Le responsable des constructions
Il m'est permis de désigner un apprenti, certifié par ma confiance, pour travailler dans les villages. L'apprenti doit ap-prendre à observer et à prédire les caractéristiques de la maison construite, puis en parler brièvement. Il doit être capable d'identi-fier les différents éléments de la maison à distance. Sa responsabi-lité est de rendre compte de ses observations avec précision et de décrire la maison en quelques mots. À tour de rôle, un chevalier de la ville inspectera les maisons de mon domicile. Conformément aux règles, il sera chargé de transmettre les instructions aux em-ployés et aux apprentis avec rigueur et efficacité. Les premières étapes de mise en œuvre sont légitimées par une maquette. Les instructions sont fournies aux apprentis conformément aux prin-cipes de base de la géométrie. De même, elles sont confirmées par moi-même. Ainsi, approximativement, j'ai représenté la ma-quette en assemblant des planches, ce qui nous a permis de com-prendre et d'examiner les fondations de la construction. Le terrain du site a été associé à la maquette. La principale difficulté réside dans l'excavation du bassin, le travail étant rendu désagréable par la présence d'eau.
L'usage de la maquette
Observons la maquette représentative sur les lieux de construction. La maquette est construite avec de petites poutres et ressemble à un trophée en bois. Cette représentation est réali-sée en double. Cette précision est essentielle pour pouvoir discuter en détail avec l'aide de la baguette. Cela facilite grandement l'élo-cution et permet une exécution rigoureuse de la géométrie. Toutes les difficultés rencontrées sur le site de construction sont rappor-tées avec minutie et précision. On peut s'appuyer sur cette ma-quette en petites poutres pour garantir une réflexion approfondie. La position des difficultés peut être détaillée avec précision. Dans de nombreux cas, j'assiste et je confirme les plans. Il est avanta-geux de se fier à la maquette. Souvent, les erreurs sont corrigées, ce qui est très précieux pour le constructeur et l'aide à réussir par-faitement sa construction. La correction de la maquette est né-cessaire lorsque la structure ne satisfait pas. Il faut enlever les éléments concernés avec précision. Déterminer avec soin ce qui doit être supprimé et le faire avec succès.
Avec vaillance sur le chantier, le novice doit également veiller à disposer d'une maquette similaire à la mienne. Pour ce faire, il doit ajuster sa maquette en fonction de mes annotations qui lui sont fournies. Il est impératif qu'il les applique à sa ma-quette. Cette assemblée de planches est bénéfique et permet une réflexion efficace. Le novice doit exécuter la géométrie avec ri-gueur en mesurant précisément les petites poutres pour garantir la solidité de la structure. Tous doivent apporter les modifications de manière honnête. L'avantage de cette méthode est de former le novice de manière exhaustive sur l'ensemble de la construction. Cette bienveillance est nécessaire, et toute difficulté observée avec honnêteté sera traitée et corrigée de manière exhaustive. Ma mission est de certifier tous les aspects.
Pour visualiser, il est essentiel de présenter la maquette. Pour la réalisation de la construction, la maquette doit être exami-née à de nombreuses reprises. Il est nécessaire d'observer sa fabrication et de la découper correctement pour examiner les fon-dations. Ainsi, le sol peut être cartographié grâce aux mesures prises avec la baguette en lien avec la parcelle. Les dimensions du bâtiment peuvent être calculées à partir des mesures relevées et la géométrie peut être mise en œuvre. Des instructions doivent être données pour creuser les fondations du bâtiment, et il est nécessaire de marquer approximativement l'emplacement de la tranchée. Pour faciliter l'excavation du sol, il est conseillé d'arroser la terre. Je pourrai ainsi compter de manière significative sur les membres de l'équipe et les utiliser de manière appropriée pour toutes les constructions à réaliser.
La mise en oeuvre du chantier
Il m’a été accordé 1000 hommes à gérer et à répartir. Il s’agit d’hommes actifs pouvant être envoyés dans les différents villages avec leur équipement. Cette petite troupe d’engagés par devoir me permet de leur faire réaliser les tâches parfaitement. Ils doivent mouiller la terre pour faciliter l’excavation des fossés. Effi-cacement, le terrain a été délimité pour distinguer l’emplacement de l’édifice. Ils doivent creuser en suivant ces délimitations.
La difficulté rencontrée pour achever la construction réside dans le risque d'erreurs fréquentes commises par ces hommes. Par conséquent, il leur est demandé de préparer les tâches en amont en amollissant la terre et en la sillonnant. Des piquets ont été placés uniformément sur le sol, indiquant le tracé des murs ou des fondations à creuser. Étant donné la vaste éten-due du site, il est nécessaire d'informer l'équipe de terrassiers sur l'utilisation de la brouette afin d'optimiser le transport de la terre excavée, garantissant ainsi une meilleure efficacité. De plus, les contours de l'édifice doivent être marqués par des piquets enduits de rouge.
Si nécessaire, les buissons doivent être coupés et les souches arrachées. Pour ce faire, entourez solidement les souches et utilisez un bœuf de labour pour les tirer par des chocs. Cette tâche doit être effectuée par le novice du lieu pour lui donner l'assurance de se faire connaître de l'équipe et ainsi acquérir de la notoriété grâce à l'arrachage des souches et à la maîtrise du bûcheronnage. Un aqueduc conduisant l'eau doit être terrassé pour assécher le bassin de la fontaine creusé pour le carrefour. Le no-vice doit décider de l'emplacement de la cuvette d'accumulation qui doit se trouver dans le champ derrière et la relier au bassin de la fontaine. La géométrie doit être de bonne qualité et suivre le contour de l'édifice. La difficulté réside dans le calcul du bassin de la fontaine à creuser, et l'aqueduc d'évacuation de l'eau doit être capable d'absorber et d'évacuer l'eau efficacement. Ainsi, avec bienveillance, le novice devra estimer et abaisser la fosse derrière la maison. La dernière grande difficulté réside dans la réalisation d'un terrassement profond.
La maquette en référence
Pour évaluer la charpente, il est crucial de percevoir la lumière et d'observer l'ombre qu'elle projette, déterminant ainsi son contour. Pour saisir cette ombre, il est nécessaire de prendre des mesures avec la baguette durant la nuit. Cela permet d'appréhender la forme extérieure et de l'évaluer. L'ombre délimite clairement le contour géométrique, ce qui permet, conformément aux règles, d'estimer la charpente. L'enveloppe de l'édifice peut être évaluée en effectuant un nombre significatif de relevés de tous les côtés de l'ombre de la structure.
Ici, un chariot s'est brisé lors d'un accident où il a basculé. Cet incident a entraîné la destruction de la maquette. Les fragments ont ensuite été disposés soigneusement en réfléchissant à la reconstruction.
Les échanges avec le maître
Les constructions peuvent enfin commencer en effectuant les mesures à la lumière. Cependant, mes vers écrits ont suscité des protestations néfastes ; mes serviteurs sont d'avis de consigner ce qui est rapporté. Je dois donc expliquer le pourquoi de ces vers par le raisonnement. Dans ma bibliothèque, les vers y sont en grande quantité, appuyant sur la nécessité de tromper l'adversaire. De plus, il est efficace et bénéfique d'enseigner par le ridicule, cela stimule l'esprit. Étudier la feuille d'écriture, les niaise-ries arrangées, les malentendus, les mensonges, les énigmes, les fragments, les principes, l'achèvement des fragments, écrire des abréviations, raconter, discerner ici un nombre considérable, ici une parole hésitante, raconter avec hésitation, l'histoire formée, l'abréviation changée, la chose contraire à l'opinion, corrigée avec lucidité à plusieurs reprises, d'une manière appropriée, qui honnêtement veille à l'harmonie avec lucidité naturellement.
La maquette est efficace pour échanger et accomplir un projet. Ce principe est préférable, car il permet d’agir après avoir préalable-ment déterminé le projet à l’aide de la maquette. Reconnaître progressivement les formes et les dispositions exerce un certain charme et stimule la détermination.
Les observations sont nombreuses, et les exposés de bonne quali-té sont accompagnés d’une note rédigée et d’une décision. La succession d’un très grand nombre d’idées rend la réflexion plus souple. Grâce à sa géométrie exécutée selon des règles précises, la maquette constitue un véritable support pour l’imagination. Elle offre un grand nombre d’images, certes modestes, mais utiles à notre argumentation. Elle permet également des adaptations diver-tissantes et naturellement nécessaires.
Exprimer les difficultés n’est pas chose facile. Toutefois, en respectant avec assurance les règles de construction, nous cherchons à reconnaître ces difficultés afin de garantir un éveil éclairé. Les découvertes sont alors transcrites clairement, avec fidélité, puis avantageusement reconnues et approuvées grâce à la ma-quette sur laquelle il est possible de s’appuyer.
Il n’y a dès lors plus de débat inutile : les réflexions sont garanties par la justesse des dispositions de la maquette. Les notes sont approuvées par fragments, puis associées dans la rédaction, bien que leur sens puisse parfois être altéré par des compositions de mots remarquables. Elles offrent ainsi un écho capable d’épuiser plus qu’il ne le faudrait les farouches et obstinés voleurs.
Les modifications
De fait, la maquette est conçue à peu de frais. L’assemblage peut être démonté, puis réassemblé selon les nouvelles dispositions prévues pour le bâtiment. Les modifications sont alors réalisées directement sur les éléments détachés.
Il est avantageux que ces maquettes puissent être divisées au niveau de leurs garnitures de fer piquées. La suppression d’une partie du bâtiment, par extraction, est ainsi facilitée. Toutefois, cette opération exige un effort dont l’intensité est estimée à 100 livres (50kg).
La séparation doit être effectuée à l’aide d’un pied-de-biche re-courbé, manié avec précaution, mais aussi avec fermeté et vi-gueur. L’effort doit être appliqué sans relâche sur la maquette. Transmise progressivement par le pied-de-biche, la force néces-saire à l’arrachement est estimée à 300 livres (150kg). Il est facile d’assembler solidement de petits éléments. Les diffé-rentes pièces sont réunies à l’aide de pointes, d’abord position-nées, puis enfoncées avec force. Les assemblages ainsi réalisés sont de bonne qualité. Cette technique est fréquemment em-ployée pour fixer fermement entre eux les éléments en bois de la maquette.
Pour les pièces qui doivent être régulièrement détachées, on ajoute de petites ligatures, en nombre suffisant, tout en veillant à en limiter l’épaisseur. Certaines jonctions deviennent cependant presque définitives. Leur mise en œuvre est délicate et il arrive fréquemment que l’on se blesse en se transperçant les doigts. Les éléments sont donc assemblés avec prudence. Ils sont serrés et maintenus à la main sur leurs côtés, tandis que l’on frappe adroitement sur la tête de la pointe afin de ceindre et de fixer les supports. En raison de sa hauteur, la pointe peut basculer vers l’avant. Il est alors nécessaire de l’engager correctement dans le bois, parfois à plusieurs reprises, jusqu’à ce qu’elle demeure immobile.
Avant de frapper, il convient de vérifier que la tige de la pointe est parfaitement stable. On frappe ensuite puissamment, avec un marteau, sur sa tête circulaire. La pointe s’enfonce alors en traver-sant les différentes pièces à assembler. Le marteau est levé puis abaissé avec régularité, autant de fois que nécessaire. Cette opération étant répétée un très grand nombre de fois, il faut frapper avec suffisamment de force pour assurer la solidité de la construction. Il convient toutefois de rester modéré dans l’emploi des pointes, car l’assemblage peut devoir être modifié. Cette méthode est ra-pide et particulièrement adaptée aux petites poutres et aux planches de bois. Elle permet également, lorsque cela est néces-saire, de désassembler les différentes pièces.
Cette technique est largement employée en raison des incertitudes et des ajustements propres à nos travaux, afin de parvenir à une disposition aussi parfaite que possible de la maquette. L’assemblage par éléments séparés facilite les discussions et représente la construction avec exactitude.
La maquette permet ainsi de raisonner collectivement et de propo-ser de nouveaux arrangements. Chacun peut se former une même représentation du bâtiment ainsi présenté. Elle rend un service fondamental et indispensable en montrant l’édifice avec une grande précision. Elle donne également de la valeur au discours du maître et garantit la fidélité de sa mémoire. Les questions peuvent être anticipées, tandis que les difficultés, les menaces ou les inquiétudes impor-tantes ne peuvent plus être dissimulées. La maquette met ainsi en valeur les propositions présentées au moyen d’un assemblage de poutres et de planches, et permet leur examen méthodique. De manière simple et sobre, chacun peut garder à l’esprit l’organisation générale de l’ouvrage et s’accorder, pièce par pièce, sur son analyse attentive pendant toute la durée de la construction.
La mémoire
Lorsque le bâtiment est achevé, la fonction pratique de la maquette prend naturellement fin. Elle peut néanmoins être conservée comme un témoignage et devenir un objet de mémoire.