement jusqu’à obtenir une couleur jaune blonde.
Illustration 1 de la page MG082R des manuscrits de Léonard de Vinci — Statue monumentale, Brasage du bronze
94

RC010R

1492
Statue équestre.
Illustration 1 de la page RC010R des manuscrits de Léonard de Vinci — Statue monumentale, Plan d'ensembleIllustration 2 de la page RC010R des manuscrits de Léonard de Vinci — Statue monumentale, Plan d'ensembleIllustration 3 de la page RC010R des manuscrits de Léonard de Vinci — Statue monumentale, Plan d'ensembleIllustration 4 de la page RC010R des manuscrits de Léonard de Vinci — Statue monumentale, Plan d'ensemble
95

ATL0786V

1495
L'infidèlité !
Illustration 1 de la page ATL0786V des manuscrits de Léonard de Vinci — Statue monumentale
96

ATL0491V

1496
Sur un cuir tendre, j’ai fait éprouver une teinture rarement réalisée, destinée à un cadeau de cérémonie de mariage. J’ai voulu offrir ce gage dans un portrait soigneusement fardé et traité, parfaitement ajusté, fidèle et coloré avec goût, afin de définir un style noble. Cette coutume d’amitié appelle un présent splendide, signe d’un respect historique qui accroît l’estime. L’estime témoignée par cette coutume d’amitié fraternelle est incontestablement parentale. C’est pourquoi j’ai dessiné la jeunesse des traits du visage, pour conserver l’honneur de manière saine, excellente et solennelle.
Illustration 1 de la page ATL0491V des manuscrits de Léonard de Vinci — Encre sur velinIllustration 2 de la page ATL0491V des manuscrits de Léonard de Vinci — Encre sur velin
97

PIN1496R

1496
« La belle princesse ».
Illustration 1 de la page PIN1496R des manuscrits de Léonard de Vinci — Encre sur velin
98

ATL0158R

1498
Résumé à compléter.
Illustration 1 de la page ATL0158R des manuscrits de Léonard de Vinci — Serrure, MicromécaniqueIllustration 2 de la page ATL0158R des manuscrits de Léonard de Vinci — Serrure, MicromécaniqueIllustration 3 de la page ATL0158R des manuscrits de Léonard de Vinci — Serrure, Micromécanique
99

DOC020R

1508
Après avoir étudié les expériences des maîtres en machines de guerre, je propose à Votre Excellence mes propres moyens. Je sais construire des ponts légers ou solides, faciles à transporter, poser et enlever, ainsi que les détruire ou les brûler. Je peux chasser l’eau des fossés, fabriquer des échelles et instruments d’assaut, miner les forteresses aux fondations non pierreuses et construire des canons lançant des matières inflammables. Je creuse aussi des passages souterrains sous les fossés et les fleuves, et des voitures couvertes portant de l’artillerie. Je puis concevoir canons, mortiers, engins à feu, catapultes et machines navales offensives ou défensives. En temps de paix, je pratique l’architecture, la conduite des eaux, la sculpture et la peinture. Je m’engage enfin à exécuter le cheval de bronze à la mémoire du père de Votre Excellence et de la Très Illustre Maison de Sforza, et à éprouver mes inventions dans son parc.
100

ARU087V

1514
J’observe comment porter une réalisation par élingage. Je règle par calcul, sur le cerceau de métal, la disposition des anneaux, puis je soulève l’ensemble lié aux cerceaux de métal. Cette forme originale, soumise à la force d’arrachement, permet, par les enchaînements, d’accomplir le bridage de la réalisation.
Illustration 1 de la page ARU087V des manuscrits de Léonard de Vinci — Règlage d'élingues, ElinguesIllustration 2 de la page ARU087V des manuscrits de Léonard de Vinci — Règlage d'élingues, Elingues
101

ATL0310R

1516
Je conçois une machine volante destinée à démontrer que l’homme peut parcourir l’espace et atteindre la Lune. Deux ailes seraient actionnées par les mouvements des bras et du corps. Une structure de planches, de poutres, de toile légère et de pièces métalliques formerait une sorte de barque aérienne. Le voyageur devrait battre des ailes sans relâche, tout en disposant de nourriture et d’un moyen de repos, tel qu’un lit suspendu. Je mesure toutefois les difficultés du projet : fatigue, endurance, rigidité du voyage et risques de défaillance humaine. Il faut donc étudier les mouvements, les matériaux et les moyens de repos. Cette invention doit fournir la preuve concrète de mon génie et de ma capacité à réaliser un voyage inédit. Pour expérimenter la traversée et convaincre le public, je dois obtenir l’aide d’un mécène.
Illustration 1 de la page ATL0310R des manuscrits de Léonard de Vinci — Machine volante
102

ARU0232R

1516
Léon X me propose un vaste projet politique pour unir les nations, rétablir la paix et mettre fin aux guerres, aux pillages et aux violences. Cette union reposerait sur un traité garantissant l’égalité entre les pays, la sécurité des voyageurs et la libre circulation des personnes et des marchandises. Le commerce remplacerait les affrontements grâce à des routes protégées, des taxes clairement annoncées et des transports organisés à prix équitable. Dans les villages, un réseau d’auberges reconnaissables offrirait repos, nourriture, hygiène, hébergement, chevaux et chariots. Administrés selon des règles communes sous l’autorité royale, ces établissements faciliteraient les voyages, les échanges, l’innovation et la prospérité. Une basilique royale, construite sur le parcours, symboliserait la grandeur de l’entreprise et la bienveillance de la France envers les étrangers. Je demande enfin un budget, l’approbation royale et la signature du traité proposé.
103

ARU0270R

1516
Je défends un projet de paix fondé sur la libre circulation, la sécurité des voyageurs et le développement du commerce. Un traité garantirait le passage à travers la France et organiserait un réseau d’auberges régulièrement espacées, reconnaissables à une marque. On y trouverait hébergement, repas, chevaux, transports, fontaines et services à prix fixés. Leur gestion inspirerait confiance aux voyageurs et aux marchands, tout en procurant des bénéfices au royaume. À Romorantin, une basilique et un palais symboliseraient l’union, la foi et l’accueil des étrangers. Je prévois aussi des aqueducs, des machines hydrauliques, des moulins, des fours et des systèmes d’approvisionnement. Des architectes et des novices apprendraient à reproduire ces constructions. Sous l’autorité du roi, cette organisation réduirait le brigandage, favoriserait la concorde entre les pays voisins et accroîtrait la prospérité et la renommée de la France.
104

ATL0920R

1516
En octobre 1516, je pars vers Amboise avec ma famille, dans une voiture, après avoir dû abandonner une partie de mes biens et de mes maquettes. Pendant plusieurs jours, j’observe les paysages, les montagnes enneigées, les ruisseaux, les villages et l’état des habitations. Le trajet est éprouvant : les secousses, la fatigue, les douleurs et les longues étapes ralentissent mon avancée. À la suite d’un incident avec la foule, je me blesse gravement à la cheville et dois l’immobiliser avec une lanière. Je dépends désormais de mes domestiques et ne marche qu’avec difficulté, à l’aide d’une canne. À mon arrivée, le roi François Ier m’accueille avec honneur, m’accorde sa confiance, une maison, une pension et une fonction liée aux constructions royales. Dans ma nouvelle demeure, une servante m’aide à me déplacer et gère la maison.
Illustration 1 de la page ATL0920R des manuscrits de Léonard de VinciIllustration 2 de la page ATL0920R des manuscrits de Léonard de Vinci
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MA001R

1516
Au Clos Lucé, l’auteur forme ses serviteurs et apprentis à la conduite des chantiers. Il leur enseigne le calcul, les proportions, la lecture des plans et la correction des erreurs grâce à des maquettes architecturales démontables. Construites avec précision, renforcées par des pièces métalliques et protégées pour le transport, ces maquettes servent de référence sur le chantier et permettent de diriger les travaux à distance. Réalisées en double, elles facilitent les comparaisons, les discussions et la résolution des problèmes. Les apprentis sont invités à observer, critiquer et proposer des solutions. Les instructions, rédigées en latin et abrégées par apocope, doivent être déchiffrées progressivement en reliant les fragments de texte. Les dessins et les notes conservés dans la bibliothèque complètent cet enseignement. Cette méthode associe observation, expérimentation, raisonnement et transmission afin de former une équipe capable de construire fidèlement, avec rigueur, autonomie et intelligence, selon les règles définies par le maître.
Illustration 1 de la page MA001R des manuscrits de Léonard de Vinci — Codage, Maquette, Apprentissage du codeIllustration 2 de la page MA001R des manuscrits de Léonard de Vinci — Codage, Maquette, Apprentissage du code
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MA001V

1516
J’enseigne d’abord l’emploi de jalons en bois pour préparer une construction. Placés autour du terrain, souvent peints en rouge, ils matérialisent les contours, vérifient les alignements et guident le creusement des fondations. Leur stabilité dépend de pierres, de cordes, de chaînes et de crochets correctement utilisés, afin d’éviter leur inclinaison ou leur effondrement. J’expose ensuite une méthode de lecture et de déchiffrement fondée sur des abréviations syllabiques. Il faut découper et réorganiser les mots, puis les confronter au titre, aux schémas et aux maquettes pour retrouver le sens du texte original. Cette recherche demande patience, érudition, esprit critique et nombreuses vérifications. Les plaisanteries et les formulations trompeuses déroutent les lecteurs inattentifs. Enfin, les schémas et les maquettes permettent aux novices de comprendre, d’interpréter et de restituer correctement les consignes avec précision.
Illustration 1 de la page MA001V des manuscrits de Léonard de Vinci — Codage, Jalons, Apprentissage du codeIllustration 2 de la page MA001V des manuscrits de Léonard de Vinci — Codage, Jalons, Apprentissage du codeIllustration 3 de la page MA001V des manuscrits de Léonard de Vinci — Codage, Jalons, Apprentissage du codeIllustration 4 de la page MA001V des manuscrits de Léonard de Vinci — Codage, Jalons, Apprentissage du codeIllustration 5 de la page MA001V des manuscrits de Léonard de Vinci — Codage, Jalons, Apprentissage du code
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MA002R

1516
J’expose une méthode d’apprentissage fondée sur le découpage approximatif des mots en syllabes, l’ajout de terminaisons et la correction progressive des transcriptions par les images, les variantes et la réflexion. Je forme les novices à lire, traduire et écrire des notes abrégées afin de suivre des chantiers éloignés, notamment à Chambord et dans les auberges. Après examen, je leur confère le titre de bâtisseur, une baguette de commandement et la charge de mesurer, d’observer et de rendre compte des travaux. Deux maquettes identiques servent de référence : l’une demeure auprès de moi, l’autre accompagne le chantier et doit être modifiée avec précision selon mes instructions. Enfin, je décris un contrôle géométrique fondé sur une équerre, une ouverture et la lumière d’une bougie. Les rayons projetés tracent des triangles, vérifient l’équerrage, mesurent les ouvertures et corrigent les assemblages selon les proportions.
Illustration 1 de la page MA002R des manuscrits de Léonard de Vinci — Auberges, Basilique, Baguette graduée de commandementIllustration 2 de la page MA002R des manuscrits de Léonard de Vinci — Auberges, Basilique, Baguette graduée de commandementIllustration 3 de la page MA002R des manuscrits de Léonard de Vinci — Auberges, Basilique, Baguette graduée de commandement
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MA002V

1516
Au Clos Lucé, j’associe mon enseignement à la mise au point d’outils de chantier. Blandine Esnault, ma gouvernante, participe à nos discussions, relève mes maladresses et m’oblige à clarifier mes raisonnements. Son approbation me sert à vérifier la qualité d’un enseignement destiné aux novices. Je m’appuie sur le dialogue, la correction des erreurs et une présentation accessible des principes scientifiques. Je décris ensuite plusieurs dispositifs. Une balance romaine doit peser avec précision jusqu’à cent livres, afin d’éviter les contestations lors des paiements. Une plateforme en bois permet de soulever une charge de trois cents livres, tandis qu’un étai soutient un ouvrage de maçonnerie soumis à une poussée de deux cents livres. Enfin, la brouette, composée d’une roue, de bâtons solides et d’une caisse, facilite le transport de terres lourdes. Je veille à ce que chaque mécanisme soit robuste, bien fixé et adapté aux efforts exercés, pour garantir sécurité et efficacité.
Illustration 1 de la page MA002V des manuscrits de Léonard de Vinci — Balance romaine, Brouette, Plateforme de levageIllustration 2 de la page MA002V des manuscrits de Léonard de Vinci — Balance romaine, Brouette, Plateforme de levageIllustration 3 de la page MA002V des manuscrits de Léonard de Vinci — Balance romaine, Brouette, Plateforme de levageIllustration 4 de la page MA002V des manuscrits de Léonard de Vinci — Balance romaine, Brouette, Plateforme de levageIllustration 5 de la page MA002V des manuscrits de Léonard de Vinci — Balance romaine, Brouette, Plateforme de levageIllustration 6 de la page MA002V des manuscrits de Léonard de Vinci — Balance romaine, Brouette, Plateforme de levage
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MA003R

1516
Invité au château, je présente à François Ier mon projet de basilique et l’organisation du chantier de Chambord. Je propose de détruire l’ancien château, d’en réutiliser les fondations et les pierres afin de réduire les dépenses. Face à l’humidité du terrain et à la violence de la rivière, je prévois des pieux renforcés, des fossés élargis et des berges consolidées. Mon projet comprend aussi des fontaines, des bâtiments pour les voyageurs et des relais pour les courriers, symboles de paix et de fraternité. Affaibli physiquement, je souhaite diriger les travaux à distance grâce à des novices munis de baguettes de mesure, à des messages rapides et à deux maquettes identiques. Je demande un carrosse pour visiter ponctuellement les chantiers. Les observations permettront de corriger progressivement les modèles et les ordres, car la solidité de l’édifice engage durablement la réputation du roi.
Illustration 1 de la page MA003R des manuscrits de Léonard de Vinci — Auberges, Basilique, Postes à chevaux
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MA003V

1516
Je dirige un vaste chantier à distance grâce à mes apprentis, à des coursiers et à des maquettes. Je forme les novices à observer, mesurer, décrire et corriger les constructions selon des règles géométriques précises. Réalisées en double, les maquettes servent à comprendre les fondations, préparer les terrassements, signaler les difficultés et transmettre les modifications. Mille hommes sont répartis sur les différents sites pour creuser, déplacer la terre, arracher les souches, installer des aqueducs et assécher les bassins. J’évalue aussi les formes par la lumière, l’ombre et la baguette de mesure. Démontables et assemblées par pointes ou ligatures, les maquettes favorisent les discussions, les ajustements et la résolution collective des problèmes. Elles rendent visibles les risques, garantissent la fidélité au projet et renforcent mon autorité. Achevées, elles peuvent être conservées comme témoignages et objets de mémoire pour la postérité.
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MB003R

1516
J’observe qu’il faut examiner attentivement les nombreux choix d’abréviations afin d’éliminer naturellement celles qui sont nuisibles. Celui qui agit sans prendre la peine d’utiliser la clé de lecture risque d’introduire de l’ambiguïté dans sa réflexion.
Illustration 1 de la page MB003R des manuscrits de Léonard de Vinci — Codage, Apprentissage du codeIllustration 2 de la page MB003R des manuscrits de Léonard de Vinci — Codage, Apprentissage du code
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MB003V

1516
Je me suis fait une entorse me provoquant une douleur qui s’étend de la cheville au genou, surtout pendant la marche, à cause des mouvements rotatifs des articulations ; le tibia transmet cette douleur. Elle survient après un faux mouvement, lors d’une bousculade dans une taverne, tandis que ma conscience était détournée par une personne handicapée. En essayant de tirer le bras, je constate qu’une immobilité tendue fait apparaître des protubérances musculaires et quatre stries ; je décris aussi la fatigue et la gêne de l’effort. Je conçois une béquille résistante qui protège l’entorse par contrebalancement et facilite l’oscillation. Je la transforme ensuite en prothèse afin de garantir les chevilles lors des chutes et de reporter les efforts sur la cuisse. La jambe est enchâssée dans une armature d’osier munie d’un bâton. La prothèse comprend une armature en bois, deux parties reliées par un pivot et des lacets, dont le mouvement accompagne celui de…
Illustration 1 de la page MB003V des manuscrits de Léonard de Vinci — Prothèses de jambe, Canne pour marcher
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MB004R

1516
Je décris X, veuve délaissée de vingt-huit ans et confidente bienveillante envers les enfants. Rejetée par les époux parce qu’elle a eu un enfant, elle est la gouvernante à qui sont attribués 103 soldes sur douze mois. J’examine ensuite le traité de loi guerrière qui interdit l’amusement et provoque l’effroi : la liberté de jouer ne doit pas rester cachée, et il faut établir un traité où l’amusement ne soit pas une cause d’effroi. Le retour à la paix doit être certifié par la royauté ; « ABCDEFGHJK » permet de parler, plaisanter, prescrire et critiquer. Enfin, je montre une balle transportable, faite de rubans enlacés sur une charpente de baguettes de bois, liée par des nœuds et percée de petites fenêtres rondes. Je la rends circulaire et sans relief, la recouvre d’un filet, l’huile, puis l’enferme dans du cuir usagé en bandelettes bouillies, liées de laine, avant de la…
Illustration 1 de la page MB004R des manuscrits de Léonard de Vinci — BalleIllustration 2 de la page MB004R des manuscrits de Léonard de Vinci — BalleIllustration 3 de la page MB004R des manuscrits de Léonard de Vinci — BalleIllustration 4 de la page MB004R des manuscrits de Léonard de Vinci — Balle
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MB004V

1516
J’évalue le travail selon l’importance de la recherche et la réalisation, tandis que je définis le monument, veille à son exécution et rédige des rapports accessibles aux participants. J’ai imaginé une bibliothèque organisée par volumes thématiques, afin de soutenir la réflexion et d’exercer une surveillance fondée sur la connaissance. J’effectue l’arpentage, je limite l’étendue du monument et je modifie la maquette avec l’artisan modeleur. Légère, proportionnelle et utile à la construction, la maquette décrit le projet, permet les corrections convenues avec le commanditaire et sert de référence jusqu’à l’achèvement. Une fois validée, elle est accompagnée de plans remis au constructeur au gré de la construction. Je supervise alors les travaux avec lui. La réalisation, l’outillage et l’étude sont rémunérés selon la répartition prévue. Enfin, pour faire passer une poutre à l’étage, il faut presser la clef de manœuvre : la masse de décharge diminue l’effort, puis le balancement facilite la…
Illustration 1 de la page MB004V des manuscrits de Léonard de Vinci — Grue, Bibliothèque, MaquetteIllustration 2 de la page MB004V des manuscrits de Léonard de Vinci — Grue, Bibliothèque, MaquetteIllustration 3 de la page MB004V des manuscrits de Léonard de Vinci — Grue, Bibliothèque, Maquette
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MB005R

1516
J’imagine un principe de défense fondé sur une géométrie robuste, manœuvrée par des bras liés. Cette porte, conçue par devoir et non sur commande, s’appuie de haut en bas sur ses côtés par une poussée entièrement oblique. Deux crochets en bois de noyer, en contact, soutiennent complètement la porte. Les portes se mettent uniformément en mouvement par le frottement dû à cette poussée. Une rainure de guidage annihile efficacement la rigidité. Durant tout le mouvement, la porte pèse sur le bélier d’ouverture, mais ne pèse pas par défaut sur ses gonds. L’énergie fournie diminue pendant la rotation, tandis que la résistance au travail décroît lors de la descente. Par son dos, la porte s’ouvre toute seule : un effort fortement appliqué en pente supporte la poussée, fait plier et maintient les portes ouvertes. Le poids, décroissant et fugace, contribue à l’ouverture et au maintien des deux portes.
Illustration 1 de la page MB005R des manuscrits de Léonard de Vinci — Porte inforçable, Contre poids de pousséeIllustration 2 de la page MB005R des manuscrits de Léonard de Vinci — Porte inforçable, Contre poids de pousséeIllustration 3 de la page MB005R des manuscrits de Léonard de Vinci — Porte inforçable, Contre poids de pousséeIllustration 4 de la page MB005R des manuscrits de Léonard de Vinci — Porte inforçable, Contre poids de pousséeIllustration 5 de la page MB005R des manuscrits de Léonard de Vinci — Porte inforçable, Contre poids de poussée
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MB005V

1516
Je réalise pour mieux connaître.
Illustration 1 de la page MB005V des manuscrits de Léonard de Vinci — Maquette, Comparaison tension mécanique et poudre à canon, Etude de fonctionnementIllustration 2 de la page MB005V des manuscrits de Léonard de Vinci — Maquette, Comparaison tension mécanique et poudre à canon, Etude de fonctionnementIllustration 3 de la page MB005V des manuscrits de Léonard de Vinci — Maquette, Comparaison tension mécanique et poudre à canon, Etude de fonctionnementIllustration 4 de la page MB005V des manuscrits de Léonard de Vinci — Maquette, Comparaison tension mécanique et poudre à canon, Etude de fonctionnementIllustration 5 de la page MB005V des manuscrits de Léonard de Vinci — Maquette, Comparaison tension mécanique et poudre à canon, Etude de fonctionnement
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MB006R

1516
Je réalise la maquette avec fermeté, talent et célérité afin d’expliquer le projet et d’éveiller l’esprit par un témoignage concret. Partant de rien, j’esquisse rapidement l’ouvrage, j’en commente la mission et je m’en sers pour soutenir et défendre le projet. Le travail et l’enseignement me permettent d’ajouter ce qui renforce les décisions critiques. Achevée, la construction rassemble toute la réflexion, devient un exemple instructif, tangible et divertissant, et caractérise le projet en empêchant tout abus ou tromperie. En m’appuyant sur son apparence, je réponds fidèlement aux contestations et aux questions. Ainsi, je montre qu’un château fort peut être réalisé avec des pièces de buis s’emboîtant deux à deux par un léger effort. Je distingue les erreurs à éviter, puis j’assemble autant de pièces que nécessaire. Une fois la construction achevée, je me réjouis de sa solidité ; je pointe les rebords emboîtés avant d’élever l’étage et je porte l’ensemble en…
Illustration 1 de la page MB006R des manuscrits de Léonard de Vinci — Maquette, Comparaison de tensions mécaniquesIllustration 2 de la page MB006R des manuscrits de Léonard de Vinci — Maquette, Comparaison de tensions mécaniquesIllustration 3 de la page MB006R des manuscrits de Léonard de Vinci — Maquette, Comparaison de tensions mécaniques
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MB006V

1516
J’expose une méthode géométrique fondée sur l’usage d’une pelote de laine pour mesurer, tracer et comparer des segments droits ou courbes. À partir de points repères, je construis les côtés d’une figure en respectant les proportions, sans élargissement ni rétrécissement. Le fil me sert à reporter les longueurs, matérialiser les arcs, vérifier les distances et reproduire des formes symétriques de part et d’autre d’un axe central. Après l’avoir déroulé puis coupé, je l’applique sur les segments afin de comparer les mesures prévues au tracé obtenu. Sa souplesse épouse les courbes et révèle les écarts ou les erreurs. Cet exercice demande précision, habileté manuelle, calcul et observation. Ainsi, la laine devient un outil d’enseignement, de vérification et de correction pour obtenir des figures justes et proportionnées.
Illustration 1 de la page MB006V des manuscrits de Léonard de Vinci — Pelotte de laine, Méthode de géométrieIllustration 2 de la page MB006V des manuscrits de Léonard de Vinci — Pelotte de laine, Méthode de géométrieIllustration 3 de la page MB006V des manuscrits de Léonard de Vinci — Pelotte de laine, Méthode de géométrieIllustration 4 de la page MB006V des manuscrits de Léonard de Vinci — Pelotte de laine, Méthode de géométrieIllustration 5 de la page MB006V des manuscrits de Léonard de Vinci — Pelotte de laine, Méthode de géométrie
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MA004R

1516
J’examine une maison élevée à partir d’une maquette récemment transportée en voiture. Je transpose son origine avec exactitude, en vérifiant le plan, les proportions, les limites et les mesures en pieds. Je fais tracer les lignes, délimiter l’aire et creuser la fondation jusqu’à la profondeur déterminée, en retirant la boue et l’argile, en mouillant puis en raclant le terrain pour éviter l’inondation. J’organise les fosses, les sentiers et les bifurcations sur des lignes de 100 ou 200 pieds, et j’observe un enclos de 400 pieds, planté de pins et bordé de pieux de 4 pieds. Pour la maison de campagne, je prévois portes, clôtures, clayonnage et passages de 8 pieds, afin de protéger les troupeaux et de laisser circuler les chariots. Je rapporte enfin les règles, les disputes et les décisions au souverain, au tribunal et à la place publique.
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MA005R

1516
Je m’appuie sur une maquette pour organiser la construction d’un ouvrage solide et bon marché. Je divise la bordure en segments de 2 bras (2 mètres), fixe les morceaux de charpente et vérifie leur proportion, leur liaison et leur conformation. Les parties A, B, C, D et E présentent la structure ; j’enlève le noyau avec un instrument de fer et j’unis les fragments au pilier et au socle. Je trace ensuite les limites, les murs et les fondations, en indiquant les distances : A, 15 bras (30 m), puis 3 (6 m), 4 (8 m) et 5 (10 m). Je construis un aqueduc avec puits latéraux pour détourner les eaux, une conduite d’eau souterraine munie de fenêtres et une chambre froide. J’examine l’excavation M. N., le tracé M. R. et la machine à puiser ou à refouler l’eau.
Illustration 1 de la page MA005R des manuscrits de Léonard de Vinci — Maison de jeux, Auberges, Postes à chevauxIllustration 2 de la page MA005R des manuscrits de Léonard de Vinci — Maison de jeux, Auberges, Postes à chevaux
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MA005V

1516
Je délimite d’abord le pourtour, distribue la base et les côtés, puis je creuse les tranchées. Je plante les piquets et fixe solidement le témoin F, en veillant à ce qu’il ne parte pas de biais. Je divise les côtés, marque les extrémités C et D, et vérifie leur position à l’équerre. Je courbe et j’attache les assemblages de fils, en enduisant de rouge les repères nécessaires. Je façonne ensuite le sol à la houe, je racle les creux et j’établis avec précision les deux directions de la construction A. B. La géométrie m’est indispensable pour garantir la juste proportion, le pourtour et la base. Je mesure le côté de la base, fixé à 4, puis l’autre à 8, et je rapporte ces dimensions au centre. Enfin, je corrige la figure quadrangulaire et j’entoure la parcelle avec rigueur.
Illustration 1 de la page MA005V des manuscrits de Léonard de Vinci — Auberges, Maison de jeux, Postes à chevauxIllustration 2 de la page MA005V des manuscrits de Léonard de Vinci — Auberges, Maison de jeux, Postes à chevaux
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MA006R

1516
Je décris la manière de borner et d’unir un ouvrage en mesurant les rives avec une corde, en calculant leurs dimensions et en élevant un talus à l’aide de mottes de terre. Je prévois une fosse, des piliers et des bases, ainsi que des piquets placés sur A. C. et une marque en B. C. Un chevron posé de travers, fixé à du branchage de bois flexible, doit soutenir la rive. Je précise les mesures : 2 bras, 1 bras, 100 bras pour la fabrication et 50 pour le côté et l’élévation. Je m’appuie sur le fil à plomb pour connaître l’aplomb, régler le support et en vérifier le centre, en utilisant divers appareillages. Enfin, je considère une grandeur de travers pouvant aller et venir en deux directions autour du centre, selon un mouvement circulaire égal et efficace, avec une lame destinée à racler et à…
Illustration 1 de la page MA006R des manuscrits de Léonard de Vinci — Étai soutient, Auberges, Maison de jeuxIllustration 2 de la page MA006R des manuscrits de Léonard de Vinci — Étai soutient, Auberges, Maison de jeuxIllustration 3 de la page MA006R des manuscrits de Léonard de Vinci — Étai soutient, Auberges, Maison de jeux
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MA006V

1516
Je veux border et aplanir la terre au moyen d’une équerre en bois et d’un instrument pour aplanir. Pour une fosse de 6 × 4, je prévois une palissade entourée de treillis et liée par portions d’un bras, puis 16 pièces façonnées et 16 couvertures de 2 × 4. Neuf pièces doivent supporter la couverture et les contrepoids, avec des piquets garnis de fer. La digue, haute de 4 bras, sera élevée par couches de terre humectée, raclée et soutenue à mesure par des chevrons, des cordes de jonc et des palissades. Je ferai tour à tour les remparts, les talus et la maçonnerie de brique, en fixant les chevrons et les pieux aux points B, C, D et N. Je renforcerai enfin la base du devant et construirai derrière la maison une surface unie, consolidée jusqu’au bout.
Illustration 1 de la page MA006V des manuscrits de Léonard de Vinci — Auberges, Maison de jeux, Postes à chevauxIllustration 2 de la page MA006V des manuscrits de Léonard de Vinci — Auberges, Maison de jeux, Postes à chevauxIllustration 3 de la page MA006V des manuscrits de Léonard de Vinci — Auberges, Maison de jeux, Postes à chevaux
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MA007V

1516
J’ai chassé l’agitation de l’avant-bras afin d’estimer. Embarrassé par le maître d’œuvre de la maison, je m’appuyai sur mon embarras et ordonnai la perception. La crainte des contestations fut ainsi retenue. Je pus remplir ma fonction en sécurité et avec bienveillance.
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MA007R

1516
Je dois faire le tour afin de certifier mes prescriptions. Les constructeurs des maisons doivent être payés, et aucun de mes novices ne doit participer au partage.
Illustration 1 de la page MA007R des manuscrits de Léonard de Vinci — Auberges, Maison de jeux, Postes à chevauxIllustration 2 de la page MA007R des manuscrits de Léonard de Vinci — Auberges, Maison de jeux, Postes à chevauxIllustration 3 de la page MA007R des manuscrits de Léonard de Vinci — Auberges, Maison de jeux, Postes à chevauxIllustration 4 de la page MA007R des manuscrits de Léonard de Vinci — Auberges, Maison de jeux, Postes à chevaux
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MA008V

1516
Je fonde mes services de certification sur le maître d’œuvre des lieux et sur la maquette façonnée. La permission de créer un carrefour, condition du traité, a entraîné le détournement du chemin du marché. Il a fallu le tourner et le diviser en trois, en le délimitant par la construction. La maquette est présentée à tous à la bifurcation, où elle doit attirer les voyageurs afin qu’ils puissent y prendre leur repos en sûreté. Les plaisanteries sur ce changement voulu par sa majesté ont provoqué la colère, les critiques et des protestations, jusqu’à la querelle avec le magistrat public. Le carrefour comprend une cavité innovante, fondée sur un calcul raisonné et réalisée dans les limites de ma volonté. Je demeure toutefois en colère contre la courbe vers la nouvelle résidence royale, supprimée du traité qui définissait ma charge. Dispensé d’y travailler, je dois encore faire arpenter…
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CVO000R

1516
J’ai conçu une machine volante inspirée du mouvement des ailes et du corps humain. Elle possède deux ailes rigides couvertes de voiles légères, articulées par des leviers, des courroies, des roues et des contrepoids. Assis sur sa structure, le pilote actionne le mécanisme par des mouvements alternés des bras, des cuisses et du poids du corps, afin de produire un battement circulaire et de s’élever. De petites portes, intégrées aux ailes, s’ouvrent et se ferment pour retenir ou libérer l’air. Je veille à la solidité des assemblages, à la résistance de la toile et à l’équilibre des forces. Pour prévenir l’échauffement, le frottement, les fissures ou les arrachements, il faut graisser abondamment roues, courroies et articulations. Légère, économique et rapide, cette machine doit prouver que l’homme peut voler. Je l’ai expérimentée avec succès et souhaite la montrer aux Français et aux aristocrates de France.
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MB010R

1517
J’observe que l’écroulement est calculé par une géométrie de solives. Les maisons de dés et de tables de jeux sont les créations pieuses de mes nobles et jeunes disciples. La table de jeux de gains ostentatoires est posée en enduit, en hauteur, avec la certitude de sa connaissance et de l’interdiction, par la loi divine, de ce décor noirci. L’ostentation et la crainte peuvent être reconsidérées par la présence du libérateur le plus haut, qui nous a purifiés par ses conseils. Une extravagance inusitée, bouffonne et drôle produit l’étonnement. Pour apprendre à lire, je recherche une lecture harmonieuse et une composition rigoureuse. Je reconnais, corrige franchement et ampute les faiblesses ; je modèle la lecture en transcrivant clairement les notes. Plus le chemin est reconnu, plus les alternatives raisonnables sont pronostiquées. Les craintes se raréfient, le texte s’ouvre à tous et la réflexion est annoncée…
Illustration 1 de la page MB010R des manuscrits de Léonard de Vinci — Décoration par un appareillage en brique rouge/brune, Auberges, Maison de jeuxIllustration 2 de la page MB010R des manuscrits de Léonard de Vinci — Décoration par un appareillage en brique rouge/brune, Auberges, Maison de jeuxIllustration 3 de la page MB010R des manuscrits de Léonard de Vinci — Décoration par un appareillage en brique rouge/brune, Auberges, Maison de jeuxIllustration 4 de la page MB010R des manuscrits de Léonard de Vinci — Décoration par un appareillage en brique rouge/brune, Auberges, Maison de jeux
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MB012V

1517
J’ai défini et construit avec art un bâtiment destiné à enseigner l’architecture, accessible à tous et placé sur la route, ouvrage loué à la demande. Son édification est renforcée par un ouvrage de briques dissimulé à l’intérieur, selon une règle de fabrication révélée ici après retrait de ce qui couvre la base. Un appui robuste, un sillon sur un tiers de la surface et l’élévation régulière des murs affermissent la construction. La base soutient l’entrelacement des chênes et permet l’assemblage du plancher, séparé et accroché à une poutre de traverse. Mais les colombages sont érigés gauchement : ils font plier les pans de toiture, aggravés par une inégalité deux fois plus grande qu’à l’origine. Malgré la volonté de contre-peser, l’enchaînement des extrémités est mal calculé. Toutes ces erreurs menacent la ruine de la maison.
Illustration 1 de la page MB012V des manuscrits de Léonard de Vinci — Maison de jeux, Auberges, Postes à chevauxIllustration 2 de la page MB012V des manuscrits de Léonard de Vinci — Maison de jeux, Auberges, Postes à chevaux
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MB014V

1517
Je mets en œuvre le plan d’un aqueduc et de son canal d’eau. J’enlève la construction du plan pour la montrer seule, avec des cavités sur ses deux galeries, bâties en briques, tandis que les ouvertures sont formées de lames de terre glaise. L’aqueduc est lié de tous côtés afin que l’eau coule. Des fenêtres divisées par de la terre créent des filets d’eau et un ruisseau qui l’alimente. Je prévois un captage naturel, une circulation rapide et abondante, ainsi qu’un système de sas caché pour nettoyer la conduite et purifier l’eau. De petites portes maintiennent le lit étroit de la rivière, et la fontaine coule par la canalisation sur la place publique. J’examine aussi une architecture bâtie de poutres et de solives non conformes à la règle, reposant en pente, et je montre par des tableaux une dévastation figurée…
Illustration 1 de la page MB014V des manuscrits de Léonard de Vinci — Auberges, Maison de jeux, Postes à chevauxIllustration 2 de la page MB014V des manuscrits de Léonard de Vinci — Auberges, Maison de jeux, Postes à chevauxIllustration 3 de la page MB014V des manuscrits de Léonard de Vinci — Auberges, Maison de jeux, Postes à chevaux
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DES100R

1517
J’ai calculé et travaillé avec soin la maison des progrès bienfaisant. Je laisse cet ouvrage en testament. L’habitation dénommée villa « progrès bienfaisant » met en œuvre le triomphe de l’appréhension. Ce monument décrit d’une manière exceptionnelle l’ironie feinte et est destiné à nous emporter de rire. En produisant, par la curiosité, un amusement sans pareil, il fait rire très longtemps.
Illustration 1 de la page DES100R des manuscrits de Léonard de Vinci — Auberges, Maison de jeux, Postes à chevaux
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DES101R

1517
Le déluge - 2
Illustration 1 de la page DES101R des manuscrits de Léonard de Vinci — Gravure sur étain
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DES102R

1517
Le déluge - 3
Illustration 1 de la page DES102R des manuscrits de Léonard de Vinci — Auberges, Maison de jeux, Postes à chevaux
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DES103R

1517
Le déluge - 4
Illustration 1 de la page DES103R des manuscrits de Léonard de Vinci — Auberges, Maison de jeux, Postes à chevaux
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DES104R

1517
Le déluge - 5
Illustration 1 de la page DES104R des manuscrits de Léonard de Vinci — Auberges, Maison de jeux, Postes à chevaux
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DES105R

1517
Le déluge - 6
Illustration 1 de la page DES105R des manuscrits de Léonard de Vinci — Auberges, Maison de jeux, Postes à chevaux
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DES106R

1517
Le déluge - 7
Illustration 1 de la page DES106R des manuscrits de Léonard de Vinci — Auberges, Maison de jeux, Postes à chevaux
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DES107R

1517
Le déluge - 8
Illustration 1 de la page DES107R des manuscrits de Léonard de Vinci — Auberges, Maison de jeux, Postes à chevaux
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ATL0656R

1517
J’observe que l’eau continue de couler le long du chevron de la porte du bassin d’une manière effroyable. Pour atténuer ces écoulements, je propose de comprimer de manière équilibrée des lanières en les entourant solidement aux ferrures, puis d’en évaluer le résultat. Pour résoudre ce désordre, il est nécessaire d’huiler et d’effectuer correctement cette opération au niveau des écoulements du sas.
Illustration 1 de la page ATL0656R des manuscrits de Léonard de Vinci — Ecluses, ÉtanchéitéIllustration 2 de la page ATL0656R des manuscrits de Léonard de Vinci — Ecluses, Étanchéité
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MB019V

1517
Je montre comment construire soigneusement la cave au moyen d’une charpente et de ses liaisons inflexibles au carrefour. J’expose l’enseignement de la construction de la base, dont le tracé est visiblement partagé en deux parties, ainsi que la dissimulation liée à cette maison. La base est fortifiée par un rayon constant à supporter, rapporté ailleurs dans le rapport par une courbe grossière et un appareillage de soutènement en triangle. Divisé en segments, cet appareillage doit soutenir alternativement une construction en briques, aussi grande que l’on voudra. Une fois l’ouvrage confectionné, je supprime la charpente selon les règles, non en la brisant, mais en la faisant glisser avec force. Puis je transporte facilement l’ouvrage. Enfin, je fais humidifier l’enveloppe, la battre énergiquement et trembler sous son enduit de boue et d’argile. L’enduit amolli et de faible épaisseur doit être affaibli par trempage.
Illustration 1 de la page MB019V des manuscrits de Léonard de Vinci — Coffrage mobile, Auberges, Maison de jeuxIllustration 2 de la page MB019V des manuscrits de Léonard de Vinci — Coffrage mobile, Auberges, Maison de jeux
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ATL0778R

1517
Je conçois une machine à cintrer les tuyaux de pompe. Il est possible de remplir un tuyau attaché rigidement aux colonnes solides N. M. Ce tuyau sera flexible, de sorte que les chevrons et la base pourront plier et faire rouler l’ensemble. Je veux mettre à l’épreuve ce savoir-faire hydraulique. À chaque poutre sera réalisée une pompe, alimentée par une conduite d’eau reliée au puits. La tâche consiste à gonfler un vase d’expansion, qui fera ployer le mécanisme et le fera tourner. Il faudra organiser ce cycle tour à tour pour chaque poutre.
Illustration 1 de la page ATL0778R des manuscrits de Léonard de Vinci — Machine à cintrer, Pompe centrifuge, Hydraulique
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ATL1116R

1517
Je conçois une pompe à surverse pour fabriquer et distribuer l’eau qui coule en flot par débordement, avec bienveillance. Je cherche à limiter et à supprimer la fuite en bouchant le passage. Le dispositif doit permettre l’action de varier et l’action de couper, afin d’accomplir l’union. Je note également la mesure d’une demi-livre.
Illustration 1 de la page ATL1116R des manuscrits de Léonard de Vinci — Pompe à surverse, Auberges, HydrauliqueIllustration 2 de la page ATL1116R des manuscrits de Léonard de Vinci — Pompe à surverse, Auberges, Hydraulique
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MB051V

1518
J’observe que des déclamations ont encore lieu au sujet de la nature de la maison élevée à la hâte comme monument funèbre. Dans ce même lieu, des contestations et des contrariétés se manifestent. Cette querelle porte sur l’écroulement de la maison sur la place publique. Son apparence nous persuade davantage encore de la menace.
Illustration 1 de la page MB051V des manuscrits de Léonard de Vinci — Auberges, Maison de jeux, Postes à chevauxIllustration 2 de la page MB051V des manuscrits de Léonard de Vinci — Auberges, Maison de jeux, Postes à chevauxIllustration 3 de la page MB051V des manuscrits de Léonard de Vinci — Auberges, Maison de jeux, Postes à chevauxIllustration 4 de la page MB051V des manuscrits de Léonard de Vinci — Auberges, Maison de jeux, Postes à chevauxIllustration 5 de la page MB051V des manuscrits de Léonard de Vinci — Auberges, Maison de jeux, Postes à chevaux
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MB083R

1518
En juin 1518, au Clos Lucé, lors de la « Fête du Ciel », je dénonce l’erreur de la querelle qui convoite la destruction des armées. Les combats, les carnages et les machines à assassiner les hommes procèdent de la colère ; je souhaite pourtant la paix fraternelle et le rappel du bon droit. Je présente alors un objet que je jette loin de moi : une ligne porte des ailes semblables à une toile d’araignée, appuyées sur une toile de lin. De petits morceaux résistants, des rayons, des baguettes attachées et des lanières rigidifient l’ensemble, limitent l’élargissement des ailes et forment un cercle. Ce projectile de fronde, facile à manier, s’élargit en tombant en ligne droite ; son mouvement circulaire accompagne une chute légère et paisible. Malgré sa beauté parfaite, je reste chagriné par ces constructions de guerre. Ma mission est d’élever la conscience, de retarder les crimes et…
Illustration 1 de la page MB083R des manuscrits de Léonard de Vinci — AutogireIllustration 2 de la page MB083R des manuscrits de Léonard de Vinci — Autogire
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ML000R

1518
Les trajets en voiture m’ont permis de paraître et d’ordonner les chantiers, mais ils me donnent la nausée, comme les lieux où je dors et les conditions de voyage. Harassé de travail, je veux réduire mes déplacements pour traiter les litiges avec réflexion, disponibilité et repos. Je demande donc que chaque village où je séjourne offre un bain, une nourriture convenable et la possibilité de boire et de bavarder avec les habitants. Les auberges et salles de bain doivent être ouvertes, accueillantes et divertissantes. Fatigué de voyager pour conseiller les novices, je propose de perfectionner les sentiers de briques concassées et de vaisselle cassée : il faut les broyer, les ratisser, les frapper, les agglutiner, puis les recouvrir d’un enduit. Les routes devront supporter les chariots, avec des tracés creusés de part et d’autre. Je demande enfin leur consolidation, sans
146

ML001R

1518
Je dois disposer réellement de l’argent et avoir l’autorité d’organiser le gage en juste proportion. Pour l’architecture projetée, je dois la représenter et la communiquer, puis en confectionner un modèle de très petite proportion. La construction doit produire de l’effet, plaire agréablement et demeurer ingénieuse et réfléchie. Je dois aussi adapter l’ouvrage, modifier ce qui est nécessaire et récapituler les faveurs et les craintes qu’il peut susciter. Au sujet des marécages, j’ai rapidement arpenté le vallon, mesuré le petit ruisseau, ses fontaines et ses étangs, puis rapporté les altitudes et les détails. Avec une petite troupe, j’ai délimité par des piquets la fosse à vase à vider, l’ai mesurée en pied et reportée sur une ligne droite. Des débutants ont creusé avec des bêches et des râteaux un passage d’écoulement, tandis que l’eau des marécages se retirait. Le contrat royal concerne une dévastation due au feu et la reconstruction du…
Illustration 1 de la page ML001R des manuscrits de Léonard de Vinci — Château de Gien, Château de Lassay sur Croisne, Maquette
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ML001V

1518
J’écris, sous forme de notes variées, toutes mes pensées ingénieuses et je compte sur elles pour me rappeler leurs dispositions. Je veille aussi à ce que leurs explications orales réjouissent l’auditoire, tandis que mes dessins embellissent l’écriture et rendent compréhensible l’acte conforme au devoir. Le vol des notes provoquera ma colère sévère : une personne sur dix devra être punie. Je demande donc de surveiller scrupuleusement les voleurs, de les combattre avec mécontentement et tumulte, de les outrager et de les battre sans empêchement. Les candidats doivent être bien portants, habiles, formés, soigneux, courageux, bienveillants, patients et attentifs, capables d’endurer notamment la maçonnerie en brique. Ils doivent conduire les chevaux et autres moyens de transport, observer et reconnaître la rigueur d’autrui. Comme la bonne qualité coûte cher, je choisis des candidats de 30 à 45 ans, honnêtes, et nomme officiellement un directeur valeureux et fort d’âme.
148

ML002R

1518
Je considère que le bon accoutrement fait naître l’assurance et favorise le raisonnement, dispositions essentielles à l’argumentation. J’observe un couple qui se lamente de la malédiction hostile du marécage entourant sa propriété : il doute que cette base entourée d’eau soit un bienfait, car elle lui inspire une crainte effroyable. Les inondations y font couler chaque année d’abondants tourbillons, fissurant la propriété et imposant de fortes consolidations, malgré le caractère honorable et valeureux de ce sacrifice. Celui qui veut surprendre doit montrer son dévouement par son cœur, avec ardeur et clarté. Un costume élégant confirme aussi la coutume d’un paiement convenable. Pour ma part, j’accomplis mes fonctions en informant par devoir académique, en enseignant avec honnêteté, rigueur philosophique et sagesse, tandis que les éléments des sciences sont pieusement passés en revue.
Illustration 1 de la page ML002R des manuscrits de Léonard de Vinci — Château de Lassay sur Croisne
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ML003R

1518
Je consigne, calcule, prescris et marque le prix avec soin. J’inscris : AB 950 et BC 2100.
Illustration 1 de la page ML003R des manuscrits de Léonard de Vinci — Château de Lassay sur Croisne, Arpentage
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ML002V

1518
À Lassay sur Croisne, j’ai effectué l’arpentage en comptant les pas sur plusieurs sections : 935 pas de A à B, 1300 de B à C, 1100 d’O à P, 620 de M à O et 2400 de N à M.
Illustration 1 de la page ML002V des manuscrits de Léonard de Vinci — Château de Lassay sur Croisne, Arpentage
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ML003V

1518
Nouvel exposer de projet
Illustration 1 de la page ML003V des manuscrits de Léonard de Vinci — Château de Gien
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ML004R

1518
Jeanne d'arc.
Illustration 1 de la page ML004R des manuscrits de Léonard de Vinci — Château de Gien
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ML004V

1518
Je rapporte une histoire pieuse faite d’actes de libération, fondée sur les explications des auteurs et la reconnaissance établie. Une jeune femme, guerrière novice, a poussé la nation à s’opposer au joug de l’envahisseur. Gagnant la confiance des troupes, elle a libéré un vaste territoire avec ardeur et vaillance, afin de conduire le roi à son couronnement. L’épée à la main, elle a déclaré deux prophéties : débarrasser le pays des brigands et des pirates, puis faire reconnaître le général en chef comme monarque et souverain. Pourtant, la petite servante, annonciatrice de la félicité du Très-Saint, a été violemment mise à mort sur le bûcher. Pour le bâtiment, je dois aller sur place en voiture, estimer le projet, puis en établir sur une feuille un traité honorable. J’en déterminerai d’abord les hauteurs et les longueurs des remparts. Le château sera supprimé, ses poutres écroulées enlevées, et sa base refaite selon…
Illustration 1 de la page ML004V des manuscrits de Léonard de Vinci — Château de Gien, Arpentage
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ML005R

1518
Je peux arranger ingénieusement la maçonnerie de briques du château et la décorer d’images noirâtres. L’histoire doit prendre forme à travers des ornements. Il faut aussi montrer que le château a été remis en état par la construction de carrés s’interpénétrant, accompagnés par l’esprit bienveillant d’une table de jeux salutairement mystérieuse. Enfin, un rond qui me concerne achève le charme de l’ensemble.
Illustration 1 de la page ML005R des manuscrits de Léonard de Vinci — Décoration par un appareillage en brique rouge/brune, Château de GienIllustration 2 de la page ML005R des manuscrits de Léonard de Vinci — Décoration par un appareillage en brique rouge/brune, Château de Gien
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ML005V

1518
Esquisse du projet décoratif.
Illustration 1 de la page ML005V des manuscrits de Léonard de Vinci — Décoration par un appareillage en brique rouge/brune, Château de Gien, Etude d'échaffaudage
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ML006R

1518
Je dispose cet appareillage à la base du monument, en le mettant au même niveau. Cet engagement, pris rapidement avec bienveillance et légèreté, doit être ajouté à la fondation. Le lieu est lugubre ; il m’est dévoilé le 14 février. Je suis d’avis que le feu a pris dans les cuisines avant de s’étendre au château.
Illustration 1 de la page ML006R des manuscrits de Léonard de Vinci — Château de Gien, Appareillage de fondation, Arpentage
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ML006V

1518
J’ai constaté que des moellons s’étaient écroulés sur A.B. et que la ruine tombait de toutes parts. Il faut abattre entièrement les obstacles, puis mettre en talus dans les fossés entourant le lieu le bois de chêne et la pierre, jusqu’à l’écroulement complet. La boue s’est répandue partout ; d’énormes crevasses descendent jusqu’au fond du château, et elle est sortie par les fenêtres. Les pluies d’orage ont détruit le coteau et repoussé puissamment la terre vers l’avant. De grandes quantités d’eau ont envahi le château, dont les remparts sont corrodés par son absorption. Le feu a été consigné en février, mais un mensonge et un retard ont marqué sa communication. J’ai interrogé les nobles gens du village, puis les habitants, sans obtenir d’abord de date précise. Enfin, après divers échanges, ils ont rapporté que le sinistre remontait à décembre.
Illustration 1 de la page ML006V des manuscrits de Léonard de Vinci — Château de Gien, Arpentage
158

ML007R

1518
Base du lieu en ruine.
Illustration 1 de la page ML007R des manuscrits de Léonard de Vinci — Château de Gien, Arpentage, Schéma d'implantation
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ML007V

1518
Rempart
Illustration 1 de la page ML007V des manuscrits de Léonard de Vinci — Château de Gien, Isométrique de batiment
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ML008R

1518
Je destine cet appareillage à la base du monument et je veille à le mettre de niveau avec soin.
Illustration 1 de la page ML008R des manuscrits de Léonard de Vinci — Château de Gien, Appareillage de fondation
161

ML008V

1518
J’examine cet arpentage en vérifiant ses proportions : 3 multiplié par 7 donne 21, 4 multiplié par 7 donne 28, et 6 multiplié par 7 donne 42. J’explique avec attention que 7 multiplié par 7 doit donner 49. La courbe est ici admise comme négligée. La bonne qualité générale et la juste proportion reposent sur la rigueur de la chaîne de l’arpenteur. J’approuve rigoureusement cet arpentage, conformément à ma fonction. Il trouve son origine dans le travail de mes serviteurs et dans l’usage de leurs piquets.
Illustration 1 de la page ML008V des manuscrits de Léonard de Vinci — Château de Gien, Arpentage
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ML009R

1518
Arpentage tour Sud
Illustration 1 de la page ML009R des manuscrits de Léonard de Vinci — Château de Gien, Arpentage
163

ML009V

1518
Arpentage du château de Gien.
Illustration 1 de la page ML009V des manuscrits de Léonard de Vinci — Château de Gien, Chaine d'arpentage, Arpentage
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ML010V

1518
Je cherche un lien entre l’édifice d’origine et sa capacité à être reconstruit. Les rapports 4/3 = 1,33 et 3/2 = 1,5 indiquent une augmentation et une proportion favorables, tandis que 9/8 = 1,125 délimite un encadrement possible. Une formule me paraît trompeuse ; je dois donc ajuster le budget selon un rapport de 8/9, en le comparant à un nombre supérieur à 2/3. Cette estimation, établie approximativement à partir du périmètre de l’édifice et de relevés effectués à la chaîne, reçoit pour chaque endroit une proportion complémentaire augmentant la charge. J’examine l’édifice par morceaux détachés afin de le modifier selon le budget annoncé. La maquette doit ainsi devenir cohérente avec ce budget et conduire la construction à son terme, en approchant le facteur 9/6 = 1,5, équivalent à 3/2.
165

ML10R

1518
Arpentage.
Illustration 1 de la page ML10R des manuscrits de Léonard de Vinci — Château de Gien, Chaine d'arpentage, Arpentage
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ML011V

1518
Le coffre à livre : c’est pourquoi le livre sera interdit. La personne frivole devra briser le verrou pour se rendre fautive, et les mensonges belliqueux seront alors discernés sans aucun doute. Je montre aussi le mouvement de rotation : le cavalier, placé en avant, est tourné successivement selon le moment A, le moment B et le moment C.
Illustration 1 de la page ML011V des manuscrits de Léonard de Vinci — Château de Gien, Coffre à livre
167

ML012R

1518
Pour la serrure du coffre à livre, j’ai prévu un petit conduit dans lequel on glisse une pièce de fer qui gouverne le système avec certitude. Pour l’ouvrir, il faut faire glisser cette pièce dans la fente sur toute sa longueur et exercer en même temps une forte pression.
Illustration 1 de la page ML012R des manuscrits de Léonard de Vinci — Château de Gien, Coffre à livre, Serrure du coffre à livre
168

ML013V

1518
J’ai examiné avec précision la demeure et démontré, par l’observation des fissures, la faiblesse de ses fondations. Les remblais placés devant le rempart ont humidifié la maçonnerie des caves et compromis les piliers des voûtes. Il faut donc abattre le château, élargir et déplacer la ceinture de bordure, éloigner la digue et reconstruire solidement la muraille en ceinturant l’abîme. La base doit être détruite pour permettre une architecture robuste. J’ai estimé la dépense et déterminé le travail à accomplir. Il me faut maintenant recruter des hommes dignes de confiance, capables d’assurer le transport et la mise en œuvre sous une discipline stricte. Malgré les protestations du village contre l’ordre de Sa Majesté royale d’élever un château, j’ai expliqué que creuser profondément permettrait d’évacuer les eaux d’infiltration et de sécher l’ouvrage. Les souterrains drainants devront tarir les fontaines et assécher les caves.
169

ML014R

1518
Sur une longue période, ma gouvernante m’a transformé, et l’harmonie entre nous a provoqué ma métamorphose. Elle a la bonté de s’unir à moi lorsque nous sommes couchés, puis de reposer paisiblement, ce qui rend ce lieu apaisé. Je souhaite donc créer à mon domicile une œuvre décorative et poétique, comme le triomphe d’un serment consolidant notre couple. Visible en ce lieu, elle sera confectionnée à la main, en briques, selon une géométrie à la fois drôle et précise. — E. B. Le tribut, jusque-là raisonnable, est destiné à l’entretien alimentaire et donné en gage pour 210 soldes.
Illustration 1 de la page ML014R des manuscrits de Léonard de Vinci — Décoration par un appareillage en brique rouge/brune, Château de Gien
170

ML014V

1518
J’enduis entièrement le coin de cire, en dépassant légèrement de part et d’autre, puis je l’enduise aussi régulièrement d’huile lorsque je l’appuie, afin de rendre l’attache plus robuste. Je bats le coin vigoureusement et profondément, jusqu’au fond, en veillant à ne pas endommager l’autre coin formant la paire. Cette action descelle irrévocablement les poutres : ce serait une faute de l’enlever. Pour désunir facilement l’ensemble, je repousse le coin par le même endroit afin de l’extraire. D’un seul coup, je frappe fortement ; alors le poteau, maintenu dans le passage étroit de la fente, est ingénieusement relâché.
Illustration 1 de la page ML014V des manuscrits de Léonard de Vinci — Echaffaudage démontable, Echaffaudages, Château de Gien
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ML015R

1518
Je constate que dresser une cloche relève du cours ordinaire des choses. Pour la mettre en mouvement et signaler une action, je tire sur la courroie, qui fait osciller la perche ferrée. Le travail est ajourné au milieu des tourments. Je peux instruire par des entretiens, mais seulement lorsque l’émission du son est produite. J’ai tourné la clef, puis je l’ai remise droite. J’ai élaboré une correction et l’ai placée sur N et M, afin de garantir l’exécution honnête et réussie de l’ensemble.
Illustration 1 de la page ML015R des manuscrits de Léonard de Vinci — Niveau verticale et horizontale, Château de Gien, Cloche
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ML015V

1518
Consolider le chemin établi. J’en affermis le contour et l’achève avec soin.
Illustration 1 de la page ML015V des manuscrits de Léonard de Vinci — Château de Gien, Schéma d'implantation
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ML016R

1518
Pour maintenir presque toujours la construction bien droite, j’ai conçu un outil permettant d’évaluer la maçonnerie, de distinguer les erreurs et de les corriger. Une pelote de laine est disposée à plusieurs reprises afin de vérifier avec précision la rectitude des constructions. J’ai façonné la charpente dans un but d’enseignement. J’y ai réalisé des triangles dont la forme correspond à une toiture, afin d’appuyer les conseils donnés. Il convient de corriger l’ensemble en raccourcissant la toiture et en la divisant en plusieurs éléments : cette solution constitue une économie avantageuse. Il faut également modifier les lits de blocage qui dépassent la grandeur normale, tout en respectant l’assemblage existant. Le raccord devra être repris à l’endroit où le faîtage a été amoindri ; cette suppression constitue ici une amélioration utile.
Illustration 1 de la page ML016R des manuscrits de Léonard de Vinci — Charpente fausse entrée, Niveau verticale et horizontale, Château de GienIllustration 2 de la page ML016R des manuscrits de Léonard de Vinci — Charpente fausse entrée, Niveau verticale et horizontale, Château de Gien
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ML016V

1518
J’ai montré que l’édifice pouvait être détruit en le déversant, mais j’ai refusé d’abattre [NO], afin d’en conserver le souvenir par sa tour et son toit. Les novices ont fissuré les remparts à bras d’homme, puis les ont fait s’écrouler par secousses alternatives. J’avais fait retirer la charpente et entourer le bâtiment d’un parapet. La maçonnerie en pierre n’a rien coûté. J’ai enseigné l’exécution rapide de la digue : les hommes ont chargé, creusé et transporté, tandis que les novices rasaient l’édifice désigné. Les compagnons ont enlevé les débris par la force [OA]. La partie [AB], nuisible et dangereuse, a été effondrée sur les planchers, et la digue a retenu les éboulements. J’ai fait éloigner les habitants sous la vigilance d’un novice et au signal de trompette. Enfin, la digue a été perfectionnée, comblée par les remparts renversés, et j’ai augmenté la redevance des villageois portefaix.
Illustration 1 de la page ML016V des manuscrits de Léonard de Vinci — Château de Gien, Synthèse de reconstructionIllustration 2 de la page ML016V des manuscrits de Léonard de Vinci — Château de Gien, Synthèse de reconstruction
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ML017R

1518
Je me repose dans une habitation aux murs charpentés, délabrés et enfumés. Pour apaiser mon irritation, je me fais bouillir du vin chaud vivifiant. La nuit, ma femme me nettoie, m’arrose et me frotte avec soin ; lorsqu’elle est fatiguée, nous restons au lit jusqu’au lever du soleil, naturellement unis et en secret. Pour le bâtiment, j’ai révélé aux novices les règles de la maçonnerie. Je veux des briques rouges et des briques plus brûlées, disposées en lignes soignées, liées, exactes et progressivement accumulées. Je veille à leur mise en œuvre, à leur alternance le long des murs et à l’harmonie des tigrures. Les lignes noires doivent émouvoir agréablement. Les briques, rapides et solides à monter, conviennent à l’ornementation, malgré la grande quantité de matériaux nécessaire. Leur coût reste modéré, et leur principe d’appareillage convient aux novices pour élever le pourtour de l’édifice.
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ML017V

1518
J’ai examiné une simple bouteille violette et son contrepoids en « A », conçus pour permettre le reflux. Un épanchement rapide fait sortir ce vin pur et bon marché ; la bouteille, commode à tenir, offre une grande souplesse d’usage. J’ai observé cet écoulement au repas du soir. Le vin m’a naturellement adouci le mal de gorge, puis l’a fait disparaître ; je soigne aussi le mucus au fond de ma gorge avec du vin chaud. Souffrant, j’annonce aux maçons que je ne pourrai plus accomplir mon service. Ils devront achever la digue et la construction, réaliser avec soin les cadres des fenêtres, perfectionner les assemblages de la toiture et modifier les faîtages afin d’achever le château, selon les conseils donnés pour l’architecture. Qu’ils me mandent chaque problème honnêtement et m’en rapportent l’objet avec précision. Le messager devra être éloquent, cultivé et venir fréquemment à cheval à mon domicile.
Illustration 1 de la page ML017V des manuscrits de Léonard de Vinci — Château de Gien, Bouteille de vinIllustration 2 de la page ML017V des manuscrits de Léonard de Vinci — Château de Gien, Bouteille de vin
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ML018R

1518
J’ai indiqué vouloir broyer du blé en exerçant une force de 12 livres par roulement. Je dois renforcer fortement la capacité d’élévation d’une roue destinée à faire tourner la meule et surcharger de 24 livres cet arrangement. Ce dispositif convient aux fontaines disposant d’une grande quantité d’écoulement. Il s’agit d’un mécanisme d’élévation mû par un système de réservoir séparé, fonctionnant avec un important volume d’eau. Je l’ai étudié dans le bâtiment d’une auberge où l’on distribue le courrier, dont la forme extérieure prête à rire par son caractère déraisonnable. Un double tuyau entraîné par roulement pourra corriger cette puissance et l’amener à 24 livres. Je dois poursuivre la réalisation de ce moulin ingénieux, révélé par mes pages d’écriture.
Illustration 1 de la page ML018R des manuscrits de Léonard de Vinci — Auberges, Moulin
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ML018V

1518
J’observe que les ailes battent et se redressent alternativement en ce lieu, puisqu’elles sont attachées ensemble. En transportant l’assemblage et en le remuant, je suis tombé sans raison apparente. Ce mouvement, effectué avec effort, m’a occasionné une douleur physique.
Illustration 1 de la page ML018V des manuscrits de Léonard de Vinci — Machine volante
179

ML019R

1518
Je réalise la base par un assemblage de planches formant une barrière. Ici, je lie cette barrière au canal d’écoulement. Je place des piquets coupés dans la palissade en treillis.
Illustration 1 de la page ML019R des manuscrits de Léonard de Vinci — Barrage, Château de Lassay sur Croisne
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ML019V

1518
Je constate que la cloche est naturellement en fer. On me demande de lui construire une forme voûtée, selon une architecture élégante et conforme à la règle.
Illustration 1 de la page ML019V des manuscrits de Léonard de Vinci
181

ML020R

1518
J’observe que l’habitation conditionne la consolidation nécessaire pour résorber une fissure considérable située au niveau de la jointure. Je dois la supprimer correctement en consolidant l’ensemble de manière efficace et suffisante, notamment à l’aide d’un levier. Chaque mur devra être relevé avec ampleur, car ils sont trop courts dans les deux directions. Je poserai ensuite un linteau pour retenir ensemble les deux murs de la porte d’entrée écroulée. Les jambages devront être affermis, puis un appui achèvera leur consolidation. La porte deviendra ainsi double, ce qui me réjouit.
Illustration 1 de la page ML020R des manuscrits de Léonard de Vinci — Réfection de porte
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ML020V

1518
Calcul
Illustration 1 de la page ML020V des manuscrits de Léonard de Vinci — Calcul comptable
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ML021R

1518
Je contemple la beauté des collines en parcelles, qui s’étendent vers le levant aussi loin que porte la vue. En hiver, les labours les parent, dans l’attente des moissons à venir, et elles semblent fumer sur un large espace. J’observe avec intérêt les limites des parcelles, tracées et ordonnées selon certaines règles. Comme convenu, je vais voir les novices afin de les servir et de les payer, ce qui m’oblige trop souvent à prendre la voiture. Je supporte ici cet accablement, par excès, durant cet hiver. Je fais des allers-retours et détermine tour à tour quels novices doivent être aidés en priorité dans leurs débuts. Épuisé par l’hiver, je juge toutefois utile d’examiner les édifices afin de les conduire à leur achèvement en maître.
Illustration 1 de la page ML021R des manuscrits de Léonard de Vinci — Chariot, Château de Gien
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MB097V

1519
Je veux provoquer, dans ce lieu consacré, une illustration proclamant : « Corrigeant les ignorants, ah ! Chantant la parole, ah ! De la vraie foi ». J’y conçois une grande œuvre, liée à la naissance d’un nourrisson et à la noblesse familiale des deux époux, afin d’élever le seigneur du peuple. Je place les exécutions corrigées du château, séparé de la place publique, et le maître travaillant au premier plan, pour révéler la création de l’œuvre. Ma fresque, dont le raisonnement est le mien, défend la justesse contre la frivolité et fut exécutée sous l’appréciation du maître. J’ai corrigé de nombreuses erreurs et donné au contour du corps un soin particulier. J’ai préparé un bois rigidifié, affermi le monument avec une petite troupe de débutants et examiné ses abords. La charpente, haute, et le décor savant rendirent le travail difficile. J’ai enfin lié le groupe architectural, organisé l’amenée d’eau…
Illustration 1 de la page MB097V des manuscrits de Léonard de Vinci — Château de Lassay sur Croisne, Eglise de Lassay sur Croisne, Peinture du mur
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FRE010R

1519
Fresque de l’Eglise de Lassay sur Croisne.
Illustration 1 de la page FRE010R des manuscrits de Léonard de Vinci — Château de Lassay sur Croisne, Eglise de Lassay sur Croisne, Peinture du mur
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EB001

1519
Une femme enceinte décide de quitter les lieux pour échapper à la honte liée à une grossesse issue d’un abus et à une fausse déclaration faite aux autorités. Humiliée par ses accusations et ses lamentations, elle cherche à reconstruire sa vie loin de son passé. Une amie lui propose un logement, une modeste rémunération et un emploi de gouvernante, lui offrant ainsi protection et stabilité pour elle-même et son enfant à naître. La femme place sa confiance dans la noblesse et dans les personnes capables de l’aider à élever l’enfant. Le roi, inquiet de sa situation, lui conseille de veiller à la santé et à l’alimentation du futur bébé. Il l’encourage aussi à ne pas se laisser accabler par l’irrégularité de l’union ni par la mort du père. Le départ apparaît donc comme une nécessité, mais aussi comme une libération et la possibilité de recommencer une nouvelle vie.
Illustration 1 de la page EB001 des manuscrits de Léonard de Vinci
187

EB002

1519
Un savant âgé rassemble douze novices afin de former une équipe capable d’achever les constructions royales, notamment un sanctuaire. Présenté comme leur maître, il transmet ses connaissances avec patience, explique les proportions et les mesures, et utilise des assemblages en bois pour clarifier les difficultés. Les élèves doivent réussir un examen, transcrire fidèlement ses enseignements et rédiger des rapports détaillés. Ils apprennent également les principes de plusieurs installations techniques, comme une machine à tirer l’eau, un four et un cellier à vin. Le texte insiste sur la force, la rigueur et l’intelligence nécessaires à la construction. La transcription doit respecter des règles précises : lecture attentive, vérification des relations essentielles, récapitulation régulière et correction des expressions. Cette méthode permet de conserver les ordres du maître, de faciliter leur compréhension et de donner autorité et gloire au travail des savants.
Illustration 1 de la page EB002 des manuscrits de Léonard de Vinci
188

EB003

1519
Après le départ et la mort d’une personne proche, le narrateur choisit de lui rendre hommage par le renoncement à son propre corps. Plongé dans le deuil, il demeure cependant confronté à une énigme liée à cette disparition.
Illustration 1 de la page EB003 des manuscrits de Léonard de VinciIllustration 2 de la page EB003 des manuscrits de Léonard de Vinci
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EB005

1519
.
Illustration 1 de la page EB005 des manuscrits de Léonard de Vinci
190

EB006

1519
Lors des cérémonies religieuses, Blandine Esnault tente de maîtriser ses sentiments amoureux. Elle craint toutefois d’être jugé, attaqué ou blessé par des personnes insensées, ce qui lui cause une profonde détresse.
Illustration 1 de la page EB006 des manuscrits de Léonard de VinciIllustration 2 de la page EB006 des manuscrits de Léonard de Vinci
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EB007

1519
Le narrateur éprouve de la joie à servir dans un lieu où il se sent en sécurité et protégé.
Illustration 1 de la page EB007 des manuscrits de Léonard de VinciIllustration 2 de la page EB007 des manuscrits de Léonard de Vinci
192

EB008

1519
Signature : Léonard – Blandine
Illustration 1 de la page EB008 des manuscrits de Léonard de Vinci
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EB009

Résumé à compléter.
Illustration 1 de la page EB009 des manuscrits de Léonard de Vinci