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Manuscrit de Léonard de Vinci

CVO000R

Caractéristiques

Lieux
Amboise, Clos lucé
Projets
Projet de machine volante
Inventions
Machine volante

Résumé

J’ai conçu une machine volante inspirée du mouvement des ailes et du corps humain. Elle possède deux ailes rigides couvertes de voiles légères, articulées par des leviers, des courroies, des roues et des contrepoids. Assis sur sa structure, le pilote actionne le mécanisme par des mouvements alternés des bras, des cuisses et du poids du corps, afin de produire un battement circulaire et de s’élever. De petites portes, intégrées aux ailes, s’ouvrent et se ferment pour retenir ou libérer l’air. Je veille à la solidité des assemblages, à la résistance de la toile et à l’équilibre des forces. Pour prévenir l’échauffement, le frottement, les fissures ou les arrachements, il faut graisser abondamment roues, courroies et articulations. Légère, économique et rapide, cette machine doit prouver que l’homme peut voler. Je l’ai expérimentée avec succès et souhaite la montrer aux Français et aux aristocrates de France.

Version finale

Le voir me fait honneur, car il explique la preuve de mon secret selon les règles de la mécanique. Lorsque j'étais inoccupé, il m'était agréable de me détendre ici, et d'être capable de travailler avec soin pour décrire ce que j'ai vu avec étonnement. J'ai reproduit en ce lieu les mécaniques et les astuces pour agiter naturellement des ailes, mu par une chute à souhait de la charpente. Dans mon atelier de découverte, je me réjouis d'avoir allégé indéfiniment le déploiement des voiles en les rendant fermes et rigides. Les voiles doubles sont robustes et allégés. Il y a un levier d'articulation pour produire un mouvement tournant et ainsi les faire plier en les allongeant. Elles ont une allure rapide pour s'appuyer sur l'air, rendu dur. Le déploiement des voiles et les battre produisent de la légèreté et nous transporte d'une manière heureuse, par le fait de s'élever et de s'en aller d'un endroit à l'aventure. Les gens m'acclameront pour cette grandeur.

C'est un principe de transport qui imite mécaniquement les membres du corps. Ici, je présente mes ailes aux Français qui les dévoileront aux aristocrates. J'approuve la divulgation à tous sans exception dans le dessein d'accomplir la démonstration aux aristocrates. Déjà, la basilique supprimera toutes les frontières sujettes à des craintes effroyables. Ce moyen de transport, peu coûteux, favorisera les échanges rapides et rendra service aux aristocrates. L'idée est de voler avec des ailes, de s'élever dans l'air à l'aide des muscles. Ce que j'ai accompli est incontestable. Je peux compter sur la machine pour le dévoiler et l'offrir à tous sans exception. Les muscles des bras permettent de maintenir l'assemblage de planches dans l'accomplissement du mouvement circulaire si souvent employé pour élever l'aile avec sa puissante articulation. Elle se rigidifie naturellement et supporte avec bienveillance et bonheur sans relâche. Ce moyen de transport a pour fonction de voyager en s'élevant et de nous conduire d'un point à un autre. C'est utile pour habiter dans le ciel.

Les deux ailes rigides et similaires sont un bienfait, elles sont garnies de voiles robustes. Les ailes sont suspendues à la charge, ce qui explique leur capacité à supporter la chute de manière constante. Elles ont le pouvoir alternatif de peser, générant une température d'air froide. Je me réjouis tellement de les dévoiler aux Français en foule ici. Le fait de peser sur l'air pendant l'exécution rend les ailes plus dures et plus efficaces. Incontestablement, la toile fait obstacle et cette grandeur a la capacité de supporter le poids et de porter puissamment. Les ailes s'appuient sur l'air pour devenir dures. Il faut séparer les deux ailes en s'appuyant dessus pour effectuer un mouvement de rotation. Diriger en avant en glissant naturellement, puis fouetter au trot dans une harmonie rapide et équitable dans la puissance, tout cela sur de courts délais, toujours en combinaison proportionnée dans la dureté des appuis.

Les mécanismes chauffent fortement, il est donc nécessaire de les huiler de manière excessive. Sur le rayon de la roue, versez largement de l’huile pour qu'elle devienne grasse et s’épaississe en durcissant. Cela crée une enveloppe grasse et économique, résistante aux mouvements circulaires. Le mécanisme devient ainsi apte et efficace pour des mouvements rapides. La rapidité peut causer des dommages importants ou des fissures, car on s’appuie dessus pour effectuer des mouvements puissants.

La courroie réalisant la réduction de mouvement est irritée par les frottements lors de l’exécution. Cette courroie d’effort doit être graissée et pour la préserver, on peut la doubler, ce qui la rend plus robuste. Pour l’accomplissement, la roue est garnie de fer. Graissez dès les premiers signes de tremblement, l'huile adoucit le mouvement. Aspergez l’endroit de la roue percée, entretenez-le avec bienveillance en étalant naturellement l’huile sur l’articulation. Badigeonnez l’ensemble lorsqu’on est en vol, surtout lorsque le mécanisme chauffe fortement. Exécutez-le pour absorber et épaissir en le mouillant d’huile. Ensuite, mettez-le en mouvement pour chauffer la bague jusqu’à ce que l'ensemble tremble, puis calmez les tremblements en entretenant le mouillage sur le bord. Si l’ensemble émet un bruit terrible, il est sûrement nécessaire de corriger l'échauffement jusqu’à ce qu'il cesse en graissant la base de préférence.

Ainsi, le mécanisme peut exécuter les va-et-vient lorsque la lubrification est bien gérée. Il est apte au travail d’agitation et de façon excellente, apte à pouvoir agiter en s'élevant. Il possède beaucoup de puissance, ce qui me fait plaisir de le présenter avec émotion aux Français, en confirmant sa capacité à se soulever à souhait et selon l'envie. Ma machine a été conçue dans le but d'enseigner et de faciliter le discours. J’ai une crainte funeste que dans l’exécution, la toile se troue, et je suis troublé par ce sentiment de déchirement intégral. La voile s’appuie sur l’air pour actionner le mécanisme. L'action de les élever se fait par une lanière qui a un mouvement circulaire. Elle est bien graissée et bien imprégnée. La machine est légère et sûre. Pour la mouvoir, il faut être assis dessus et imprimer un mouvement de rotation en s’agitant en ce balançant pour s’élever. Produire ce mouvement circulaire permet de s’élever. L’agitation sur la machine doit être rapide et naturellement allégée. J’ai conçu une machine légère dans ses assemblages, suffisante pour faire vibrer les deux ailes constituées de bandelettes rigides fixées sur une solive en ligne.

Les bandes sont garnies de fer pour pouvoir les stimuler dans un mouvement rapide. Elles doivent se recouvrir et faire obstacle à la fuite d’air. Puis elles se courbent obliquement lorsqu'elles sont repoussées pour s’élever dans l'air, c’est une chance. On peut ainsi s’élever en se balançant d'un mouvement rapide. S'élever dans l'air suscite une certaine appréhension, mais reste supportable émotionnellement. J’ai quand même une grosse inquiétude pour mon mécanisme et les morceaux d’étoffe rapiécée lorsque la solive remonte et se gonfle. À cause de cela, il a été nécessaire d’accélérer le vide créé par le mouvement des morceaux d’étoffe rapiécée. En raison de ce mouvement, il y a beaucoup de puissance transmise sur les attaches et menace d’arracher la toile. C’est pourquoi une lanière avec des crochets de jonc mince est cintrée sur un bâton. La petite poutre qui supporte le travail de secousse des ailes est contrepesée par l’ensemble pesant, ce qui est un avantage. Le mouvement circulaire corrode l’ensemble des ailettes, il est nécessaire de huiler avec abondance toutes les ouvertures, sinon le frottement sera agissant. Les jointures des socles des ailettes doivent tourner de membre à membre lors de l’exécution.

Tu dois aller et venir en t'appuyant sur le mécanisme. Pour effectuer un mouvement, il faut réaliser des épanchements des côtés des cuisses alternativement. Pour réaliser un mouvement circulaire, les épanchements doivent être peu élevés, avec une résistance dans l'action de tourner. Il est nécessaire de s'appuyer sur le mécanisme pour faire un mouvement, ce qui demande de peser lourd d'un côté et inversement, un petit poids de l'autre côté, entraînant ainsi l'élévation. Le contrepoids est exécuté par de très petits mouvements de rétraction de la cuisse, transversalement à l'axe de rotation. Effectuez alternativement le mouvement circulaire et renouvelez-le. Tu dois t'appuyer sur le mécanisme pour effectuer un mouvement et le distribuer alternativement. Pour une efficacité maximale, il faut projeter ton poids vers le bas. Cette exécution ressemble à une marche vigoureuse où la cuisse s'allonge alternativement avec la sensation de voler. Ici, j'ai réussi à m'élever.
Sur les ailes, il y a des crochets de jonc mince, naturellement solides, répartis en proportion équilibrée. Ils sont liés à la machine par des lanières d'attache qui les font plier à la base et les balancent grâce à un roulement. Ce mouvement permet l'obstruction des ailes pendant l'agitation, que j'ai appelées les "petites portes". Elles doivent souvent revenir en arrière et se fermer pour se soutenir mutuellement. Ce mouvement d'ouverture libère la solive de la portance, à l'origine du bonheur de voler. Pour bien les ouvrir, une courroie participe à ce succès, cours en aller-retour le long de la rive des deux ailes, ce qui occasionne un bruit terrible.
Les ailes sont attachées en dessous naturellement de l'axe de rotation, en s'appuyant sur le côté. Elles nous renvoient un souffle que l'on peut sentir. Les ailes sont attachées ensemble, et une courroie reliée au mât de rotation permet de les lancer. La chute de l'ensemble marque un temps d'arrêt par rapport au cycle de battement, permettant de faire de nouveau plier les ailes pour les remettre de niveau et ainsi répéter l'élévation. Ainsi, les ailes balancent et l'ensemble s'envole.
Ici, dans ce lieu, j'ai expérimenté longuement ma machine ailée. Je me suis élevé avec bonheur et transporté par les airs tant de fois. La construction de cette machine volante rend honneur à la question de savoir si l'on peut s'élever dans les airs.