ML000R
Version finaleAller et venir en voiture a été une victoire pour paraître et ordonner les chantiers. Cependant, les trajets en voiture dans la région me donnent la nausée. Parfois, les chantiers tumultueux m’épuisent. En réalité, je suis fatigué de me déplacer, de dormir dans des lieux de mauvaise qualité. J’ai aussi circulé un grand nombre de fois dans des conditions désagréables, ce qui m’a conduit à mépriser le conducteur. Je suis harassé de travail. Pour traiter les litiges, il faudrait que je puisse réduire mes déplacements afin de bien réfléchir, d’être disponible, reposé et ouvert à tous. La première disposition à prendre serait donc de me soulager convenablement. En m’appuyant sur cette réflexion, je dois convaincre, par une argumentation solide, que chaque village où je dois séjourner prévoie un bain pour me laver, une nourriture convenable et, naturellement, la possibilité de boire avec d’autres afin de bavarder, de me faire connaître et, en même temps, d’écouter les requêtes de mes interlocuteurs. Pour accomplir pleinement mon devoir, je dois pouvoir passer sans empêchement ni appréhension. Le confort doit être incontestable et constituer une véritable délivrance.
La recommandation des auberges du village doit nécessairement être ouverte à tous et, pour le plus grand nombre, ces lieux doivent être divertissants. On doit pouvoir y prendre plaisir à bavarder utilement et abondamment, se soulager, rendre fameux quelque chose ou quelqu’un, ou encore se faire connaître. La salle de bain doit être bienveillante, afin que l’on n’ait pas honte de cacher sa nudité lors du nettoyage.
Ici, je suis fatigué de voyager en véhicule pour donner rapidement mes conseils de maître aux novices. On doit perfectionner les sentiers. Ils sont constitués de briques concassées et de vaisselle cassée, répandues par les habitants. Il faut les transformer en les construisant avec art. La dépense est fondamentale et doit être dirigée.
Le conseil pour perfectionner les sentiers est de les remettre en bon état de construction. Le support doit être broyé et ratissé ; il doit s’ajouter naturellement à l’élévation existante. Puis il doit être frappé méthodiquement. Chaque motte de mortier ou protubérance doit être mise en morceaux, amollie et agglutinée. Il faut ensuite recouvrir l’ensemble d’un enduit. L’exécution de la route doit être bien adaptée et suffisamment robuste pour supporter le roulement des chariots, en les maintenant en sécurité sur la voie. Des tracés doivent être prévus de part et d’autre ; ils seront naturellement creusés.
Majesté, vous devez être favorable à ce projet en donnant l’ordre d’exécution partout où cela sera utile. Il faut déjà consolider avec diligence les tracés existants. Je ne veux ni créer de nouveaux tracés ni innover inutilement, mais seulement les adapter convenablement. Le plus important est la base existante en talus, qui doit permettre de refaire la route et de l’adapter à la circulation. Le talus permettra de la maintenir fermement en place et de la pérenniser. Pour réfectionner ces chemins, il faut informer le public par la raison, en invoquant la possibilité de circuler d’un point à un autre. Cela aura pour bénéfice de faire prospérer toutes les villes et tous les villages de France, qui sont si nombreux.
Les habitants devront ainsi consolider les chemins du courrier transporté en voiture, ainsi que ceux des marchandises. En s’appuyant sur la notion de profusion et de profit naturel, il faut faire connaître avec ardeur le gain abondant que procure un commerce uni. Je vous demande donc un moyen de transport adapté pour assurer ma supervision, ainsi qu’un paiement de 5 000, estimation destinée à garantir cette mission.
