Le travail de la laine, à la main et à l’aiguille, réclame la préparation de pelotes de laine. Le vêtement est composé de nombreux morceaux. Il est joint sur un support de la forme voulue, avec patience, ce qui est bénéfique. La lente réalisation est calculée par de rapides enroulements, accomplis à la main. Par l’effet de l’orientation des manches, il naît un fractionnement en deux. Depuis la gorge, il faut les rendre flexibles et rigides.
Lentement, les rigidités sont effacées par les mains. Les mains recouvrent patiemment et bé-néfiquement la forme du mannequin, où nais-sent des liaisons calculées. Les défauts de rigidité sont supprimés par les mains. Et, patiemment, par habileté et mesure, elles façonnent sans relâche.
L’étoffe de laine s’ajuste en proportion uni-forme. À cet endroit, on remplit de manière à maintenir l’étoffe de laine en juste proportion. On supprime, en polissant et en raclant, la moindre solidité, tout en maintenant la gorge amplement durcie et droite.
Le façonnage de l’ouverture des deux côtés est à déplorer. Cette règle constitue une difficulté supplémentaire. L’accomplissement de la liga-ture doit être dès le début solide. Je me réjouis d’étudier et de consigner ce qui est raconté ici prodigieusement, et de noter les fragilités constatées. Puis, je me réjouis de diriger les estimations avec une sévérité suffisante, marquant un succès raisonnable.
Nombre de fois, il faut corriger et refaçonner, naturellement, avec plus de rigueur. Le mesurage est continuel et demande de déterminer éga-lement les mesures de la toile. J’affirme que l’exécution est calculée sans relâche sur la forme du mannequin.
En outre, à cause de cela, commence assurément la critique de l’ouvrage. Plus la réalisation progresse, plus la réussite de la tâche devient haras-sante. Au début de l’exercice, la préparation oblige à l’estimation, et la politesse des mœurs doit être rapportée, c’est-à-dire tout ce qui est défendu par la loi.
En effet, une action délictueuse peut être effroyable et, par le déraisonnable, enfreindre les règles, aboutissant à une plainte préjudiciable pour l’opinion.
FOII003V
Caractéristiques
- Lieux
- Florence, Hopital des innocents
- Projets
- Apprentissage maître couturier
- Outils
- Mannequin
- Techniques
- Confection sur mannequin
Résumé
Je confectionne manuellement un vêtement de laine à l’aide d’aiguilles, de pelotes et d’un mannequin qui me sert de support. L’ouvrage se compose de nombreuses pièces que j’assemble, ajuste et modèle avec patience. Je veille particulièrement aux manches, à la gorge et aux ouvertures, afin de maintenir l’équilibre entre souplesse, rigidité et solidité. J’avance par enroulements, ligatures, polissage, raclage et corrections répétées. Mes mains suppriment les défauts, assouplissent l’étoffe et préservent les proportions prévues. Je mesure continuellement, car chaque étape doit être vérifiée sur la forme du mannequin. L’exécution devient de plus en plus difficile : j’évalue les fragilités et recommence lorsque le résultat est insuffisant. La qualité dépend enfin de mon habileté technique et du respect des règles professionnelles, morales et juridiques, car toute faute peut entraîner une plainte et un grave discrédit durable.
Version finale
Images de la page FOII003V


