Retour à la synthèse
Manuscrit de Léonard de Vinci

FOII005R

Caractéristiques

Lieux
Florence, Hopital des innocents
Projets
Apprentissage maître couturier
Techniques
Confection de vêtement féminin

Résumé

Je conçois un vêtement féminin ajusté au buste à partir de pièces carrées que je courbe, diminue et régularise progressivement. L’étoffe teinte doit envelopper le corps avec précision, afin d’éviter nudité, gêne ou offense. Ce travail exige soin, délicatesse et respect de la personne mesurée. Je fais coudre les robes à l’aiguille, puis je les enrichis d’ornements coûteux : ceinturons brodés, cordons décoratifs, lanières de cuir ou fourrure, à l’image des vêtements seigneuriaux. Je reconnais toutefois les risques d’embarras liés au contact physique pendant les essayages. Pour les limiter, je recommande de refuser les assistants inexpérimentés et d’employer un dispositif de mesure. Le vêtement peut alors être présenté sur une structure de bois, rembourrée et proportionnée, qui reproduit la forme du corps. Cette méthode permet d’observer, de discuter, de formuler des objections et de valider le modèle avant sa réalisation définitive par la cliente et l’artisan.

Version finale

Déterminer convenablement la forme : ici, un carré est courbé sur un sein, puis chaque carré, l’un après l’autre, est diminué. L’étoffe teinte enveloppe par fragments et se régularise de côté et d’autre, afin de faire honneur.

FOII005R-1.jpg

L’offense peut être redoutée, à cause de la nudité, bien entendu, et de quelque nature qu’elle soit. Cela impose que le travail soit effectué avec soin, et que l’on se réjouisse de l’action de lier parfaitement de côté et d’autre. Ici, bousculer est une offense redoutée ; à cause de cela, l’exécution doit être bienveillante.

FOII005R-2.jpg
Les robes sont cousues avec une aiguille ; l’appréhension des femmes est ici de notoriété. Il faut veiller à l’amélioration en brodant un ceinturon de facture élevée. Les cordons d’ornement sur les étoffes teintes sont appréciés, car ils constituent une richesse. Le ceinturon des étoffes teintes doit être coûteux, à l’image des capes des seigneurs, par exemple celles faites d’étoffes teintes, attachées par des lanières de cuir et couvertes de fourrure.

Être offensé par la palpation est redouté dans la confection ; il convient de refuser les jeunes dont on n’a pas l’habitude et, afin de causer le moins d’embarras possible, d’éviter que les femmes restent. Pour cela, proposer un portique de mesure afin d’interpréter le vêtement et de le soumettre à décision en le montrant ; ici, il est salutaire de le présenter et de lui donner consistance en le bourrant et en le remplissant sur un assemblage de planches. Et bien proportionner dans le cuir tendre en remplissant par l’ouverture ; ici, chacun est joyeux de voir, ce qui facilite la discussion, demander ou objecter avec bienveillance.

Images de la page FOII005R

Illustration 1 de la page FOII005R des manuscrits de Léonard de Vinci — Confection de vêtement féminin
Illustration 1 de la page FOII005R des manuscrits de Léonard de Vinci — Confection de vêtement féminin
Illustration 2 de la page FOII005R des manuscrits de Léonard de Vinci — Confection de vêtement féminin
Illustration 2 de la page FOII005R des manuscrits de Léonard de Vinci — Confection de vêtement féminin