L’homme de Vitruve
L’homme est un bipède, fécond en plaisanteries, et possède un certain talent pour être craint, j’en suis certain. S’appuyant sur son apparence, il accomplit l’amour au service de la paix. Il détient un talent redoutablement craint, mais raisonnable.
L’explication de cet auteur est un triomphe dans son action de mentionner et de dispenser les règles de la victoire de l’homme, nous enseignant ainsi la beauté du savoir. Agissant par harmonie naturelle, il veille à un raisonnement ingénieux et convenable, par lequel l’homme a accompli l’action de s’élever sans chanceler. Cette action naturelle, chacun peut l’accomplir et l’utiliser.
La mise en mouvement est une volonté de l’auteur qui m’a permis de créer, ici, l’œuvre. La réussite a été de concevoir une mesure déduite de quatre pouces, remplacée par une paume, et ainsi de construire, à partir de la jointure des pieds, six paumes, puis de fabriquer, de nœud en nœud, les quatre membres bien proportionnés, supportés par le tronc au moyen de quatre jointures également proportionnées. À cette réalisation est jointe l’action de remuer en ouvrant les quatre membres. Le tronc et la poitrine ont été limités et placés sur une même ligne de représentation de l’homme dans son entier, mesurant vingt-quatre paumes. Ainsi se joint à l’homme l’action de remuer. La création repose sur le fondement inflexible des mesures, formant une cohésion unique, manifestement entièrement et parfaitement liée.
La réussite a encore été de tracer, à partir du nombril, un cercle parfait de quatorze paumes et d’obtenir deux supports satisfaisants. La tête et la poitrine complètent de façon satisfaisante l’un de ces supports ; tous sont donc liés conformément. La réussite de cette création est le cercle qui, selon l’explication de l’auteur, fait l’éloge de l’union, cause même de sa définition, laquelle demeure circonspecte dans l’art de trouver des arguments inflexibles. Cette splendide loi est digne d’éloges pour la recherche des mesures du vêtement parfait.
La recherche d’une profusion dans la grandeur de l’homme se trouve, à ce point, rassemblée chez le fermier qui, par sa manière d’agir et par un pouvoir courageux, l’a adaptée au bétail. Il emploie souvent sa baguette flexible, l’agitant en fouettant, afin de mettre fidèlement et promptement les animaux au pas. Cette baguette nécessaire engendre une crainte menaçante sur les flancs des animaux par son bruit. Les rudiments de ce pouvoir sont commodes à manier, tels un trophée élémentaire produisant un son manifestement connu des animaux. Ce pouvoir est pour cette raison souvent employé dans les labours, d’une manière sobre, soudaine et bruyante. Il permet de se réjouir dignement de cette faculté de faire se relever ou avancer les animaux par un fouettage qui ne fait pas mal, et par le pouvoir de crainte que la baguette inspire.
Échelle : définition de la proportion d’une paume de main.
