Manuscrit de Léonard de Vinci

FOII030V

Caractéristiques

Lieux
Florence, Hopital des innocents
Projets
Apprentissage maître couturier
Machines
Métier à broder, Métier à tisser
Techniques
Confection d'un ceinture, Façonnage d'un galon, Façonnage de broderie
Inventions
Ceinture pour femmes, Métier à broder

Résumé

Je veux fabriquer une machine capable d’utiliser rapidement et abondamment le métier à tisser. Elle repose sur un mouvement circulaire transmis par un ensemble de courroies, puis transformé en mouvement alternatif. Son portique, formé de traverses de bois, doit rester droit, rigidifier la structure et permettre de peigner, relier et extraire la toile avec exactitude. Un disque, calculé selon une juste proportion, produit l’alternance nécessaire ; l’assemblage transforme ensuite le mouvement tournant en action de piquage, puis en descente. L’entrelacement, difficile à cause de la fuite, doit être exécuté en deux parties, attachées avec soin par un levier afin d’effectuer une traversée. Je veux ensuite égaliser et couper simultanément à la main, sur toute l’étendue du tissu. Un contrebalancement emporte le poids avec force, tandis que le ralentissement minimal de la machine assure une liaison solide et de bonne qualité.

Version finale

Fabriquer avec la capacité rapide et abondante du métier à tisser.
Le but est de se servir du mouvement circulaire, expliqué par la mise en œuvre et démontré par le métier à tisser, lequel est mu par un ensemble de courroies.

Les vêtements ont pour origine une toile teinte, ainsi façonnée puis créée par une délimitation proportionnée du portique du métier à tisser, redressant et rigidifiant la structure en tissant la toile proprement en longueur.

La volonté est de concevoir un mécanisme constitué de traverses de bois, façonnant par le mouvement tournant avec bienveillance. Il s’agit d’innover par une nouvelle action de lier la fibre, selon un nombre considérable mais précis, issu d’un calcul inflexible.

Le trépied du portique doit rester droit ; dans le portique qui tisse la toile, on doit pouvoir peigner, relier et extraire efficacement, avec beaucoup d’exactitude, et cela d’une manière remarquable, à chaque contrebalancement emportant un poids avec force.

La fibre ainsi brodée doit être de bonne qualité et être accomplie par le portefaix au moyen d’un nombre considérable d’actions de la machine. Voilà ce que je veux expliquer par ce récit.

Il faut accomplir avec honneur le calcul originel de la machine, laquelle doit tisser solidement par la mise en mouvement alternatif d’un mouvement tournant, à l’aide d’une courroie.

Pour tisser une toile, l’assemblage doit alterner, issu d’un mouvement tournant produit par une courroie. Le calcul remarquable est celui de la juste proportion d’un disque, qui donne à l’assemblage le mouvement alternatif. L’assemblage de bois doit être de bonne qualité afin de transformer ce mouvement tournant en action de piquage avec effort, puis en descente, pour rendre efficace la liaison.

L’exécution de l’entrelacement constitue une difficulté, car il existe l’embarras de la fuite.
L’action doit être réalisée en deux parties. L’entrelacement doit être rigidifié de manière importante par la partie antérieure, puis il convient de casser la fibre d’une façon adaptée, plus qu’il n’en faut. La division de cette action permet de mettre en place l’accomplissement de la broderie. Les deux parties doivent être attachées rigidement et avec soin, grâce au levier, afin d’effectuer une traversée.

Il faut ensuite égaliser avec soin à la main, et couper simultanément pour partager et emporter le morceau mou. Effectuer une traversée sur toute l’étendue du tissu, et porter l’effort sur le fragment avec qualité. Retarder la machine le moins possible permet d’obtenir une bonne liaison.
Le mouvement est ainsi réalisé avec effort, par un appui naturel.