Chronologie

Histoire de Léonard de Vinci

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FOII001R

1472
Décorer les vêtements et les baudriers confectionnés afin d’en indiquer le prix.
Illustration 1 de la page FOII001R des manuscrits de Léonard de Vinci
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FOII001V

1472
Relation entre la géométrie et les calculs
Illustration 1 de la page FOII001V des manuscrits de Léonard de Vinci — Méthode calculatoire, Méthode de géométrie
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FOII002R

1472
Léonard prend l’engagement auprès d’un directeur la charge d’administrer un projet destiné à développer les affaires et à accroître les richesses. Le transport des marchandises repose sur l’utilisation de grands vaisseaux et de petites embarcations, capables de déplacer facilement les produits. Cette activité doit toutefois être organisée avec méthode : il faut calculer les capacités de transport, prévoir les dépenses et chercher à réaliser des économies sans fragiliser l’ensemble du projet. Une réduction excessive des coûts risquerait en effet de compromettre son efficacité. Le travail de la laine et les services qui lui sont associés constituent une activité importante, susceptible d’augmenter progressivement son influence et sa rentabilité. La réussite du projet permettrait d’obtenir reconnaissance, mérite et gloire grâce aux résultats accomplis. Enfin, les manifestations sonores, symbolisées par les cornes, semblent devoir accompagner l’entreprise afin de la célébrer, de l’annoncer publiquement ou de marquer son prestige.
Illustration 1 de la page FOII002R des manuscrits de Léonard de Vinci
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FOII002V

1472
Exercice calculatoire
Illustration 1 de la page FOII002V des manuscrits de Léonard de Vinci — Méthode calculatoire
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FOII003R

1472
Je décris une construction géométrique élémentaire, réalisée avec de petites poutres soigneusement assemblées. La solidité du bois et la précision de l’assemblage sont indispensables pour assurer la conformité, l’utilité et l’efficacité de la forme obtenue. Cet ouvrage n’a pas seulement une fonction matérielle : sa géométrie doit aussi transmettre un enseignement, conserver la mémoire d’un événement ou d’une idée, et rendre perceptible un message sans recourir directement à la parole. Par sa forme, il peut avertir, exhorter et rappeler les risques réels auxquels il faut faire face. Il devient ainsi un moyen de prévention, capable de signaler un danger et de limiter les dommages susceptibles de se produire localement. J’insiste donc sur la rigueur de la conception, la robustesse des matériaux et l’association d’une fonction constructive, d’une mémoire durable et d’un message d’avertissement.
Illustration 1 de la page FOII003R des manuscrits de Léonard de Vinci — Métier à tisser, Maquette, Méthode calculatoire
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FOII003V

1472
Je confectionne manuellement un vêtement de laine à l’aide d’aiguilles, de pelotes et d’un mannequin qui me sert de support. L’ouvrage se compose de nombreuses pièces que j’assemble, ajuste et modèle avec patience. Je veille particulièrement aux manches, à la gorge et aux ouvertures, afin de maintenir l’équilibre entre souplesse, rigidité et solidité. J’avance par enroulements, ligatures, polissage, raclage et corrections répétées. Mes mains suppriment les défauts, assouplissent l’étoffe et préservent les proportions prévues. Je mesure continuellement, car chaque étape doit être vérifiée sur la forme du mannequin. L’exécution devient de plus en plus difficile : j’évalue les fragilités et recommence lorsque le résultat est insuffisant. La qualité dépend enfin de mon habileté technique et du respect des règles professionnelles, morales et juridiques, car toute faute peut entraîner une plainte et un grave discrédit durable.
Illustration 1 de la page FOII003V des manuscrits de Léonard de Vinci — Mannequin, Confection sur mannequinIllustration 2 de la page FOII003V des manuscrits de Léonard de Vinci — Mannequin, Confection sur mannequinIllustration 3 de la page FOII003V des manuscrits de Léonard de Vinci — Mannequin, Confection sur mannequin
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FOII004R

1472
Je conçois un manteau formé de plusieurs morceaux d’étoffe assemblés autour d’un support. Je divise d’abord la matière et prévois les ouvertures pour les bras, en recherchant l’équilibre entre fonctionnalité, harmonie et solidité. Je façonne ensuite le vêtement par des découpes, des entrelacements, des nœuds, des ligatures et des ajustements successifs. Les quatre morceaux doivent être disposés avec précision, reliés par des lanières, puis corrigés afin d’éliminer toute irrégularité. La partie centrale sert de point d’appui pour organiser les pans et permettre au manteau d’entourer correctement le corps. Je mesure, j’anticipe les longueurs, contrôle les jonctions et accepte les erreurs pour mieux les corriger. Je recommande aussi la critique de personnes expérimentées. La qualité dépend enfin de l’exactitude, de la confiance, de l’élégance de l’exécution et d’une présentation capable de susciter l’admiration et de favoriser la commercialisation auprès d’une clientèle exigeante.
Illustration 1 de la page FOII004R des manuscrits de Léonard de Vinci — Confection d'un manteau
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FOII004V

1472
Je confectionne méthodiquement un vêtement composé de deux morceaux d’étoffe. Je travaille avec calme, réflexion et précision : je plie, égalise et ajuste les pièces, puis je les saisis ensemble afin d’en assurer l’équilibre. Je les découpe ensuite et les relie par une lanière disposée en croix, avant de renforcer les bordures à l’aiguille. Ainsi se forment notamment les ouvertures destinées aux membres. Je veille à la justesse des proportions, à la solidité des assemblages et à la bonne mise en place du vêtement sur le corps. L’encolure féminine doit être légèrement relâchée pour donner une belle forme à la robe. Certaines parties sont façonnées à partir d’un carré courbé, rigidifié et adapté en demi-lune. Enfin, je cintre, équilibre et attache solidement les jointures afin d’obtenir un ouvrage harmonieux, vendable et digne d’éloges.
Illustration 1 de la page FOII004V des manuscrits de Léonard de Vinci — Confection d'un vêtementIllustration 2 de la page FOII004V des manuscrits de Léonard de Vinci — Confection d'un vêtementIllustration 3 de la page FOII004V des manuscrits de Léonard de Vinci — Confection d'un vêtementIllustration 4 de la page FOII004V des manuscrits de Léonard de Vinci — Confection d'un vêtementIllustration 5 de la page FOII004V des manuscrits de Léonard de Vinci — Confection d'un vêtement
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FOII005R

1472
Je conçois un vêtement féminin ajusté au buste à partir de pièces carrées que je courbe, diminue et régularise progressivement. L’étoffe teinte doit envelopper le corps avec précision, afin d’éviter nudité, gêne ou offense. Ce travail exige soin, délicatesse et respect de la personne mesurée. Je fais coudre les robes à l’aiguille, puis je les enrichis d’ornements coûteux : ceinturons brodés, cordons décoratifs, lanières de cuir ou fourrure, à l’image des vêtements seigneuriaux. Je reconnais toutefois les risques d’embarras liés au contact physique pendant les essayages. Pour les limiter, je recommande de refuser les assistants inexpérimentés et d’employer un dispositif de mesure. Le vêtement peut alors être présenté sur une structure de bois, rembourrée et proportionnée, qui reproduit la forme du corps. Cette méthode permet d’observer, de discuter, de formuler des objections et de valider le modèle avant sa réalisation définitive par la cliente et l’artisan.
Illustration 1 de la page FOII005R des manuscrits de Léonard de Vinci — Confection de vêtement fémininIllustration 2 de la page FOII005R des manuscrits de Léonard de Vinci — Confection de vêtement féminin
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FOII005V

1472
J’imagine une ceinture destinée à serrer et embellir le vêtement féminin, tout en facilitant l’ouverture des robes et des manteaux. Je la composerai de courroies, d’étoffes teintes et de garnitures métalliques, divisée en segments reliés par des lanières afin de demeurer souple, solide et aisément enroulable. Son extrémité se croisera avant de retomber avec élégance sur le devant. Je souhaite ainsi permettre d’attacher ou d’enlever rapidement les vêtements, sans renoncer au raffinement. Je veux séduire une clientèle féminine aisée, sensible à la nouveauté, au confort et à l’élégance, en concevant des vêtements sur mesure pour les femmes de mon entourage, mais aussi pour les gouvernants et les dignitaires. Le succès dépendra du façonnage, de l’adaptation au corps, de la légèreté du vêtement et de son pouvoir de rendre chaque cliente rayonnante dans les riches milieux de cour.
Illustration 1 de la page FOII005V des manuscrits de Léonard de Vinci — Ceinture pour femmes, Confection de vêtement féminin
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FOII006R

1472
Je montre comment corriger les défauts d’un vêtement. Lorsque les ligatures ou les coutures sont irrégulières, je démonte certaines parties, reprends l’assemblage et égalise soigneusement les finitions. J’apprends par l’observation, la critique répétée des erreurs et l’adaptation précise des proportions des étoffes. La rigueur et la patience donnent un ouvrage harmonieux et de qualité. Pour satisfaire le client et justifier le paiement demandé, je le valorise par des ornements brillants et élégants : les incrustations et la ceinture renforcent son éclat, son prestige et son attrait. Je veille toutefois à sa solidité en consolidant les coutures, notamment par des liens croisés. Une exécution durable, esthétique et bien ajustée permet enfin de gagner la confiance, la reconnaissance et la fidélité de la clientèle.
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FOII007V

1472
J’ai conçu un dispositif pour manipuler une barre de bois en hauteur sans blesser la main. Si l’on tient directement la barre, les doigts peuvent être fortement pincés entre M et N. Pour éviter cet accident, je propose une tenaille repérée par A et B, capable de saisir et de soutenir solidement la pièce de bois. Ce mécanisme permet d’abaisser, de maintenir ou de soulever la barre avec sécurité et efficacité. Le point B offre la position la plus commode pour conserver la barre en élévation, tandis que l’ensemble A-B-O permet de l’enjamber sans exposer l’utilisateur à des dommages corporels. Lors de l’action entre A et N, la base de la barre doit toutefois être fermement maintenue afin d’éviter tout glissement, toute chute ou tout accident grave.
Illustration 1 de la page FOII007V des manuscrits de Léonard de Vinci — Manipulation d'une poutre
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FOII008R

1472
J’ai conçu une ceinture qui embellit le vêtement tout en simplifiant son attache. Elle remplace les multiples lanières et les nœuds grossiers, permettant de lier et de délier rapidement l’habit sans risque de déchirure ni de détérioration. Sa spontanéité, sa souplesse et son élégance en font un perfectionnement majeur. La broderie colorée distingue le vêtement, attire l’admiration et favorise sa réussite commerciale. À prix égal avec les autres modèles, ce système offre une solution plus pratique, plus économique et plus raffinée. Je recommande de conserver les ornements, les belles couleurs et le travail précis, plutôt que de les remplacer par une simple bande de cuir. Le succès dépend de l’équilibre entre fonctionnalité, rapidité d’utilisation, qualité esthétique et noblesse de la finition.
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FOII009V

1472
Je conçois le costume à partir de l’observation du corps humain, de ses proportions et de ses mouvements. Comme en architecture, j’établis des mesures précises et j’organise chaque partie du vêtement selon une géométrie cohérente. Ainsi, le costume épouse naturellement la forme de l’homme et accompagne ses gestes sans rompre l’équilibre de l’ensemble. Je m’appuie sur les principes de Vitruve, qui représente le corps humain inscrit dans un cercle et en analyse le développement selon des règles mathématiques. L’étude du mouvement, des dimensions et des rapports entre les membres devient le fondement du patronage. En réunissant observation, calcul et représentation géométrique, je peux concevoir un costume harmonieux, fonctionnel et fidèle à la nature humaine, conformément aux préceptes transmis par Vitruve dans son traité.
Illustration 1 de la page FOII009V des manuscrits de Léonard de Vinci — Confection régles de conception
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FOII010R

1472
La pelote de laine provient d’un procédé de façonnage autour de la taille. Sa réussite repose sur l’obtention d’une forme durablement reconnaissable.
Illustration 1 de la page FOII010R des manuscrits de Léonard de Vinci — Pelotte de laine, Mesure de corpulence
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FOII010V

1472
La cloche est un système musical capable de signaler distinctement et de transmettre les appels de manière remarquable.
Illustration 1 de la page FOII010V des manuscrits de Léonard de Vinci — Cloche, Appels
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FOII011R

1472
Tenseur de métier à tisser
Illustration 1 de la page FOII011R des manuscrits de Léonard de Vinci — Métier à tisser, Tenseur
18

FOII011V

1472
Un guide pour les fils d’un métier à tisser.
Illustration 1 de la page FOII011V des manuscrits de Léonard de Vinci — Métier à tisser, Guide fils
19

FOII012R

1472
Ensemble mécanique de métier à tisser.
Illustration 1 de la page FOII012R des manuscrits de Léonard de Vinci — Métier à tisser, Ensemble mécanique
20

FOII012V

1472
Ensemble mécanique destiné à un métier à tisser.
Illustration 1 de la page FOII012V des manuscrits de Léonard de Vinci — Métier à tisser, Ensemble mécanique
21

FOII0013R

1472
Ensemble mécanique de métier à tisser.
Illustration 1 de la page FOII0013R des manuscrits de Léonard de Vinci — Métier à tisser, Ensemble mécanique
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FOII013V

1472
Un coupe un fil et une queue d’aronde de métier à tisser
Illustration 1 de la page FOII013V des manuscrits de Léonard de Vinci — Métier à tisser, Coupe fil, Queue d'aronde
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FOII014R

1472
L’ordre établi est présenté comme heureusement conforme à la proportion, une affirmation considérée comme généralement incontestable.
Illustration 1 de la page FOII014R des manuscrits de Léonard de Vinci — Méthode calculatoire, ProportionnalitéIllustration 2 de la page FOII014R des manuscrits de Léonard de Vinci — Méthode calculatoire, Proportionnalité
24

FOII014V

1472
J’examine la proportionnalité à travers trois idées liées. Je cherche d’abord à concevoir une forme capable de contenir le double. J’envisage ensuite d’élever une géométrie au moyen de traits et de morceaux. Enfin, je définis l’apprentissage comme la détermination du double.
Illustration 1 de la page FOII014V des manuscrits de Léonard de Vinci — Méthode de géométrie, Proportionnalité
25

FOII015R

1472
J’examine la proportionnalité à travers une exécution d’une rigueur et d’une netteté géométriques, qui démontrent les rapports de calcul.
Illustration 1 de la page FOII015R des manuscrits de Léonard de Vinci — Maquette, Proportionnalité
26

FOII015V

1472
Je pose les fondements de mon atelier de broderie pour réaliser une ceinture. Je travaille l’étoffe teinte en ouvrant ses fibres, puis en les resserrant avec un coin, par un mouvement continu de va-et-vient. Je calcule avec exactitude les divisions et les guides, afin d’obtenir un tressage solide et un véritable raffermissement de l’étoffe, qui en constitue aussi l’embellissement. J’évite toute précipitation, car elle pourrait déformer l’ébauche. Une erreur de calcul provoquerait un mauvais tressage et des fissures : la ceinture doit donc être correctement dirigée. Je contrôle ensuite l’ouvrage par des palpations répétées, avec effort, soin et finesse, pour détecter aussitôt tout défaut de proportion ou toute bifurcation susceptible d’endommager l’étoffe. Je soigne la base de l’œuvre, afin qu’elle soit portée avec honneur et politesse envers les concitoyens. Enfin, je veille à ce que son prix exprime sa noblesse et élève le rang du client.
Illustration 1 de la page FOII015V des manuscrits de Léonard de Vinci — Ceinture pour femmes, Confection d'un ceinture
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FOII016R

1472
Le styliste conseille ses clients sur les étoffes teintes et les vêtements à confectionner, afin de créer avec bienveillance une élégance et une beauté de style. Il doit mettre en valeur l’originalité de la coloration, l’innovation, la perfection et le soin de la confection, ce qui justifie le prix, accroît le profit et attire davantage de clients. Il fixe le prix avec le client et consigne son approbation. Il confectionne ensuite avec assurance, en respectant toutes les mesures corporelles, afin de garantir la réussite de l’exécution. Cette assurance démontrée conduit à la reconnaissance.
Illustration 1 de la page FOII016R des manuscrits de Léonard de Vinci — Métier de styliste
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FOII017V

1472
En étendant un fragment de cercle enjambant qui indique l’ampleur de la progression, on peut révéler exactement le calcul d’une grandeur.
Illustration 1 de la page FOII017V des manuscrits de Léonard de Vinci — Méthode calculatoire
30

FOII018R

1472
Travaux pratiques
Illustration 1 de la page FOII018R des manuscrits de Léonard de Vinci — Méthode calculatoire, Travaux pratiques
31

FOII019R

1472
L’enseignant.
Illustration 1 de la page FOII019R des manuscrits de Léonard de Vinci
32

FOII019V

1472
Exercices
Illustration 1 de la page FOII019V des manuscrits de Léonard de Vinci — Exercices, Méthode calculatoire
33

FOII020R

1472
La configuration consiste à joindre deux nombres pour former une paire et à les coter en juste proportion. Un point capital en assure l’attache à l’ensemble. Le début de la structure doit s’appuyer sur cette configuration, tandis que l’antécédent doit la supporter conformément aux règles du calcul. Par accumulation uniquement, son utilisation devient aisée. Le rapport, établi en juste proportion, se révèle notamment commode pour lire et façonner, afin d’enseigner facilement.
Illustration 1 de la page FOII020R des manuscrits de Léonard de Vinci — Méthode calculatoire, Produit en croix
34

FOII020V

1472
J’expose en détail l’origine des grandeurs afin d’en faciliter l’enseignement. Leur résolution est lente, et les erreurs sont regrettables, mais il importe de les éviter. Ces grandeurs se trouvent associées de nombreuses façons aux supports présentés, notamment par des exercices préparatoires. Ceux-ci rendent compte des liaisons géométriques et les démontrent mathématiquement, offrant ainsi des moyens utiles pour examiner et vérifier les grandeurs obtenues.
Illustration 1 de la page FOII020V des manuscrits de Léonard de Vinci — Méthode calculatoire
35

FOII021R

1472
Je fixe d’abord un élément, puis je détermine une géométrie qui reflète cette grandeur.
Illustration 1 de la page FOII021R des manuscrits de Léonard de Vinci — Méthode calculatoire, Travaux pratiques
36

FOII021V

1472
J’affirme que le rapport entre les grandeurs s’établit aisément par la proportion. Ma recherche repose sur l’observation naturelle d’une juste proportion, que je considère comme nécessaire. Pour en garantir la qualité et l’efficacité, je dois d’abord dessiner la base d’administration, support destiné au report des grandeurs. Je la trace dès l’origine, soit pour réaliser l’ouvrage de manière agréable, soit pour le façonner dans un but d’enseignement.
Illustration 1 de la page FOII021V des manuscrits de Léonard de Vinci — Méthode calculatoire, Méthode de géométrie, Proportionnalité
37

FOII022R

1472
J’examine le support calculatoire et souligne la nécessité de savoir parfaitement attribuer les calculs à l’ensemble de la configuration.
Illustration 1 de la page FOII022R des manuscrits de Léonard de Vinci — Méthode calculatoire, Produit en croix, Proportionnalité
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FOII023R

1472
Métier à tisser
Illustration 1 de la page FOII023R des manuscrits de Léonard de Vinci — Métier à tisser
39

FOII023V

1472
Un métier à tisser.
Illustration 1 de la page FOII023V des manuscrits de Léonard de Vinci — Métier à tisser
40

FOII024V

1472
J’examine le fonctionnement d’un métier à tisser dont l’architecture repose sur le travail de liaison de la toile. Il permet une production abondante et continue, de manière inflexible. La toile obtenue est à la fois fine et robuste. Elle s’ouvre en deux grâce à un contrebalancement qui favorise son développement.
Illustration 1 de la page FOII024V des manuscrits de Léonard de Vinci — Métier à tisser, Fonctionnement d'un métier à tisser
41

FOII025R

1472
Le métier à tisser fonctionne par l’abaissement pliant de sa structure, qui la divise en segments, tandis que les cordons sont rapidement élevés. L’alternance de la tension repose sur un mécanisme de contrebalancement en va-et-vient, assurant une action continue et rapide.
Illustration 1 de la page FOII025R des manuscrits de Léonard de Vinci — Métier à tisser, Fonctionnement d'un métier à tisser
42

FOII025V

1472
Dans ce dessin, j’étudie le fonctionnement.
Illustration 1 de la page FOII025V des manuscrits de Léonard de Vinci — Métier à tisser, Fonctionnement d'un métier à tisser
43

FOII026R

1472
J’étudie le fonctionnement d’un métier à tisser.
Illustration 1 de la page FOII026R des manuscrits de Léonard de Vinci — Métier à tisser, Fonctionnement d'un métier à tisser
44

FOII027V

1473
Probablement le décès de Caterina, la mère de Léonard de Vinci.
Illustration 1 de la page FOII027V des manuscrits de Léonard de Vinci
45

DES001R

1473
En 1473, l’auteur effectue un voyage vivifiant en Toscane, sur les terres de ses ancêtres. Soucieux de préserver la mémoire de sa famille, il représente les cinq propriétés foncières ainsi que les maisons familiales qui leur sont associées.
Illustration 1 de la page DES001R des manuscrits de Léonard de Vinci
46

PIN010R

1473
La Madonne à l’œillet.
Illustration 1 de la page PIN010R des manuscrits de Léonard de Vinci
47

FOII028V

1473
Le façonnage d’un galon.
Illustration 1 de la page FOII028V des manuscrits de Léonard de Vinci — Ceinture pour femmes, Métier à broder, Confection d'un ceinture
48

FOII029R

1473
Façonnage d’un galon et réflexion sur la boucle de ceinture.
Illustration 1 de la page FOII029R des manuscrits de Léonard de Vinci — Boucle de ceinture, Ceinture pour femmes, Métier à broder
49

FOII029V

1473
Je décris le façonnage d’un galon.
Illustration 1 de la page FOII029V des manuscrits de Léonard de Vinci — Ceinture pour femmes, Métier à broder, Confection d'un ceinture
50

FOII030V

1473
Je veux fabriquer une machine capable d’utiliser rapidement et abondamment le métier à tisser. Elle repose sur un mouvement circulaire transmis par un ensemble de courroies, puis transformé en mouvement alternatif. Son portique, formé de traverses de bois, doit rester droit, rigidifier la structure et permettre de peigner, relier et extraire la toile avec exactitude. Un disque, calculé selon une juste proportion, produit l’alternance nécessaire ; l’assemblage transforme ensuite le mouvement tournant en action de piquage, puis en descente. L’entrelacement, difficile à cause de la fuite, doit être exécuté en deux parties, attachées avec soin par un levier afin d’effectuer une traversée. Je veux ensuite égaliser et couper simultanément à la main, sur toute l’étendue du tissu. Un contrebalancement emporte le poids avec force, tandis que le ralentissement minimal de la machine assure une liaison solide et de bonne qualité.
51

FOII031R

1473
Je fabrique rapidement une touffe abondante avec un métier à tisser. Je fragmente les tresses de sortie, puis je tranche brusquement les cordons en grand nombre, avec un effort soutenu. Je désunis le brin fendu en frottant rapidement, par un mouvement circulaire alternatif, le cordon resté sur le support. Après la tonte, j’enlève les morceaux de cordon et me retire pour rétablir la fonction du corps pesant et achever l’enfichage. Pour poursuivre le façonnage, j’actionne alternativement un frein, en maintenant l’arrêt aussi longtemps que l’exige la tonte, afin d’égaliser la chevelure velue. J’adapte rigoureusement l’angle de rotation pour raccourcir la course. Enfin, je coupe le cordon restant au rasoir, outil du métier à broder, après avoir durci et bloqué la tige d’étirement avec un coin, puis je replace et fixe la perche ferrée de piquets.
52

FOII032R

1473
J’observe la géométrie dans son ensemble afin de porter ma réflexion et de prescrire des modifications. Je dois définir les matériaux avec rigueur pour obtenir une efficacité convenable. Le travail de la laine est pénible, mais exact avec la machine. Lorsque je mets le treuil en mouvement, il tremble et s’accompagne d’effroyables gémissements ; les mouvements s’effectuent avec des efforts rapides. Je constate que le battage est de bonne qualité et adapté au pressage des étoffes. Je peux régler la rigidité du pressage, tandis que le battage varie. Celui-ci soulage l’exécution du peigne en permettant de lier l’étoffe. La barre de battage égalise la fibre en s’appliquant fortement pour serrer. Son balancement répète le battage, ce qui engendre la qualité de l’étoffe. Je la repousse ensuite par un raclage linéaire ; au centre, je la partage en deux, puis je confectionne et extrais une troisième partie.
53

FOII032V

1473
Je me procure facilement la fibre naturelle non travaillée, les bateaux étant fréquents, puis je la fais façonner et teindre pour lui donner de la valeur. Je dois acheter en masse. J’examine adroitement le produit, parfois au hasard, et j’en estime la structure afin de le déprécier s’il est mauvais. Je distingue les laines en connaisseur : les cordons des ballots sont coupés pour me les dévoiler. Sur le pont du bateau, l’armateur, conscient de ce qui ne convient pas, appréhende ma réclamation. Je modère alors mon jugement, puis je récapitule ce qui détermine le prix de la quantité afin de l’amoindrir avec mesure, selon une juste proportion, et d’accepter la marchandise. L’acquisition est confirmée par une poignée de main, selon une coutume raisonnable. Cet accord réjouit l’armateur et favorise son commerce de la laine.
54

FOII033R

1473
Je retiens que l’engagement d’exécuter un contrat de vente doit être confirmé par le paiement du prix.
Illustration 1 de la page FOII033R des manuscrits de Léonard de Vinci — Négociation de la matière premièreIllustration 2 de la page FOII033R des manuscrits de Léonard de Vinci — Négociation de la matière première
55

FOII033V

1473
Je dois tout voir d’un coup et m’assurer que la fibre est de bonne qualité pour sa mise en œuvre. Lors du façonnage, les fragments doivent s’ajouter harmonieusement en se mêlant, puis recevoir la teinture. L’ensemble doit être évalué et les erreurs réglées avec parfaite bienveillance. Pour laver vingt livres légères de laine, il faut connaître exactement les mesures : huit livres légères de boue doivent être réunies à la laine pour la nettoyer, car une erreur d’une demi-livre légère est redoutable. Il faut donc alléger en contrepesant la laine. J’ai ici cent soixante livres légères de laine ; je les ai étalées devant moi et ai écarté ce qui était tacheté. Avec le talon, j’ai ensuite amolli la terre ; puis, au trot et longuement, elle a pénétré la laine, avant que je ne brasse ensemble la terre et la laine.
56

FOII034R

1473
Je façonne ma pilosité et me réjouis de la plaisante virilité de ma barbe en petit bouc. Elle engendre la maîtrise de soi, utile pour faire le négoce. Je parle doucement, avec une bienfaisance plaisante, d’un ton rauque et agréable aux sens. Mes réflexions me permettent d’accomplir et de faire prospérer des pactes. J’explique les raisons de mes craintes, fondées sur une générosité bienveillante, afin de soulager les bourses de cuir de mes usuriers. J’oblige à voir le produit, ce qui m’influence dans le dialogue et me permet de traiter avec autorité et de commander. Dans le négoce, je dois éviter d’être assommé par les bavardages invoquant l’innocence ou d’autres raisons difficiles à comprendre, qui visent à conditionner le rabais du prix consigné.
57

FOII034V

1473
Je constate un trouble nuisible à la bonne qualité du transport : dans les bourgs de village, il faut décharger les bateaux pour les alléger, car les ponts de la rivière imposent d’abaisser rapidement les mâts, ce qui demande du travail. Les villages prétendent disposer fidèlement de trois chevaux de fatigue. En B, une licence obscure mais bon marché est vendue pour l’ensemble du parcours. En A, la moitié du trajet est de courte durée ; en CD, un tiers l’est également. En FI, le faible nombre de bœufs révèle le mensonge et l’intention de voler. Sur FI, un accord associe avec succès le pays G. Un traité doit faire prospérer les concitoyens en leur fournissant des étoffes teintes. Je propose donc qu’en BA un engagement raisonnable garantisse cette convention par la contribution de ces étoffes.
Illustration 1 de la page FOII034V des manuscrits de Léonard de Vinci — Négociation de la matière première
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FOII035V

1474
En faisant connaissance avec cette jeune vierge, la brodeuse, j’éprouve le plaisir de l’honorer et de la séduire avec une affection respectueuse. Je l’ai entraînée avec moi, malgré l’hésitation née de l’erreur possible du couple, et nous jouions souvent, naturellement et joyeusement, à nous ceindre dans la plaisanterie. Notre morale produisit un calme tendre, qui prit consistance avec l’accomplissement du désir. Fraternellement, nous nous témoignâmes en secret notre affection, jusqu’à la déclaration ouverte, où elle fut récompensée. Comme un époux choisissant son épouse, notre volonté fut un triomphe. J’eus ainsi une chance fraternelle, vécue comme un honneur. Le triomphe du couple est d’avoir des enfants ; certains que notre vertu nous donnerait la vigueur nécessaire pour nous élever dans la société, nous reconnûmes à la vertu un caractère sacré. La morale du droit des citoyens influença notre raisonnement par ses plaisanteries futiles.
Illustration 1 de la page FOII035V des manuscrits de Léonard de Vinci
59

FOII036R

1474
Je consigne ici des travaux de broderie.
Illustration 1 de la page FOII036R des manuscrits de Léonard de Vinci — Ceinture pour femmes, Confection d'un ceinture, Méthode calculatoire
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FOII037R

1474
Mona Lisa.
Illustration 1 de la page FOII037R des manuscrits de Léonard de Vinci
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FOII038V

1474
Nous nous cajolons avec excès, par pur plaisir, dans l’union bienfaisante et tendre de l’amour. La robe de ma femme fut une victoire subtile destinée à charmer ma vigueur virile. Elle se donna entièrement afin d’engendrer les jouissances ; dans le même temps, l’amour fut reconnu et soumis au cri plaisant et féminin, ce qui le rendit agréable.
Illustration 1 de la page FOII038V des manuscrits de Léonard de Vinci
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FOII039R

1474
J’éprouve une merveille dès la vision de l’être aimé, qui avance lentement avec émotion. Allongée dans une disposition troublée mais conforme à l’harmonie, ma femme se rapproche de moi, et nos mouvements s’accordent dans une énergie soutenue, plaisante et bienfaisante. Avec constance et amour, elle s’anime pour me faire honneur, tandis que la jouissance attendue s’inscrit dans l’engagement durable de mon affection pour elle. Nos caresses réciproques s’accomplissent dans des soupirs sans retenue, mêlés à nos chevelures, et font naître la satisfaction d’aimer pleinement. Puis l’essoufflement naturel de l’élan vital trouble cette harmonie : l’amour s’apaise et s’achève, nous laissant joyeux et confus. J’éprouve alors que ma fiancée, abandonnée et confiante, possède le pouvoir de me rendre vivant et revigoré.
Illustration 1 de la page FOII039R des manuscrits de Léonard de VinciIllustration 2 de la page FOII039R des manuscrits de Léonard de Vinci
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FOII040R

1474
L’amour.
Illustration 1 de la page FOII040R des manuscrits de Léonard de VinciIllustration 2 de la page FOII040R des manuscrits de Léonard de Vinci
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FOII040V

1474
Enlacés, nous nous caressions secrètement, la plupart du temps dissimulés.
Illustration 1 de la page FOII040V des manuscrits de Léonard de Vinci
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FOII041R

1474
Certainement, nous l’avons fait autant de fois que nous l’avons voulu.
Illustration 1 de la page FOII041R des manuscrits de Léonard de Vinci
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FOII041V

1474
Nous, couple d’amoureux, désirons raisonnablement divulguer notre union et l’élever noblement. Nous devons formuler notre demande afin de nous unir selon les coutumes. Pour notre mariage, la permission sera demandée de part et d’autre.
Illustration 1 de la page FOII041V des manuscrits de Léonard de Vinci
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PRE001R

1474
dessin préparatoire Mona Lisa.
Illustration 1 de la page PRE001R des manuscrits de Léonard de Vinci
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VIT001R

1474
L’« Homme de Vitruve » présente l’homme comme un bipède doté de raison, de savoir et d’une faculté d’action fondée sur l’harmonie naturelle. L’œuvre repose sur des règles de proportion et de mesure : quatre pouces forment une paume ; depuis la jointure des pieds, six paumes déterminent la construction du corps, dont les membres et les jointures sont proportionnés. Le corps entier mesure vingt-quatre paumes. Les membres ouverts manifestent le mouvement. Depuis le nombril, un cercle parfait de quatorze paumes forme un autre support, complété par la tête et la poitrine. Cette construction met en relation le cercle, l’union et la recherche de mesures pour un vêtement parfait. Le texte évoque ensuite un fermier utilisant une baguette flexible pour faire avancer ou se relever les animaux, notamment lors des labours. Le bruit de cette baguette inspire une crainte permettant de guider le bétail sans le blesser.
Illustration 1 de la page VIT001R des manuscrits de Léonard de Vinci — Proportion de l'homme
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ATL0310R

1516
Je conçois une machine volante destinée à démontrer que l’homme peut parcourir l’espace et atteindre la Lune. Deux ailes seraient actionnées par les mouvements des bras et du corps. Une structure de planches, de poutres, de toile légère et de pièces métalliques formerait une sorte de barque aérienne. Le voyageur devrait battre des ailes sans relâche, tout en disposant de nourriture et d’un moyen de repos, tel qu’un lit suspendu. Je mesure toutefois les difficultés du projet : fatigue, endurance, rigidité du voyage et risques de défaillance humaine. Il faut donc étudier les mouvements, les matériaux et les moyens de repos. Cette invention doit fournir la preuve concrète de mon génie et de ma capacité à réaliser un voyage inédit. Pour expérimenter la traversée et convaincre le public, je dois obtenir l’aide d’un mécène.
Illustration 1 de la page ATL0310R des manuscrits de Léonard de Vinci — Machine volante
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ARU0232R

1516
Léon X me propose un vaste projet politique pour unir les nations, rétablir la paix et mettre fin aux guerres, aux pillages et aux violences. Cette union reposerait sur un traité garantissant l’égalité entre les pays, la sécurité des voyageurs et la libre circulation des personnes et des marchandises. Le commerce remplacerait les affrontements grâce à des routes protégées, des taxes clairement annoncées et des transports organisés à prix équitable. Dans les villages, un réseau d’auberges reconnaissables offrirait repos, nourriture, hygiène, hébergement, chevaux et chariots. Administrés selon des règles communes sous l’autorité royale, ces établissements faciliteraient les voyages, les échanges, l’innovation et la prospérité. Une basilique royale, construite sur le parcours, symboliserait la grandeur de l’entreprise et la bienveillance de la France envers les étrangers. Je demande enfin un budget, l’approbation royale et la signature du traité proposé.
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ARU0270R

1516
Je défends un projet de paix fondé sur la libre circulation, la sécurité des voyageurs et le développement du commerce. Un traité garantirait le passage à travers la France et organiserait un réseau d’auberges régulièrement espacées, reconnaissables à une marque. On y trouverait hébergement, repas, chevaux, transports, fontaines et services à prix fixés. Leur gestion inspirerait confiance aux voyageurs et aux marchands, tout en procurant des bénéfices au royaume. À Romorantin, une basilique et un palais symboliseraient l’union, la foi et l’accueil des étrangers. Je prévois aussi des aqueducs, des machines hydrauliques, des moulins, des fours et des systèmes d’approvisionnement. Des architectes et des novices apprendraient à reproduire ces constructions. Sous l’autorité du roi, cette organisation réduirait le brigandage, favoriserait la concorde entre les pays voisins et accroîtrait la prospérité et la renommée de la France.
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ATL0920R

1516
En octobre 1516, je pars vers Amboise avec ma famille, dans une voiture, après avoir dû abandonner une partie de mes biens et de mes maquettes. Pendant plusieurs jours, j’observe les paysages, les montagnes enneigées, les ruisseaux, les villages et l’état des habitations. Le trajet est éprouvant : les secousses, la fatigue, les douleurs et les longues étapes ralentissent mon avancée. À la suite d’un incident avec la foule, je me blesse gravement à la cheville et dois l’immobiliser avec une lanière. Je dépends désormais de mes domestiques et ne marche qu’avec difficulté, à l’aide d’une canne. À mon arrivée, le roi François Ier m’accueille avec honneur, m’accorde sa confiance, une maison, une pension et une fonction liée aux constructions royales. Dans ma nouvelle demeure, une servante m’aide à me déplacer et gère la maison.
Illustration 1 de la page ATL0920R des manuscrits de Léonard de VinciIllustration 2 de la page ATL0920R des manuscrits de Léonard de Vinci
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MA001R

1516
Au Clos Lucé, l’auteur forme ses serviteurs et apprentis à la conduite des chantiers. Il leur enseigne le calcul, les proportions, la lecture des plans et la correction des erreurs grâce à des maquettes architecturales démontables. Construites avec précision, renforcées par des pièces métalliques et protégées pour le transport, ces maquettes servent de référence sur le chantier et permettent de diriger les travaux à distance. Réalisées en double, elles facilitent les comparaisons, les discussions et la résolution des problèmes. Les apprentis sont invités à observer, critiquer et proposer des solutions. Les instructions, rédigées en latin et abrégées par apocope, doivent être déchiffrées progressivement en reliant les fragments de texte. Les dessins et les notes conservés dans la bibliothèque complètent cet enseignement. Cette méthode associe observation, expérimentation, raisonnement et transmission afin de former une équipe capable de construire fidèlement, avec rigueur, autonomie et intelligence, selon les règles définies par le maître.
Illustration 1 de la page MA001R des manuscrits de Léonard de Vinci — Codage, Maquette, Apprentissage du codeIllustration 2 de la page MA001R des manuscrits de Léonard de Vinci — Codage, Maquette, Apprentissage du code
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MA001V

1516
J’enseigne d’abord l’emploi de jalons en bois pour préparer une construction. Placés autour du terrain, souvent peints en rouge, ils matérialisent les contours, vérifient les alignements et guident le creusement des fondations. Leur stabilité dépend de pierres, de cordes, de chaînes et de crochets correctement utilisés, afin d’éviter leur inclinaison ou leur effondrement. J’expose ensuite une méthode de lecture et de déchiffrement fondée sur des abréviations syllabiques. Il faut découper et réorganiser les mots, puis les confronter au titre, aux schémas et aux maquettes pour retrouver le sens du texte original. Cette recherche demande patience, érudition, esprit critique et nombreuses vérifications. Les plaisanteries et les formulations trompeuses déroutent les lecteurs inattentifs. Enfin, les schémas et les maquettes permettent aux novices de comprendre, d’interpréter et de restituer correctement les consignes avec précision.
Illustration 1 de la page MA001V des manuscrits de Léonard de Vinci — Codage, Jalons, Apprentissage du codeIllustration 2 de la page MA001V des manuscrits de Léonard de Vinci — Codage, Jalons, Apprentissage du codeIllustration 3 de la page MA001V des manuscrits de Léonard de Vinci — Codage, Jalons, Apprentissage du codeIllustration 4 de la page MA001V des manuscrits de Léonard de Vinci — Codage, Jalons, Apprentissage du codeIllustration 5 de la page MA001V des manuscrits de Léonard de Vinci — Codage, Jalons, Apprentissage du code
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MA002R

1516
J’expose une méthode d’apprentissage fondée sur le découpage approximatif des mots en syllabes, l’ajout de terminaisons et la correction progressive des transcriptions par les images, les variantes et la réflexion. Je forme les novices à lire, traduire et écrire des notes abrégées afin de suivre des chantiers éloignés, notamment à Chambord et dans les auberges. Après examen, je leur confère le titre de bâtisseur, une baguette de commandement et la charge de mesurer, d’observer et de rendre compte des travaux. Deux maquettes identiques servent de référence : l’une demeure auprès de moi, l’autre accompagne le chantier et doit être modifiée avec précision selon mes instructions. Enfin, je décris un contrôle géométrique fondé sur une équerre, une ouverture et la lumière d’une bougie. Les rayons projetés tracent des triangles, vérifient l’équerrage, mesurent les ouvertures et corrigent les assemblages selon les proportions.
Illustration 1 de la page MA002R des manuscrits de Léonard de Vinci — Auberges, Basilique, Baguette graduée de commandementIllustration 2 de la page MA002R des manuscrits de Léonard de Vinci — Auberges, Basilique, Baguette graduée de commandementIllustration 3 de la page MA002R des manuscrits de Léonard de Vinci — Auberges, Basilique, Baguette graduée de commandementIllustration 4 de la page MA002R des manuscrits de Léonard de Vinci — Auberges, Basilique, Baguette graduée de commandement
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MA002V

1516
Au Clos Lucé, j’associe mon enseignement à la mise au point d’outils de chantier. Blandine Esnault, ma gouvernante, participe à nos discussions, relève mes maladresses et m’oblige à clarifier mes raisonnements. Son approbation me sert à vérifier la qualité d’un enseignement destiné aux novices. Je m’appuie sur le dialogue, la correction des erreurs et une présentation accessible des principes scientifiques. Je décris ensuite plusieurs dispositifs. Une balance romaine doit peser avec précision jusqu’à cent livres, afin d’éviter les contestations lors des paiements. Une plateforme en bois permet de soulever une charge de trois cents livres, tandis qu’un étai soutient un ouvrage de maçonnerie soumis à une poussée de deux cents livres. Enfin, la brouette, composée d’une roue, de bâtons solides et d’une caisse, facilite le transport de terres lourdes. Je veille à ce que chaque mécanisme soit robuste, bien fixé et adapté aux efforts exercés, pour garantir sécurité et efficacité.
Illustration 1 de la page MA002V des manuscrits de Léonard de Vinci — Balance romaine, Brouette, Plateforme de levageIllustration 2 de la page MA002V des manuscrits de Léonard de Vinci — Balance romaine, Brouette, Plateforme de levageIllustration 3 de la page MA002V des manuscrits de Léonard de Vinci — Balance romaine, Brouette, Plateforme de levageIllustration 4 de la page MA002V des manuscrits de Léonard de Vinci — Balance romaine, Brouette, Plateforme de levageIllustration 5 de la page MA002V des manuscrits de Léonard de Vinci — Balance romaine, Brouette, Plateforme de levageIllustration 6 de la page MA002V des manuscrits de Léonard de Vinci — Balance romaine, Brouette, Plateforme de levage
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MA003R

1516
Invité au château, je présente à François Ier mon projet de basilique et l’organisation du chantier de Chambord. Je propose de détruire l’ancien château, d’en réutiliser les fondations et les pierres afin de réduire les dépenses. Face à l’humidité du terrain et à la violence de la rivière, je prévois des pieux renforcés, des fossés élargis et des berges consolidées. Mon projet comprend aussi des fontaines, des bâtiments pour les voyageurs et des relais pour les courriers, symboles de paix et de fraternité. Affaibli physiquement, je souhaite diriger les travaux à distance grâce à des novices munis de baguettes de mesure, à des messages rapides et à deux maquettes identiques. Je demande un carrosse pour visiter ponctuellement les chantiers. Les observations permettront de corriger progressivement les modèles et les ordres, car la solidité de l’édifice engage durablement la réputation du roi.
Illustration 1 de la page MA003R des manuscrits de Léonard de Vinci — Auberges, Basilique, Postes à chevaux
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MA003V

1516
Je dirige un vaste chantier à distance grâce à mes apprentis, à des coursiers et à des maquettes. Je forme les novices à observer, mesurer, décrire et corriger les constructions selon des règles géométriques précises. Réalisées en double, les maquettes servent à comprendre les fondations, préparer les terrassements, signaler les difficultés et transmettre les modifications. Mille hommes sont répartis sur les différents sites pour creuser, déplacer la terre, arracher les souches, installer des aqueducs et assécher les bassins. J’évalue aussi les formes par la lumière, l’ombre et la baguette de mesure. Démontables et assemblées par pointes ou ligatures, les maquettes favorisent les discussions, les ajustements et la résolution collective des problèmes. Elles rendent visibles les risques, garantissent la fidélité au projet et renforcent mon autorité. Achevées, elles peuvent être conservées comme témoignages et objets de mémoire pour la postérité.
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MB003R

1516
J’observe qu’il faut examiner attentivement les nombreux choix d’abréviations afin d’éliminer naturellement celles qui sont nuisibles. Celui qui agit sans prendre la peine d’utiliser la clé de lecture risque d’introduire de l’ambiguïté dans sa réflexion.
Illustration 1 de la page MB003R des manuscrits de Léonard de Vinci — Codage, Apprentissage du codeIllustration 2 de la page MB003R des manuscrits de Léonard de Vinci — Codage, Apprentissage du code
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MB003V

1516
J’observe qu’une entorse provoque une douleur qui s’étend de la cheville au genou, surtout pendant la marche, à cause des mouvements rotatifs des articulations ; le tibia transmet cette douleur. Elle survient après un faux mouvement, lors d’une bousculade dans une taverne, tandis que ma conscience était détournée par une personne handicapée. En essayant de tirer le bras, je constate qu’une immobilité tendue fait apparaître des protubérances musculaires et quatre stries ; je décris aussi la fatigue et la gêne de l’effort. Je conçois une béquille résistante qui protège l’entorse par contrebalancement et facilite l’oscillation. Je la transforme ensuite en prothèse afin de garantir les chevilles lors des chutes et de reporter les efforts sur la cuisse. La jambe est enchâssée dans une armature d’osier munie d’un bâton. La prothèse comprend une armature en bois, deux parties reliées par un pivot et des lacets, dont le mouvement accompagne celui de…
Illustration 1 de la page MB003V des manuscrits de Léonard de Vinci — Prothèses de jambe, Canne pour marcher
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MB004R

1516
Je décris X, veuve délaissée de vingt-huit ans et confidente bienveillante envers les enfants. Rejetée par les époux parce qu’elle a eu un enfant, elle est la gouvernante à qui sont attribués 103 soldes sur douze mois. J’examine ensuite le traité de loi guerrière qui interdit l’amusement et provoque l’effroi : la liberté de jouer ne doit pas rester cachée, et il faut établir un traité où l’amusement ne soit pas une cause d’effroi. Le retour à la paix doit être certifié par la royauté ; « ABCDEFGHJK » permet de parler, plaisanter, prescrire et critiquer. Enfin, je montre une balle transportable, faite de rubans enlacés sur une charpente de baguettes de bois, liée par des nœuds et percée de petites fenêtres rondes. Je la rends circulaire et sans relief, la recouvre d’un filet, l’huile, puis l’enferme dans du cuir usagé en bandelettes bouillies, liées de laine, avant de la…
Illustration 1 de la page MB004R des manuscrits de Léonard de Vinci — Balle, Auberges, Château de GienIllustration 2 de la page MB004R des manuscrits de Léonard de Vinci — Balle, Auberges, Château de GienIllustration 3 de la page MB004R des manuscrits de Léonard de Vinci — Balle, Auberges, Château de GienIllustration 4 de la page MB004R des manuscrits de Léonard de Vinci — Balle, Auberges, Château de Gien
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MB004V

1516
J’évalue le travail selon l’importance de la recherche et la réalisation, tandis que je définis le monument, veille à son exécution et rédige des rapports accessibles aux participants. J’ai imaginé une bibliothèque organisée par volumes thématiques, afin de soutenir la réflexion et d’exercer une surveillance fondée sur la connaissance. J’effectue l’arpentage, je limite l’étendue du monument et je modifie la maquette avec l’artisan modeleur. Légère, proportionnelle et utile à la construction, la maquette décrit le projet, permet les corrections convenues avec le commanditaire et sert de référence jusqu’à l’achèvement. Une fois validée, elle est accompagnée de plans remis au constructeur au gré de la construction. Je supervise alors les travaux avec lui. La réalisation, l’outillage et l’étude sont rémunérés selon la répartition prévue. Enfin, pour faire passer une poutre à l’étage, il faut presser la clef de manœuvre : la masse de décharge diminue l’effort, puis le balancement facilite la…
Illustration 1 de la page MB004V des manuscrits de Léonard de Vinci — Grue, Bibliothèque, MaquetteIllustration 2 de la page MB004V des manuscrits de Léonard de Vinci — Grue, Bibliothèque, MaquetteIllustration 3 de la page MB004V des manuscrits de Léonard de Vinci — Grue, Bibliothèque, Maquette
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MB005R

1516
J’imagine un principe de défense fondé sur une géométrie robuste, manœuvrée par des bras liés. Cette porte, conçue par devoir et non sur commande, s’appuie de haut en bas sur ses côtés par une poussée entièrement oblique. Deux crochets en bois de noyer, en contact, soutiennent complètement la porte. Les portes se mettent uniformément en mouvement par le frottement dû à cette poussée. Une rainure de guidage annihile efficacement la rigidité. Durant tout le mouvement, la porte pèse sur le bélier d’ouverture, mais ne pèse pas par défaut sur ses gonds. L’énergie fournie diminue pendant la rotation, tandis que la résistance au travail décroît lors de la descente. Par son dos, la porte s’ouvre toute seule : un effort fortement appliqué en pente supporte la poussée, fait plier et maintient les portes ouvertes. Le poids, décroissant et fugace, contribue à l’ouverture et au maintien des deux portes.
Illustration 1 de la page MB005R des manuscrits de Léonard de Vinci — Porte inforçable, Contre poids de pousséeIllustration 2 de la page MB005R des manuscrits de Léonard de Vinci — Porte inforçable, Contre poids de pousséeIllustration 3 de la page MB005R des manuscrits de Léonard de Vinci — Porte inforçable, Contre poids de pousséeIllustration 4 de la page MB005R des manuscrits de Léonard de Vinci — Porte inforçable, Contre poids de pousséeIllustration 5 de la page MB005R des manuscrits de Léonard de Vinci — Porte inforçable, Contre poids de poussée
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MB005V

1516
Je réalise pour mieux connaître.
Illustration 1 de la page MB005V des manuscrits de Léonard de Vinci — Maquette, Comparaison tension mécanique et poudre à canon, Etude de fonctionnementIllustration 2 de la page MB005V des manuscrits de Léonard de Vinci — Maquette, Comparaison tension mécanique et poudre à canon, Etude de fonctionnementIllustration 3 de la page MB005V des manuscrits de Léonard de Vinci — Maquette, Comparaison tension mécanique et poudre à canon, Etude de fonctionnementIllustration 4 de la page MB005V des manuscrits de Léonard de Vinci — Maquette, Comparaison tension mécanique et poudre à canon, Etude de fonctionnementIllustration 5 de la page MB005V des manuscrits de Léonard de Vinci — Maquette, Comparaison tension mécanique et poudre à canon, Etude de fonctionnement
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MB006R

1516
Je réalise la maquette avec fermeté, talent et célérité afin d’expliquer le projet et d’éveiller l’esprit par un témoignage concret. Partant de rien, j’esquisse rapidement l’ouvrage, j’en commente la mission et je m’en sers pour soutenir et défendre le projet. Le travail et l’enseignement me permettent d’ajouter ce qui renforce les décisions critiques. Achevée, la construction rassemble toute la réflexion, devient un exemple instructif, tangible et divertissant, et caractérise le projet en empêchant tout abus ou tromperie. En m’appuyant sur son apparence, je réponds fidèlement aux contestations et aux questions. Ainsi, je montre qu’un château fort peut être réalisé avec des pièces de buis s’emboîtant deux à deux par un léger effort. Je distingue les erreurs à éviter, puis j’assemble autant de pièces que nécessaire. Une fois la construction achevée, je me réjouis de sa solidité ; je pointe les rebords emboîtés avant d’élever l’étage et je porte l’ensemble en…
Illustration 1 de la page MB006R des manuscrits de Léonard de Vinci — Maquette, Comparaison de tensions mécaniquesIllustration 2 de la page MB006R des manuscrits de Léonard de Vinci — Maquette, Comparaison de tensions mécaniquesIllustration 3 de la page MB006R des manuscrits de Léonard de Vinci — Maquette, Comparaison de tensions mécaniques
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MB006V

1516
J’expose une méthode géométrique fondée sur l’usage d’une pelote de laine pour mesurer, tracer et comparer des segments droits ou courbes. À partir de points repères, je construis les côtés d’une figure en respectant les proportions, sans élargissement ni rétrécissement. Le fil me sert à reporter les longueurs, matérialiser les arcs, vérifier les distances et reproduire des formes symétriques de part et d’autre d’un axe central. Après l’avoir déroulé puis coupé, je l’applique sur les segments afin de comparer les mesures prévues au tracé obtenu. Sa souplesse épouse les courbes et révèle les écarts ou les erreurs. Cet exercice demande précision, habileté manuelle, calcul et observation. Ainsi, la laine devient un outil d’enseignement, de vérification et de correction pour obtenir des figures justes et proportionnées.
Illustration 1 de la page MB006V des manuscrits de Léonard de Vinci — Pelotte de laine, Méthode de géométrieIllustration 2 de la page MB006V des manuscrits de Léonard de Vinci — Pelotte de laine, Méthode de géométrieIllustration 3 de la page MB006V des manuscrits de Léonard de Vinci — Pelotte de laine, Méthode de géométrieIllustration 4 de la page MB006V des manuscrits de Léonard de Vinci — Pelotte de laine, Méthode de géométrieIllustration 5 de la page MB006V des manuscrits de Léonard de Vinci — Pelotte de laine, Méthode de géométrie
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CVO000R

1516
J’ai conçu une machine volante inspirée du mouvement des ailes et du corps humain. Elle possède deux ailes rigides couvertes de voiles légères, articulées par des leviers, des courroies, des roues et des contrepoids. Assis sur sa structure, le pilote actionne le mécanisme par des mouvements alternés des bras, des cuisses et du poids du corps, afin de produire un battement circulaire et de s’élever. De petites portes, intégrées aux ailes, s’ouvrent et se ferment pour retenir ou libérer l’air. Je veille à la solidité des assemblages, à la résistance de la toile et à l’équilibre des forces. Pour prévenir l’échauffement, le frottement, les fissures ou les arrachements, il faut graisser abondamment roues, courroies et articulations. Légère, économique et rapide, cette machine doit prouver que l’homme peut voler. Je l’ai expérimentée avec succès et souhaite la montrer aux Français et aux aristocrates de France.
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ML000R

1518
Les trajets en voiture m’ont permis de paraître et d’ordonner les chantiers, mais ils me donnent la nausée, comme les lieux où je dors et les conditions de voyage. Harassé de travail, je veux réduire mes déplacements pour traiter les litiges avec réflexion, disponibilité et repos. Je demande donc que chaque village où je séjourne offre un bain, une nourriture convenable et la possibilité de boire et de bavarder avec les habitants. Les auberges et salles de bain doivent être ouvertes, accueillantes et divertissantes. Fatigué de voyager pour conseiller les novices, je propose de perfectionner les sentiers de briques concassées et de vaisselle cassée : il faut les broyer, les ratisser, les frapper, les agglutiner, puis les recouvrir d’un enduit. Les routes devront supporter les chariots, avec des tracés creusés de part et d’autre. Je demande enfin leur consolidation, sans
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ML001R

1518
Je dois disposer réellement de l’argent et avoir l’autorité d’organiser le gage en juste proportion. Pour l’architecture projetée, je dois la représenter et la communiquer, puis en confectionner un modèle de très petite proportion. La construction doit produire de l’effet, plaire agréablement et demeurer ingénieuse et réfléchie. Je dois aussi adapter l’ouvrage, modifier ce qui est nécessaire et récapituler les faveurs et les craintes qu’il peut susciter. Au sujet des marécages, j’ai rapidement arpenté le vallon, mesuré le petit ruisseau, ses fontaines et ses étangs, puis rapporté les altitudes et les détails. Avec une petite troupe, j’ai délimité par des piquets la fosse à vase à vider, l’ai mesurée en pied et reportée sur une ligne droite. Des débutants ont creusé avec des bêches et des râteaux un passage d’écoulement, tandis que l’eau des marécages se retirait. Le contrat royal concerne une dévastation due au feu et la reconstruction du…
Illustration 1 de la page ML001R des manuscrits de Léonard de Vinci — Château de Gien, Château de Lassay sur Croisne, Maquette
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ML001V

1518
J’écris, sous forme de notes variées, toutes mes pensées ingénieuses et je compte sur elles pour me rappeler leurs dispositions. Je veille aussi à ce que leurs explications orales réjouissent l’auditoire, tandis que mes dessins embellissent l’écriture et rendent compréhensible l’acte conforme au devoir. Le vol des notes provoquera ma colère sévère : une personne sur dix devra être punie. Je demande donc de surveiller scrupuleusement les voleurs, de les combattre avec mécontentement et tumulte, de les outrager et de les battre sans empêchement. Les candidats doivent être bien portants, habiles, formés, soigneux, courageux, bienveillants, patients et attentifs, capables d’endurer notamment la maçonnerie en brique. Ils doivent conduire les chevaux et autres moyens de transport, observer et reconnaître la rigueur d’autrui. Comme la bonne qualité coûte cher, je choisis des candidats de 30 à 45 ans, honnêtes, et nomme officiellement un directeur valeureux et fort d’âme.
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EB001

1519
Une femme enceinte décide de quitter les lieux pour échapper à la honte liée à une grossesse issue d’un abus et à une fausse déclaration faite aux autorités. Humiliée par ses accusations et ses lamentations, elle cherche à reconstruire sa vie loin de son passé. Une amie lui propose un logement, une modeste rémunération et un emploi de gouvernante, lui offrant ainsi protection et stabilité pour elle-même et son enfant à naître. La femme place sa confiance dans la noblesse et dans les personnes capables de l’aider à élever l’enfant. Le roi, inquiet de sa situation, lui conseille de veiller à la santé et à l’alimentation du futur bébé. Il l’encourage aussi à ne pas se laisser accabler par l’irrégularité de l’union ni par la mort du père. Le départ apparaît donc comme une nécessité, mais aussi comme une libération et la possibilité de recommencer une nouvelle vie.
Illustration 1 de la page EB001 des manuscrits de Léonard de Vinci
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EB002

1519
Un savant âgé rassemble douze novices afin de former une équipe capable d’achever les constructions royales, notamment un sanctuaire. Présenté comme leur maître, il transmet ses connaissances avec patience, explique les proportions et les mesures, et utilise des assemblages en bois pour clarifier les difficultés. Les élèves doivent réussir un examen, transcrire fidèlement ses enseignements et rédiger des rapports détaillés. Ils apprennent également les principes de plusieurs installations techniques, comme une machine à tirer l’eau, un four et un cellier à vin. Le texte insiste sur la force, la rigueur et l’intelligence nécessaires à la construction. La transcription doit respecter des règles précises : lecture attentive, vérification des relations essentielles, récapitulation régulière et correction des expressions. Cette méthode permet de conserver les ordres du maître, de faciliter leur compréhension et de donner autorité et gloire au travail des savants.
Illustration 1 de la page EB002 des manuscrits de Léonard de VinciIllustration 2 de la page EB002 des manuscrits de Léonard de Vinci
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EB003

1519
Après le départ et la mort d’une personne proche, le narrateur choisit de lui rendre hommage par le renoncement à son propre corps. Plongé dans le deuil, il demeure cependant confronté à une énigme liée à cette disparition.
Illustration 1 de la page EB003 des manuscrits de Léonard de VinciIllustration 2 de la page EB003 des manuscrits de Léonard de Vinci
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EB005

1519
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Illustration 1 de la page EB005 des manuscrits de Léonard de VinciIllustration 2 de la page EB005 des manuscrits de Léonard de Vinci
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EB006

1519
Lors des cérémonies religieuses, Blandine Esnault tente de maîtriser ses sentiments amoureux. Elle craint toutefois d’être jugé, attaqué ou blessé par des personnes insensées, ce qui lui cause une profonde détresse.
Illustration 1 de la page EB006 des manuscrits de Léonard de VinciIllustration 2 de la page EB006 des manuscrits de Léonard de Vinci
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EB007

1519
Le narrateur éprouve de la joie à servir dans un lieu où il se sent en sécurité et protégé.
Illustration 1 de la page EB007 des manuscrits de Léonard de VinciIllustration 2 de la page EB007 des manuscrits de Léonard de Vinci
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EB008

1519
Signature : Léonard – Blandine
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